mercredi, 11 mars 2009
nage avec les baleines
19:38 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tenerife
mardi, 18 novembre 2008
San Pietro
Ciaccona, de Kapsberger (1640), in : Libro Quarto D'intavolatura Di Chitarone, par Rolf Lislevand (luth).
Ernst Jünger écrivit une plaquette sur San Pietro, « l'Île » (Sarde) par excellence selon lui, ou il assista, notamment, à une matanza (pêche -radicale et sans issue- au thon rouge) qui le marqua à jamais. Et une pêche à l'espadon, décrite dans ce petit livre précieux.
Il y est aussi question de l'essentiel du voyageur. Un air de Nicolas Bouvier flotte à la surface du texte magnifique de Jünger, à la manière de la peau du lait à la surface d’un bol chaud. On aime la crème ou on ne l'aime pas. Avant de livrer quelques mots de San Pietro (suivi de Serpentara, précieuse plaquette parue à La Délirante -je me souviens d'une conversation avec le poète Fouad-El-Etr, qui dirige ces éditions, à propos de Jünger, avant de lui acheter ce livre, il y a sept ans, au « Marché de la Poésie » annuel de la Place St-Sulpice, à Paris : émouvante, simple et dénuée d'atours : nul ne tentait de prouver quoi que ce soit à l'autre ; cela devient si rare!), et bien que cela n’ait aucun rapport, le vin de Sauternes, château Gilette 1955, Crème de tête, bu avec mes enfants et quelques fidèles, samedi dernier, en guise de dessert et accompagné juste de la voix de Catpower, dépassait, d’au moins trois franches coudées, tous les opéras italiens et les paysages givrés, d’aube de l’humanité, grâce à ses flaveurs de melon glacé, de confiture de pastèque, de foie gras poivré, de tarte à la rhubarbe, et aussi, oui ! de baies croquantes quoique flétries, de raisin surmûri, gavées de soleil et de brouillards matinaux. Un très grand moment…
Donc, de Jünger, cet extrait, comme on arrache une dent à la Vénus de Milo (sans gloire, car comment pourrait-elle se défendre ?..) : « Tout voyage doit inclure le pèlerinage au sens ancien du terme. Sinon, il ne reste qu’une accumulation d’images avec lesquelles le promeneur remplit son for intérieur, comme un album avec des cartes, mais cela reste plutôt nuisible, car le moi est dispersé. N’avons-nous pas souvent l’évidence d’une médiocre chasse aux images avec ces voyageurs qui, de spectateurs en éveil, se transforment en preneurs de clichés photographiques, et traversent le monde en aveugles ? (…) Il n’y a qu’un voyage, le voyage de la vie, et chaque déplacement dans ce monde en est un des segments. Le but de chaque journée est à l’image du but de la vie, et devrait être un pilgrim’s progress. Sinon, nous avons fait un mouvement raté, inutile, nous multiplions le nombre des rotations vaines. »
Je comprends –tout à trac-, pourquoi Gracq fut le grand ami de Jünger. Il y a là, concentrée, l’acuité d’un regard (porté) sur le monde (in)actuel, que les deux grands écrivains partageaient.
22:57 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : pilgrim's progress
vendredi, 30 mai 2008
Wanderer
Tesson pense à la figure du wanderer, qui n’a pas d’amarres à couper puisqu’il n’en a aucune. Il s'en sent proche. Errant libre de toute entrave, le wanderer se distingue du voyageur classique : vagabond romantique, loup des steppes misanthrope, cavalier seul, ermite des taïgas, moine-mendiant, troubadour, hobos, trappeur, coureur de bois, errant. C’est un être « perpétuellement en état de poésie » (Novalis). Il ne supporte pas que le soleil, à son lever, parte sans lui, dit Tesson. Le nomade « change le sable du sablier en poudre d’escampette, brise le cadran de l’horloge et se sert des aiguilles pour piquer sa propre croupe. (… ) Au tic-tac de l’horloge, le voyageur répond par le martèlement de sa semelle… » Lisez Tesson et partez (ou l’inverse : partez et lisez-le au bivouac).
10:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : sylvain tesson
vendredi, 09 mai 2008
Montaigne, toujours...
"Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche."
Les Essais, III, 9, éditions Arléa.
18:37 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les essais de montaigne
lundi, 21 avril 2008
AV206 NICKELCHROME
Cela n'a rien à voir... Mais je vends une Peugeot 206 HDI (diesel) 5 portes, gris métallisé, clim, lecteur cd, novembre 2001, 83000 km, contrôle technique ok, très bien entretenue et sous-kilométrée, argus, soit 5000€ au centime près.
09:43 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : vroum!
jeudi, 06 décembre 2007
Le tour du monde sans escale?
18:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : voyage voyage
lundi, 08 octobre 2007
Cardiff-Procida

Procida la magnifique, la sereine, quelques heures avant le match contre les Blacks (© photos L.M.). Ici, dans la Baie de Naples, le rugby est un mot que l'on n'a pas encore pensé à traduire dans les faits. Il planait sur l'île une atmosphère pré-apocalyptique, samedi 6. Les goélands étaient devenus fous, qui prévenaient sans le vouloir les humains de l'imminence d'une catastrophe. Un orage, une armée d'orages se préparaient au large du Vésuve et au-delà de la mer en direction de nulle part, vers d'insensés horizons qui froncaient. Déjà, les éclairs zébraient, marbraient le ciel qui prenait une couleur d'étain. La mer était du plomb fondu, le sirrocco soufflait fort et la pluie, si rare ici, vint. Violente, frappante, abondante, elle acheva de désaler ma peau qui avait plongé avec tant de volupté, à la plage del Pozzo Vecchio, surnommée plage del Postino (le film). Bien longtemps après la victoire des Bleus sur les Blacks (suivie à grand'peine sur le petit écran de télévision de l'hôtel), les éclairs continuèrent de blanchir la nuit et le tonnerre de gronder entre les parois de la baie de la Corricella aux larges bras en arc, à la manière d'un crabe qui voudrait retenir pour toujours tous les bateaux au havre de sortir. Le lendemain, hier, lavée, Procida semblait endimanchée, les joues roses, prête à faire un tour de balançoire dans le parc, baignée par une jeune lumière d'automne, aussi douce que l'était la mer, où l'on entre en octobre comme en août. Le soir, au Stade de France®, je voyais des Pumas bouffer du chardon comme le font les ânes : avec gourmandise et cela ne manqua pas de piquant. Effeuiller brutalement la Rose sera plus compliqué, avec un Jonny Wilkinson revenu aux affaires, sauf à saboter son pied d'ici là. Mais ce serait déloyal, avouez... Le plus couard serait de le "concasser" comme dit Chabal, pour venger Betsen qui s'emplâtra Rocococko pleine poire. Alors : ¡Vaya con dios! Et que le plus inspiré gagne.
14:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Procida
dimanche, 23 septembre 2007
A moi, l'île! Deux mots!
12:18 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Procida
mardi, 18 septembre 2007
Corse Paradise
Le magazine VOYAGEUR n°3, qui vient de paraître, publie un reportage que j'ai effectué chez Paul Canarelli, près de Sartène en Corse du Sud.
En voici les premières lignes. Les photos, extraordinaires, sont signées Erick Bonnier (sauf celle-ci, qui montre Erick l'oeil dans son boîtier et Paul, en retrait).
Le paradis des chasseurs existe. Il se trouve en Corse, au Domaine de Murtoli, au creux de la vallée de l’Ortolo. 2000 hectares de maquis giboyeux, d’une sauvage beauté...
10:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Corse, Murtoli, Paul Canarelli, chasse au sanglier, Voyageur
lundi, 20 août 2007
Air Chance
20:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : les voyages rasent gratis





















