Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Expo

  • Choses vues à Amsterdam

     

    J'ai vu des trucs rigolos à Amsterdam le week-end dernier : une guimbarde havanaise. U

    n frère de nuit. Un héron climatisé devant une poissonnerie au marché Pijp (ah, les harengs frais aux oignons!..). Des tulipes bien sûr (pas rigolo, ok). Une Cinquecento en vitrine (ça change des péripatéticiennes du quartier rouge). Une occasion de ne pas boire de la bière mais un très bon vin blanc hollandais, si si! Un air de Naples dans le Waterland peuplé de beau linge : oies, canards de diverses sortes - et de limicoles aussi. Ces colverts, c'est depuis un bar que je les chope en vol, oui un bar, situé à un jet de galet du petit ferry qui nous envoie de l'autre côté du centre, depuis la gare ou par là. Un musée d'art contemporain baignoire. Un IMG_0237.JPGIMG_0241.JPGIMG_0261.JPGIMG_0274.JPGIMG_0278.JPGIMG_0332_2.JPGIMG_0448.JPGIMG_0429.JPGIMG_0337.JPGIMG_0359.JPGIMG_0379.JPGIMG_0389.JPGValloton franc de la fesse molle (oui, je sais, je fais mon snob : ayant raté l'expo à Paris, je suis allé la voir à Amsterdam. Carrément - au musée Van Gogh, et ouais : prononcez van-kkhhheeuuhh comme si vous crachiez un vieux glaviot n°3 dans les tournesols arlésiens). Des sucettes à l'amende (même pas!). Des lieux d'aisance aériens. Des vélos partout, même là. Un commerce de bouche qui ne vexera personne.

    Une injonction paradoxale dans la ville de la fumette. Un canard vénitien sans lecteurs. Un bar à tapin (ça change des tapas). Un disquaire qui aime beaucoup King Crimson! Une banque avec des racines (sans doute un Crédit agricole local. Non?.. - Ah bon). Mon IMG_0393.JPGIMG_0413.JPGIMG_0421.JPGIMG_0517.JPGIMG_0527.JPGIMG_0532.jpgIMG_0533.JPGIMG_0544.jpgIMG_0559.JPGIMG_0560.JPGpote Spinoza! Un magasin avec que des capotes à vendre.
    Et enfin Le vieil homme (et la mer) de retour au port avec son marlin même pas bouffé par les requins! Happy Gregorio...

  • EkAT à la Bastille

    Six larmes 146 x 97.jpg

    Du premier mai (demain) et jusqu'au 5, de 11 h à 20 h (sauf le 2 : vernissage/nocturne jusqu'à 22 h), EkAT expose ses nouvelles toiles sur le stand n° 580 du Grand Marché d'Art Contemporain, place de la Bastille à Paris.

    Invitations à télécharger sur : joel-garcia-organisation

    Photo ©EkAT : Six larmes, 146 x 197, technique mixte sur toile. ekat.fr

  • EkAT, nouvelles toiles

    EkAT http://www.ekat.fr/ expose de nouvelles peintures, place de la Bastille à Paris depuis hier et jusqu'au 5 novembre, sur le stand 587 du Grand Marché d'Art Contemporain. 

    IMG_7701.jpg

     

  • Crucifiction

    IMG_0633.jpgC'est un lumineux jeu de mots. Nous devons cette touchante faute d'orthographe (l'auteur en commet plusieurs sur ses toiles, en écrivant par exemple détrese pour détresse), à Louis Soutter (1871-1942), peintre autodidacte étonnant dont j'ai vu l'oeuvre (ses peintures "aux doigts" de personnages en mouvement perpétuel sont particulièrement frappantes) à la Maison Rouge (Boulevard de la Bastille à Paris). Crucifiction... Cela fait réfléchir, non?

    (photos volées avec mon téléphone : la toile et le détail).IMG_0632.jpg




  • Réflexions Masterclass

    images (3).jpegGiorgia Fiorio, célèbre photographe, a créé Réflexions Masterclass en 2002. Associée avec Gabriel Bauret, leur démarche constitue un singulier laboratoire dans le domaine du questionnement de la photographie et de sa pratique. Laboratoire d'idées, université nomade, pépinière de talents (jeunes, en devenir ou confirmés) révélés dans de nombreux pays, Réflexions Masterclass a hissé une centaine de photographes dont l'écriture, la démarche forment un corpus à la fois cohérent et protéiforme. La richesse des photos publiées dans ce gros livre (Actes Sud) est impressionnante. Comme l'est également la teneur des contributions écrites, qu'elles émanent de plumes célèbres comme Régis Debray (sur le concept de frontière -lire à ce propos son petit livre éponyme, repris en folio) ou de spécialistes de la question connus seulement dans leur milieu ou dans leur pays : Jean-Luc Monterosso, Victor I. Stoichita. Les textes des coauteurs eux-mêmes : Giorgia Fiorio (sur l'événement, l'immédiateté, l'ugence et l'ici-maintenant) et Gabriel Bauret (Parler photographie aujourd'hui?), sont d'une grande richesse. Réflexions Masterclass est tout sauf un workshop. Le livre rappelle le mot fameux de Jean-Luc Godard : Il ne s'agit pas de produire juste une image, mais une image juste. Cela pourrait résumer l'exigence de cette académie peu académique.

    Le livre accompagne une exposition qui se tient jusqu'au 23 septembre aux Ateliers SNCF, dans le cadre des Rencontres d'Arles. 

  • Expositions phares

    01071466564.gif01071555564.gif01017267333.gif01070610333.gifBeautés animales (Grand-Palais, à Paris, jusqu’au 16 juillet), donne A la gloire des bêtes un petit hors-série  plein de dépliants dont Gallimard/Découvertes a le secret. Signé Emmanuelle Héran, il montre des tableaux de Jeff Koons comme de Rembrandt, Dürer et Giacometti. De même, sur Degas et le nu (Musée d’Orsay, Paris, jusqu’au 1er juillet), un livre semblable, Les nus de Degas permet de voir de splendides reproductions du maître en les dépliant soigneusement. En parallèle, la collection Découvertes publie une très intéressante petite biographie illustrée : Degas, "Je voudrais être illustre et inconnu", signé Henri Loyrette (président-directeur du Louvre), à la plume alerte et vive. Un régal. Une autre exposition

    téléchargement.jpeg

    d’importance sur le chamanisme, le Vaudou…  se tient au Quai Branly, toujours à Paris et jusqu’au 29 juillet, Les maîtres du désordre, sous la direction de l'anthropologue Bertrand Hell, dont il faut lire aussi l'ouvrage quasiment éponyme : Possession et chamanisme. Les maîtres du désordre (Champs/Flammarion), et donne l’occasion à la précieuse collection Découvertes encore, de publier un ouvrage richement illustré sur Le chamanisme de Sibérie et d’Asie centrale, de Charles Stépanoff et Thierry Zarcone. Pour mieux comprendre la vie, l’amour des femmes et donc la peinture de Degas, la fascination de l’homme pour l’animal –à distinguer de l’anthropocentrisme et de la zoolâtrie ; et pour enfin mieux appréhender le monde invisible avec lequel les chamanes -ces étranges bardes thérapeuthes mystiques et démiurges- dialoguent de manière pour le moins ésotérique en faveur des hommes ordinaires.

  • EkAT expose

    C'est au Grand Marché d'Art Contemporain,

    Place de la Bastille à Paris,

    du 26 avril au WP_000944.jpg

    Graziella.jpgpremier mai, de 11h à 20h.

    Nocturne le jour du vernissage, jeudi 26 : 17h-22h.

    EkAT : stand 556. www.ekat.fr









    De haut en bas :

    Misty, 195x130

    Graziella, 146x89

    Léa, 120x100

    WP_000808.jpg

  • Vienne en passant

    IMG_6748.JPGC'est l'année Klimt : ça ne se rate pas, si l'on aime ce peintre génial. Et l'occasion d'aller voir plus de toiles du maître Gustav Klimt qu'il n'y en a jamais eu à Vienne, est aussi celle de contempler l'oeuvre de son disciple Egon Schiele (sans Klimt, pas de Schiele). Pour cela seulement, et à condition d'admirer l'un et l'autre peintres, le voyage est indispensable en 2012 (rendez vous aux musées Leopold et Belvedere, principalement). Vienne, c'est aussi se faire plaisir en revoyant des toiles fétiches, un petit Friedrich ici, un Velasquez là. Cette ville musée, qui est aussi celle du bon café, IMG_6807.jpgdu bon chocolat et des bars à vins, est également le repaire d'une certaine mémoire littéraire que l'on s'efforce de chercher en flânant dans les rues, en traînant dans les cafés (certains ont conservé dans leur patine un charme qui semble intact), mais que l'on échoue à trouver bien sûr. Il n'y a pas de passages de l'oeuvre de Zweig ni de celle de Schnitzler, ou bien quelques aphorismes caustiques de Kraus dans l'atmosphère, comme ça, uniquement parce qu'on souhaiterait qu'il y en eut parmi les voitures et les immeubles, et malgré un vieux tramway et une architecture imposante; voire lourde. Nous finissons certes par relever des traces éparses, mais cette recherche est souvent vaine. C'est pourtant ainsi : nous ne pouvons pas nous empêcher de nous transformer en épagneul breton lorsque nous débarquons quelque part, là où un écrivain a vécu, écrit, aimé (et à Vienne ils sont légion). Mais fouiner, renifler les façades et les intérieurs, les perspectives ou les visages ne produit qu'une construction mentale aux contours arrangés par notre désir seulement. Alliée de la pugnacité, la bredouille n'existe cependant

    IMG_6725.JPGpas, et notre quête aboutit toujours à des lieux de réminiscences, à quelque détail évocateur qui nous ravit autant que le sentiment d'une bécasse blottie dans un inextricable roncier enivre l'épagneul précité. Le hasard accroît le plaisir : mieux vaut ne pas se préparer à tout, et laisser au génie des lieux le soin de nous réserver quelque surprise. N'est-ce pas d'ailleurs une définition possible du voyage? Sans nous laisser porter ni nous laisser guider, nous pouvons, à la façon de Montaigne, nous répéter : "je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche". A Vienne en 1982, visitant le Kunsthistorishes Museum, jeIMG_6751.jpg tombai en arrêt, littéralement, devant ma peinture préférée à cette époque et dont j'avais une copie à l'échelle 1 dans ma chambre d'adolescent -nous vivions ensemble, en quelque sorte (il s'agit des "Chasseurs dans la neige", de Bruegel) et comme j'ignorais que l'original se trouvait là, ce me fut un choc pictural énorme. Revoir ce tableau la semaine dernière fut forcément moins terrible. De même, tandis qu'on cherche dans la nuit viennoise et dans un dédale de ruelles un bon Heurige (taverne à vins), tomber sur une plaque évoquant Adalbert Stifter, lors que l'on admire l'auteur de "L'homme sans postérité" et que l'on ignorait qu'il faisait lui aussi partie du vivier, est un bonheur de voyageur. (Stifter, homme des grands bois et des montagnes, vécut surtout à Linz, ce n'est pas bien loin, mais Vienne l'aura "récupéré" comme elle tente de s'approprier des morceaux de Celan et de Rilke. Renseignements pris, il existe même un musée Stifter à Vienne). Mais bon, Klimt... Klimt! Et Schiele! Oui-oui, les deux. -Allez!

    Photos : © L.M.

  • Un site d'une beauté troublante

    C'est ma fille Marine qui l'a porté à ma connaissance et je souhaite aussitôt le partager avec vous : 

    http://lapetitemelancoly.tumblr.com/

    Les extraits, les auteurs choisis sont remarquables (ils figurent de surcroît dans le petit panthéon personnel de la partie peut-être la plus précieuse de ma bibliothèque). Quant aux illustrations, elles sont simplement splendides, et toutes, sans exception je crois, pourvues d'une beauté rare. La mélancolie -en tant que phéomène artistique, que concept philosophique, littéraire, pictural, est ici portée à son plus haut point de pureté troublante. C'est une rencontre. Un voyage. (Merci ma puce).

  • 3 randos dans Le Nouvel Obs de ce matin

    Je les signe les 3. Elles ont des thèmes distincts :

    la première, nature à fond, s'intitule Pêcher à la mouche dans l'Allier et ses affluents. Parce que le fly-fishing de truites sauvages dans un département aussi préservé vaut son pesant de mouches artificielles.

    La seconde est une balade littéraire : La Charente est un songe. Ses compagnons se nomment Chardonne, Loti, Vigny, sans oublier la BD, et Georges Monti, éditeur singulier à l'enseigne du temps qu'il fait

    La troisième touche à l'art moderne et contemporain à Barcelone : C'est par l'art qu'on entre ici, ou comment en finir avec l'envahissant Gaudi en allant directement voir Tapiès, Miro et Picasso.

    Télé Paris OBS du 9 au 15 mai, paru ce jeudi 7, pages 22-23 et 30-31.

     

    Voici la littéraire :

    LA CHARENTE EST UN SONGE

    La Charente a eu Vigny et son chantre se nomme Chardonne. C’est aujourd’hui le cœur du sujet BD. Promenade avec incursion maritime, pour saluer Loti, et la lumière de Ronce...

    « Pour moi, la Charente est un songe ; pays plus rêvé que réel. Pays marin par sa lumière, ses nuages lourds entre des percées d’azur, ses pluies qui ont tant de force. La mer est proche, même si l’on habite Barbezieux. » Difficile d’évoquer la Charente littéraire sans dégainer la prose douce et crémeuse et néanmoins envoûtante de Jacques Chardonne. En dépit de son passé collaborationniste qui lui valut d’être emprisonné à la Libération, et à condition de vouloir un instant distinguer l’homme de l’œuvre (comment lire Céline, sinon ?), l’envie est donc grande de citer « l’écrivain du couple » que François Mitterrand –un voisin de Jarnac, admirait et aimait tant lire, et qui décrivit la Charente avec la sensibilité d’un Vuillard peignant.

    Barbezieux ne serait qu’une ville de province banale sans l’aide de Chardonne. Son livre « Le bonheur de Barbezieux » la métamorphose : « Cette cité éphémère sur la place du Château, ses rumeurs, ses senteurs, ont contenu pour moi l’exotisme du monde. Plus tard, dans mes voyages, mes amours, je n’ai rien connu de plus brûlant ; et je sens toujours ce qui m’aurait manqué, quand le goût me vient d’écrire, si je n’avais pas été enfant dans une petite ville. » Notons que la maison natale de l’écrivain ne se visite pas et filons vers le Nord-Ouest.

    À Cognac, le festival de Littératures européennes, qui accueillera l’Espagne en novembre prochain, est devenu un rendez-vous capital. Né en 1988 à l’occasion du centenaire de la naissance de Jean Monnet, ce festival est devenu un véritable carrefour des littératures où l’on débat trois jours durant, où les Prix Jean-Monnet et Prix Bouchons de culture sont décernés, et où l’on discute avec de nombreux auteurs, car le festival se veut avant tout un « lieu de rencontres et de dialogue entre les écrivains et le public ».

    Cognac est aussi la ville d’un éditeur singulier, Le temps qu’il fait, créé par Georges Monti en 1981. Cet éditeur exigeant, de la trempe d’un José Corti, d’un Verdier ou encore de L’Escampette, que dirige son voisin (de Chauvigny, dans la Vienne) et ami Claude Rouquet, a des noms prestigieux à son catalogue riche de plus de 500 titres, tous joliment imprimés de surcroît :Il n’est qu’à citer Armand Robin, Jean Paulhan, Christian Bobin, Jean-Loup Trassard, Jean-Claude Pirotte, Jean-Pierre Abraham, André Frénaud, François Augiéras, Philippe Jaccottet, Georges Perros, pour se convaincre de la qualité d’un éditeur pour lequel la littérature est « cette science subtile de l’égarement », selon le mot d’André Dhôtel. Cap à l’Est, à présent.

    À Angoulême, c’est bien entendu le festival international de la BD qui se tient chaque année à la fin du mois de janvier, qui est associé depuis plus de trente ans à cette ville. La Cité internationale de la BD et de l’image, avec son musée, sa bibliothèque, sa maison des auteurs, ses expos, rencontres, colloques, projections, animations pour les enfants à longueur d’année a renforcé le prestige, et donné à la capitale de la Saintonge de solides galons en matière de 9ème art (après le cinéma et la télévision –l’expression fut trouvée par Morris en 1964).

    À Champagne-Vigny, situé à environ 20 km au sud d’Angoulême, se trouve une propriété viticole où l’on produit du cognac, du pineau et du vin, Le Maine Giraud, ou Logis Alfred de Vigny. Il s’agit d’un musée et d’un chai doublé d’une distillerie. La tour d’ivoire du poète de « La mort du loup » se visite. Vigny appelait sa propriété « ma sainte solitude ».

    Sauter par-dessus les limites administratives et se risquer vers la mer pour mieux revenir dans les terres, est le propre de l’écrivain. Ainsi, de Royan, Chardonne préfère évoquer la forêt voisine de Braconne plutôt que les plages surpeuplées l’été. Puis, il contourne, prend le lecteur par la main et le conduit à Ronce-les-Bains, « où la Seudre s’étale dans l’océan. La somptueuse route qui vient d’atteindre la Coubre à grands frais n’a pas encore déversé sa furie dans la forêt de Ronce. À Ronce, la mer se retire si loin qu’elle semble disparaître découvrant un désert mouillé, une étendue de sable et de vase mauve… » S’il n’avait pas signé tant de romans d’amour, Chardonne pourrait passer pour un écrivain régionaliste : « À Ronce, le soir, qui délaisse la côte pour l’intérieur, quand la mer est basse sur l’étendue de sable mouillé, palette brune, des reflets concentrés se déposent en taches huileuses, rouges, verts, ors violents, vite dissipés, et qui reviendront à l’aube prochaine, dilués dans les nuées de nacre et d’ambre. »

    Evoquer ici le Rochefort de Pierre Loti signifie carrément braconner en Charente-Maritime, mais la maison-musée (visites sur rendez-vous) de Julien Viaud, alias Pierre Loti, aussi somptueuse qu’extravagante car elle reflète l’exotisme des nombreux voyages du capitaine de vaisseau écrivain que fut l’auteur de « Pêcheur d’Islande » et de « Ramuntcho », vaut franchement que l’on pousse jusque là.

    Et c’est à 32 km de là, à Ronce encore que, feuilletant Chardonne, nous avons envie de retourner pour achever cette balade. « Ici, la lumière existe en soi, onctueuse, teintée de nacre, comme indépendante des choses qu’elle éclaire ; lumière vibrante des terres basses, pareille en Hollande ; un nuage brusquement s’ouvre comme une fleur bleue ; beauté indéfinissable, telles ces nuances de la vie, ces choses qui sont et ne sont pas, qui dépendent du regard… »

    ©L.M.

    -----------------

    De Jacques Chardonne, sur la Charente, lire notamment « Propos comme çà », « Matinales », « Le Bonheur de Barbezieux » et « Le ciel dans la fenêtre » (Grasset, Albin Michel, Stock, La Table ronde).

    http://www.livre-poitoucharentes.org

    Cognac : http://www.litteratures-europeennes.com

    BD : www.bdangouleme.com

    http://www.citebd.org

    Vigny : http://www.mainegiraud.com

    Maison de Pierre Loti : http://www.ville-rochefort.fr Tél. 05 46 82 91 90

    ---

    - S’y rendre :

    TGV Paris-Angoulême (2h30 env.)

    En voiture : A10 (4h env.)

    - Se loger :

    Angoulême : Le Palma, 0545952289

    Cognac : Héritage, 0545820126

    Rochefort : Palmier sur Cour, 0546995454

    Ronce : Le Grand Chalet, 0546360641

    - Se nourrir :

    Angoulême : Agape, 0545951813

    Cognac : La Courtine, 0545823478

    Rochefort : La Belle Poule, 0546997187

    Ronce : Le Grand Chalet, 0546360641 (restaurant de l’hôtel)

     

  • Tapies à Barcelone

    A lire dans M, mensuel du quotidien Le Monde, à propos de la réouverture, enfin, de La Fondation Tapies de Barcelone, cette brève que j'ai donné ...

     

    thumb_01_figura_sobre_fusta_crema.jpgUne importante exposition de l’artiste catalan : « Antoni Tapies. Les Lieux de l’art », accompagne une réouverture très attendue.

    La façade du bâtiment, signée Lluis Domenech i Montaner, surmontée de « Nuage et chaise », structure géante en fil métallique signée Tapies, donne le ton. La Fondation Tapies, située rue Aragon, en plein centre de Barcelone et à quelques mètres de la Casa Batllo, sans doute la plus subtile réalisation de Gaudi pour un client privé, abrite l’œuvre du chef du file du courant Moderniste, les collections personnelles accumulées par l’artiste ainsi que des expositions temporaires des créateurs qui marquent leur temps. Louise Bourgeois y a exposé. D’importantes rétrospectives (Brassaï, Picabia, Andy Warhol), y ont eu lieu.

    Ce haut lieu de l’art contemporain à Barcelone, avec la Fondation Miro, a enfin rouvert ses portes au début du mois de mars, après deux ans de fermeture. En janvier 2008, la Fondation ferme en effet pour effectuer de simples travaux de mise aux normes de sécurité. Mais un programme de rénovation viendra vite se greffer, sous la conduite du cabinet d’architectes Abalos+Sentkiewicz, qui a profondément modernisé l’espace de la Fondation, notamment en ouvrant au public le second étage, jusque là occupé par les services administratifs du musée.

    Cette réouverture s’accompagne d’une importante exposition d’œuvres récentes d’Antoni Tapies, ainsi que d’une sélection personnelle de ses œuvres les plus marquantes de ces vingt dernières années (l’âge de la Fondation) et enfin d’une partie inédite de la collection personnelle, constituée d’œuvres d’art  de toutes époques et toutes origines, de l’artiste catalan. Tapies appelle lui-même cette dernière sélection « mon Manifeste ».

    L.M.

    Fondation Antoni Tàpies, 255 rue Aragó, 08007 Barcelone

    L’exposition « Antoni Tapies, Les Lieux de l’art, se tient du 5 mars au 2 mai 2010.

  • René Char est de plus en plus vivant

    2717cf9d46aa47bd0d759c818895cab6.jpegL'expo qui lui est consacrée (car il aurait 100 ans le 14 juin prochain) à la BNF à Paris, est Extra-Ordinaire. Il est infiniment émouvant de lire le manuscrit de fragments qui nous portent depuis des kilos d'années, qui sont comme des bouées en cas d'avarie, des papillons contre les scaphandres (allez voir le film tiré du très beau texte de Jean-Do. Bauby, au passage : Le Scaphandre et le Papillon) des visas contre le désenchantement du monde...

    Aujourd'hui me voit vêtu de Char, irrigué même. Avec ses poèmes dans les veines.
    La journée a commencé parmi les magnifiques photos de Michel Birot, en noir & blanc, sur le rugby (pour un hors-série "boulot").

    Elle se poursuit dans l'éclair durable de la poésie magnétique de Char.

    Et s'achèvera dans la relecture au hasard de Proust. Parce qu'il faut retourner à Proust au hasard, comme on retourne au Journal de Jules Renard et à un bistro élu de notre coeur dans le quartier où l'on vit. Au hasard, Balthazar?..

  • Carmen

    c431e9ce7b11d9e131119b9326e5f482.jpegCarmen est de plus en plus belle. Picasso l'a magnifiée puissamment. Il disait : La peinture est plus forte que moi, elle fait ce qu'elle veut de moi, ou quelque chose approchant. La peinture gagne ainsi sur la musique (l'Opéra funèbre de Bizet) et sur la littérature (la nouvelle de Mérimée). Le mythe à la peau fine et mate, dure. Carmen signifie charme, en Espagnol. Ce portrait (repris pour l'affiche de l'émouvante expo qui se tient au Musée Picasso, rue de Thorigny, Paris1668bc23151294f66f2bb9ebe3f5733c.jpeg 3ème) le confirme. Précision : il ne s'agit pas d'un Picasso, mais d'une carte postale brodée dans le plus pur kitsch Madrilène des grandes années, signée Esperon et intitulée Femme à la mantille. A chacun sa Carmen. Et celle de Picasso, c'est plutôt dans le registre accouplement de Dora et du Minotaure (à droite) qu'il faut aller la chercher, je crois...