lundi, 21 septembre 2009

Ombre portée dans le temps

Lire La barque silencieuse, de Pascal Quignard, comme on picore des tapas au comptoir, tout en regardant la mer.
Y ajouter un Quintet de Schubert, et laisser aller les pensées à partir de la seule évocation, jointe ci-dessous, faite par l'auteur en page treize : Plus d'autre musique dans ce monde que le bruit de l'eau et des barques précautionneuses des pêcheurs qui doucement font glisser l'ancre avant de lancer leurs lignes dans la brume sur l'eau grise. Ou bien garder un index entre les pages du livre, interrompre un instant la lecture pour repenser au coeur de la nuit dernière, fermer les yeux. Quignard, encore : Le corps humain dans le noir est comme une barque qui se désamarre, quitte la terre, dérive. Reprendre cette prose somptueuse, avec un plaisir immense, subtil, comparable à celui de retourner au très précieux
Ostinato, de Louis-René des Forêts.

http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/schubert%20quintets

Schubert, Quintet à cordes

Opus 163 D 956 (2 : Adagio)

Par le Amadeus Quartet et William Pleeth.

 

mercredi, 02 septembre 2009

Victor Démé

Ecoutez Victor Démé (faites connaissance sur deezer.com d'abord) : langueurs, humilité, ingénuité, douceur, franchise des cordes vocales, souplesse des gestes qui caressent les "drums", le reste, tout le Burkina de la brousse est réuni dans sa voix, ses lancers, et c'est salutaire comme le verre d'eau du désert, car ça réapprend à aimer regarder le soleil en face, et la pluie aussi...

http://www.deezer.com/en/index.php#music/victor-deme

vendredi, 21 août 2009

Non ho l'eta'

dans la jungle des 45 tours de notre enfance : Gigliola Cinquetti, Non ho l'eta' (je n'ai pas lâge) :

http://www.deezer.com/listen-690256

vendredi, 26 juin 2009

pequeño tribioute

http://www.deezer.com/#music/result/all/michael%20jackson

vendredi, 24 avril 2009

Sensualité d'Ayo

images.jpgSensuelle Ayo, hier soir au Printemps de Bourges.

Elle suivait un Arthur H en début de soirée, qui fut très pâle, sans aucune émotion -sauf lorsqu'il rendit hommage au grand Bashung en chantant La nuit je mens (On m'a vu dans le Vercors... J'ai fait l'amour à des murènes...) et une Anaïs, dont la patate est énorme, inattendue et pas seulement loprsqu'elle reprend ses deux tubes.

Elle précéda Amadou et Mariam, qui mirent le feu à l'immense chapiteau du Phénix, aux alentours de minuit, avec Le dimanche à Bamako.

La belle Nigérianno-Gitane Ayo possède une voix magique, elle danse à merveille, son allure est pure et sa guitare envûtante. Elle chanta, par égard pour son public, Down on my knees en Français. Ayo ou la beauté musicale à l'état de soie.

Et vive les vins de Menetou-Salon, qu'ils soient blancs issus de Sauvignon, ou rouges issus de Pinot noir.

vendredi, 03 avril 2009

anCora


Il m'aura fallu faucher les blés
Apprendre à manier la fourche
Pour retrouver le vrai
Faire table rase du passé
La discorde qu'on a semé
A la surface des regrets
N'a pas pris

Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m'époumonais
Sans broncher


Angora
Montre-moi d'où vient la vie
Où vont les vaisseaux maudits
Angora
Sois la soie, sois encore à moi...

Les pluies acides décharnent les sapins
J'y peux rien, j'y peux rien
Coule la résine
S'agglutine le venin
J'crains plus la mandragore
J'crains plus mon destin
J'crains plus rien

Le souffle coupé
La gorge irritée
Je m'époumonais
Sans broncher

Angora
Montre-moi d'où vient la vie
Où vont les vaisseaux maudits
Angora
Sois la soie, sois encore à moi...

dimanche, 29 mars 2009

Angora

http://musique.fluctuat.net/alain-bashung/angora-t8522.html

samedi, 14 mars 2009

Ciao Bello Bashung...


images.jpgCantique des Cantiques : http://www.deezer.com/#music/result/all/cantique%20des%20cantiques%20bashung

Au-delà de toutes ses chansons, passées en boucle ce soir, Bashung, c’est cette dernière geste, en concert au Bataclan le 7 décembre. L’émotion à l’état pur, comme on le dit des métaux précieux... Du tungstène encore vivant, bougeant à peine, des mouvements langoureux du bras,  une chorégraphie timide et lente comme un tsunami réfléchi, une vague à l'âme du monde entier, et une voix douce et merveilleuse, enveloppante, chaude comme jamais elle ne l'avait été, je crois, dans aucun enregistrement. Une voix, la  voix du passage, du mystère, de l’entre-deux, la voix de l’adieu imprégné de retenue. La voix des mots clairs prononcés avec l’élégance majuscule, la voix cardinale de celui qui, sous son chapeau de politesse, derrière ses lunettes de pudeur, en retrait d’un costume noir d’au-delà déjà, la voix de certitude qui disait la vérité crue. La voix, quoi. La voix de Bashung : une page se tourne, une génération s’interroge, prend peur, se dit qu’elle est soudain propulsée en première ligne, à l’arrière des berlines, oui, et des dauphines aussi –mais pour combien de temps… Réécouter Bashung, se dire c’est lui. Oser Joséphine jusqu’à la corde, parce que rien ne s’oppose à la nuit. Cette nuit, j’impose Bashung aux voisins, comme s’il avait gagné le match. Yep. A fond les balayettes, comme si on avait gagné ce grand mec qu'on a perdu, là. Là. Bashung ou la dignité, le verbe, l'âme au bord des lèvres qui remonte de la gorge.

Noir ce monde... J'ai des doutes... Angora...  Gaby... Je t'ai manqué... Vénus... La nuit je mens... Vertige de l'amour... Tant de nuits... Ma petite entreprise... Il voyage en solitaire...

Ciao Bello, ciao...

 

 

lundi, 02 mars 2009

paroles d'eddie marnay

Ma fille

 

mardi, 17 février 2009

Viole de gambe

http://www.dailymotion.com/video/x4oqer_folies-despagne-marin-marais-sophie_music

(Merci Aline : j'ai rouvé ce lien sur ton blog. Et j'aime tant ces Folies d'Espagne...).

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