vendredi, 06 juin 2008

Puisque Proust déclenche...

...En voici une, cueillie dans A l'ombre des jeunes filles en fleurs :

Quand on aime, l'amour est trop grand pour pouvoir être contenu tout entier en nous; il irradie vers la personne aimée, rencontre en elle une surface qui l'arrête, le force à revenir vers son point de départ, et c'est ce choc en retour de notre propre tendresse que nous appelons les sentiments de l'autre et qui nous charme plus qu'à l'aller, parce que nous ne reconnaissons pas qu'elle vient de nous.

...Alors qu'en réalité -ou plutôt dans une scène décrite avec humour par Roger Nimier, dans son roman Les Epées : "je" dîne en tête-à-tête avec elle (et l'amour que je lui porte), lorsque soudain, je sens quelque chose... je me crois aimé, je vérifie... et ce n'est que le pied de la table qui touche ma chaussure.

Mais bon. (Tant de mains pour transformer le monde et si peu de regards pour le contempler. Julien Gracq).

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lundi, 28 avril 2008

André et Dorine

André Gorz écrivit également cette dédicace à Dorine, son amour, sur un de ses livres (Le traître) :

A Toi dite Kay

Parce qu'en étant

Toi tu m'as donné

Tout, y compris

                       Je.

 

Une si forte déclaration rend jaloux.

De ne l'avoir pas trouvée soi-même.

D'en n'avoir pas fait don...

15:54 Publié dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gorz