lundi, 28 septembre 2009
coup d'oeil aux stats
Ca va, ça vient, chaque jour apporte son lot de musardeurs, mais quasiment pas d'acteurs.
Exemple : le 12 septembre
262 visiteurs uniques
2762 pages consultées
Et...
Pas un seul commentaire déposé.
Alors, je m'interroge, à nouveau, sur le bien fondé d'un blog (comme celui-ci).
Le(a) fermer est peut-être la solution.
12:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : déception
vendredi, 10 avril 2009
Mimosa Pudica
Reprendre la lecture des Ménines, de Velasquez, faite par Michel Foucault, au début de ses monumentaux Mots et les choses, c’est boire une vision lumineuse et infiniment tonique du peintre et de ses doubles.
Tandis que… Je repense tout à trac (et va savoir pourquoi, té!) à ma chemise tachée de mûres, à chaque rentrée de septembre, au Lycée, à Bayonne (et à ma peau salée lorsque j'allais surfer à La Chambre d'Amour, les matins où je commencais à dix heures... Ou bien herbacée, les aubes où j'allais, d'un coup de moto, faire, fissa, une passée aux grives...). En me disant que mes enfants, à Paris, n’ont pas eu le bonheur simple et naturel des mêmes taches...
Je viens d’écrire et d’envoyer le portrait de Beigbeder, inattendu Basco-Béarnais dans l’âme, sous ses allures déjantées de night-clubber posant volontiers pour les port-folio des magazines pipeule. Il y a du Paul-Jean Toulet des Lettres à moi-même chez ce mec. Ce qui le rend sympathique.
Et c’est ainsi qu’Allah est grand !, aurait conclu Vialatte le Grand.
Mais je bifurquerai plutôt, en pensant qu’un blog, c’est quoi ? –Un piètre faire-valoir de son auteur en exposition permanente.
Voyez : mes petits papiers, mes souvenirs (marins et autres), mes lectures, mes humeurs, mes affinités, mes attachements, ma nostalgie, mes emmerdes... Et pourquoi pas, tant qu’on y est, mes petits grattages de tête, ma propre recherche du temps perdu, mon work in progress, mes manques (à gagner) et mes démangeaisons sexuelles lorsque je croise Laetitia Casta, Sophie Duez ou Emmanuelle Béart en faisant mon marché !..
Allez, va, ce chien (surnom de KallyVasco) n’est, au fond, qu’un miroir flétri qui ne frissonne plus guère, à l’instar de Mimosa Pudica, cette plante sensitive -magique, plutôt- achetée chez Truffaut samedi dernier, et que je caresse du bout des doigts pour la voir se refermer au contact de ma chaleur humaine –parce que, n’ayant pas la main verte, je néglige de lui donner à boire chaque jour.
16:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : plante sensitive, paul-jean toulet, f.beigbeder
dimanche, 01 mars 2009
le chien maigrit
Délaisser le chien. Ne plus le nourrir. KallyVasco est mon chien. Là, à force de reportages, en Catalogne notamment, et de mille trucs inutiles à faire, on lui voit les côtes à mon chien. Et ce ne sont pas celles que les marins espèrent.
Tiens, mange çà, Kally...
En attendant des pâtées meilleures, car je repars.
Pasajes, ou Pasaia, pueblo basque espagnol.
C'est un village de pierre ocre qui a les pieds dans un bras de mer et que nous nous refuserons à comparer à Venise, même si la ressemblance y est frappante par endroits. Ou bien alors, Venise est le Pasajes italien et n'en parlons plus.
Passée la zone industrielle et le port maritime hérissé de grues monumentales, par Lezo, le contraste est aussi saisissant que lors du passage inespéré d'un nuage sur le soleil de midi : on tombe littéralement sur un petit bijou tout en longueur -on aperçoit sa hauteur qu'après- nommé Pasajes, ou Pasaia, comme la montagne change soudain de stature et de statut en s'achevant de manière abrupte sur la côte. Nous parlons alors de falaises et le regard, de montagnard, devient étrangement atlantique même si l'on est au sommet du Jaizkibel.
Le petit village de Pasajes est, dans cette zone - au sens où l'entendait Apollinaire-, une sorte de jardin intérieur, de territoire secret, d'oasis, de femme élue dans la foule grise. D'ailleurs, la réticence naturelle et délicieuse avec laquelle le passant ne vous indique pas directement le chemin mais plutôt le détour : «Pasajes, lequel?» authentifie ce sentiment jaloux. Il y a plusieurs Pasajes. Pasajes San Juan, le port industriel, les faubourgs (faux bourgs?) bref, le paysage tourne autour du pot et, à l'espagnole, parle avec beaucoup de bruit et de gestes amples -les bretelles d'autoroute, les ponts, les bateaux, la colline à flanc, les grues- et, au fond, c'est maternellement que le paysage entoure le village pour mieux le préserver des blessures d'un tourisme qui ne serait plus local et convenu. C'est une perle avec, à gauche, des ruelles en pente qui finissent à l'eau et, à droite, des escaliers étroits en guise de ruelles et munis de rampes, qui montent jusqu'aux arbres, où le village s'achève. D'un côté, cela sent le figuier et la marée, de l'autre l'hortensia et le tilleul. L'atmosphère est présalée, elle hésite entre la mer et la terre. Le village est adossé à la montagne comme un enfant colle à sa mère, mais il regarde l'océan. Il est entre deux chaises...
Le partage du village a été fait au couteau : une rue, une seule, Donibane kalea (rue Saint-Jean) qui est un réservoir de fraîcheur et un conservatoire d'odeurs familières, parallèle au bras de mer, ouvre le village. Tous les cinquante mètres environ, une arche enjambe Donibane kalea, car ici les maisons ont des membres et on passe dessous avec le regard gourmand que l'on porte à une danseuse de flamenco lorsqu'elle retrousse ses lourds volants à dentelles.
Par bonheur, la rue est conçue pour la semelle et par pour le pneumatique. On entre à Pasajes en rangeant son véhicule comme on ôte ses chaussures sur la margelle d'un lieu saint.
A cause des balcons au-dessus de l'eau, des nombreuses terrasses de restaurants où le merluza en salsa verde est roi, à cause des goélands, du triple alignement de barques bleues et du retentissement énorme de la sirène des bateaux qui prennent la mer, Pasajes est un port qui oublie les Pyrénées. Mais à cause des vieux coiffés de bérets qui se chauffent sur les bancs, à cause de la belle place aux balcons débordant de géraniums et de linge mis à sécher, qui donnent l'impression que les maisons, elles aussi, peuvent mettre les voiles ,Pasajes est un village hybride. A cause de ces escaliers-rues qui serpentent dans le village en desservant les maisons, qui sont bordés d'herbes folles, qui finissent dans la verdure et qui grimpent sec, et parce qu'on tourne le dos à la mer lorsqu'on les gravit, Pasajes est pyrénéen.
Ce singulier village a l'audace d'imposer au voyageur son église principale, celle du rez-de-chaussée du village, tout au fond (il y en a une autre à l'étage et une troisième à l'entrée) : Donibane kalea profite de son statut de rue unique et donc incontournable pour finir par l'entrée de l'église! Autrement dit, son intention ou son but est, ma foi, obligatoire, sauf à virer de bord vers la gauche, juste avant le perron, jusqu'à une placette habillée de bancs propices à l'attente et aux bavardages.
Cette église possède, au bout de son porche, outre une immense grille noire qui semble, paradoxalement, en interdire l'entrée, une grande maquette de goélette sous verre et une porte de sortie latérale, côté mer, où l'on retrouve la placette, les bancs, l'attente et les médisances de bon aloi que l'on murmure sous le clocher.
Comme Pasajes est un village avec un étage, il faut s'insinuer et parvenir à son balcon pour contempler son crâne de tuiles et sa chevelure d'antennes. Le chemin étroit en ciment, rigole. Les hortensias sont bouffis d'aise. L'église du sommet côtoie le sémaphore et l'épaule dans sa fonction d'avertisseur des âmes.
D'en haut, tout s'éclaircit. Ce petit joyau de village jalousement tenu à l'écart des flots humains, offert chichement avec une parcimonieuse réserve, mais cependant franche, est comme un quartier d'orange retourné. Il fait le gros dos à la manière d'une gondole à re-goudronner, comme un hérisson en boule. Sa vocation de préservation se lit de là comme une évidence. Et la cicatrice ou la plaie, je ne sais pas, que déroule le ruban de Donibane kalea, fait soudain figure de porte ouverte à l'outrecuidance. Mais passons. ©L.M.
12:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kally, le chien
dimanche, 09 novembre 2008
Qui?
2110 pages de ce blog feuilletées ou lues hier, dont plus de la moitié à 11 heures. Zéro commentaire de la part d'à peine une centaine de visiteurs uniques. Je ne sais pas qui ils sont, qui vous êtes, si vous repassez par là. Mais je m'étonne à chaque fois de cette absence de réactivité. Moi qui pensais qu'un blog était avant tout un lieu d'échange, je m'aperçois que c'est un champ de fleurs sauvages et d'herbes folles où l'on cueille au gré... "Servez-vous".
11:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 16 juillet 2008
Vacance
En vacances loin d'Internet...
Le chien (ce blog) n'est plus alimenté depuis début juillet.
Il ne le sera pas jusqu'au début du mois d'août.
Il vit sur ses réserves, les archives.
Vous pouvez continuer de déposer vos commentaires sur des notes anciennes.
Je vous embrasse tous.
LM
12:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : ceinture, le chien!
samedi, 14 juin 2008
Blogmania...
http://leblog.20six.fr/
Une autocritique du blogger drôle, salutaire, ou la blogmania mise à nu (le livre aussi est assez réussi).
Votre avis...
10:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : réfléchissons à l'esprit du blog
samedi, 24 mai 2008
grâce à vous
http://www.hautetfort.com/explore/comments/blogs?&from=0
21:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : commentaires
vendredi, 23 mai 2008
un record
Arrêt sur blog : à la suite de la note Passage du désir, je compte déjà 67 commentaires ce matin.
Un record sur KallyVasco, je crois.
Continuez!
Merci de vous inviter ainsi à cette auberge.
Et bienvenue aux inconnus de passage.
10:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : commentaires
mardi, 20 mai 2008
bon, allez, j'ose...
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/blogapart/index.php?id=56652
Je le savais depuis le début (juin 2007), mais je ne voulais pas en faire état. Cela fait (à ma connaissance) deux fois que ce blog est cité par France Inter (lien ci-dessus), comme un blog du plaisir, bla-bla, un blog intéressant et dédié aux bonnes choses et bla-bla et recommandablablabla... (une fois par Alexandre Boussageon, une autre par David Abiker). Et puis ce matin, je me suis dit : on est une petite poignée à échaffauder ce blog, il faut que j'informe les doigts de la main.
Merci à vous d'enrichir KallyVasco chaque jour et chaque nuit! Il n'est qu'à citer le 24ème commentaire, qui vient juste de tomber sous la note "Oblatif, oblada...", d'un certain Blond d'Aquitaine, pour se convaincre de la qualité des intervenants!.. Un blog est un produit en commun.
09:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : mon blog repéré par france inter
mercredi, 14 mai 2008
Trois fois je me demande si...
(variétés, suite)
Mardi. Muriel et Pascale toujours aussi belles. Surtout devant une assiette d’antipasti del nonno. À côté d’elles, les brunes qui passent devant la terrasse paraissent fades. Ce sont mes sœurs, pourquoi ? La voiture sent le renfermé après quatre mois de jachère. Putain de garde à vue (penser à créer ce Prix littéraire que je nommerai Le GAVé. Il récompensera le plus beau récit de Garde A Vue. Avis…). Bosser avec Gérard et les filles me fait aimer le travail autant que la plage. Gérard conduit trop. Ses aller-retour hebdomadaires à Izotges, Gers, le crèvent. Nous n’irons pas au bal, ce soir. En revanche, l’œil malicieux de Sophie invite à décompresser autour de deux Perrier-tranche. Notre amitié cristallise comme un pot de miel au fond d’un placard de résidence secondaire. Elle a un dîner. Sur son visage, je lis une sérénité qui me fait plaisir. J’aime Saint-Germain-des-Près en cette saison, encore basse. Rien ne presse. Personne ne m’attend, excepté le chat de ma fille, à l’appétit vagabond. Havanes, librairie. Enfin échoué, je dépose ma carcasse, sac de marin, savoure mon être-au-monde en regardant le ciel noir que je sais étoilé. Le quotidien oblige à négliger notre conscience du pur bonheur d’exister. Léonard Cohen, un thé vert, mon chien (ce blog). « Et si la littérature était un animal qu’on traîne à ses côtés, nuit et jour, un animal familier et exigeant, qui ne vous laisse jamais en paix, qu’il faut aimer, nourrir, sortir ? » (Roger Grenier). Pour un peu, je me sentirais à la campagne. Manquent les parfums de la nuit : menthe glacée, ronce, terre tiède.
16:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : exercice de style













