jeudi, 29 mai 2008
Tesson
18:15 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : penser par les pieds
mardi, 20 mai 2008
Passage du désir
Ce pourrait être l'une des définitions de l'existence, l'un de ses axiomes, son antienne la plus rejouée. Arioste (dans Orlando furioso, le Roland furieux) et bien d'autres, disent ceci (là, c'est Lucrèce, dans La Nature des choses, cité par Montaigne dans le chapitre LIII, intitulé D'un mot de César, du Livre I de ses indépassables Essais) :
"Tant qu'il nous fuit, l'objet de notre désir
Nous paraît plus désirable que tout le reste.
S'offre-t-il à notre prise, notre désir se porte ailleurs
Et la même soif nous tient en suspens, bouche ouverte."
Et c'est la réflexion du jour...
17:38 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (69) | Envoyer cette note | Tags : lucrèce
lundi, 19 mai 2008
Oblatif, oblada, life goes on...
Doit-on opposer le fameux Carpe diem d'Horace (et sa suite chrétienne : e memento mori) : cueille le jour et souviens-toi que tu es mortel, à la pensée de Spinoza : L'homme libre ne pense pas à la mort, sa sagesse n'est pas méditation de la mort, mais méditation de la vie. Qu'il faille constamment chercher l'ataraxie, la paix de l'âme, en considérant que cette quête est recevable uniquement dans la vie, me semble certain (à condition de ne pas croire en un au-delà). Et qu'il faille avoir le souci (socratique) des autres, jusqu'au presqu'oubli de soi, aussi. Sénèque : Vis pour autrui, si tu veux vivre pour toi. L'Evangile -que je ne fréquente guère- dit pourtant, en substance, que la bonté suppose le désintéressement total. Elle doit être en quelque sorte spontanée et irréfléchie, sans le moindre calcul, sans la moindre complaisance en soi-même. Pure théorie, c'est vrai... Selon le philosophe Pierre Hadot, seul Marc-Aurèle a atteint ce sommet. Relisons Marc-Aurèle...
17:36 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : marc-aurèle, horace, sénèque, pierre hadot, spinoza, l'evangile
samedi, 17 mai 2008
Montaigne par Onfray
Une main amie m'a fait un cadeau gigantesque, hier : le coffret de 13 CD de Michel Onfray sur Montaigne. C'est son cours de philosophie donné à l'Université populaire de Caen en 2004. J'en avais entendu quelques extraits, subjugants, sur France Culture. J'en avais rêvé, ... l'a fait.
Pour les écouter tranquillou, je sens que je vais monter dans Pépètte (ma wouature) et rouler -au hasard- jusqu'à Séville... Avec une halte-hommage(s) à Bordeaux...
Si vous connaissez déjà ces CD, n'hésitez pas à partager ici vos impressions.
Je le répète, le but premier et principal de ce blog est de "faire passer". Aussi tout est bon : une recette, un cadeau, un cd, une lecture, une rencontre, une lumière, un lever de lune, un coucher de brune, un cours de philo sur Montaigne itou, donc. Allez, Zou! Et si vous ignoriez ces cours de "Contre-histoire de la philosophie" (concentrés également en volumes qui paraissent régulièrement chez Grasset -ce blog s'est fait l'écho des premiers : fouillez), cela ne fait rien! Parlons de Montaigne, d'Onfray, de n'importe quel passage des Essais... Re-Zou (allez)!
http://www.fremeaux.com/index.php?page=shop.product_details&category_id=127&flypage=shop.flypage&product_id=516&option=com_virtuemart
10:41 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : cd université pppulaire de caen
vendredi, 09 mai 2008
le petit naze sous le Portique
Les philosophes se réunissaient à Athènes au lieu dit le "Portail peint" (Stoa Poikilè, d'où leur surnom de stoïciens, "philosophes du Portique").
Photo : "le petit philosophe du sud-ouest sous le Portique -ou ce qu'il en reste, pense à Socrate et ignore que Cécile le photographie" ©C.L.
Merci au "Monde de la Philosophie" de nous offrir cette semaine Sénèque (La Vie heureuse, La Brièveté de la vie, Lettres 1 à 29 à Lucilius) le Manuel d'Epictète et les Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle. Jubilatoires lectures!
13:13 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sénèque et les autres
dimanche, 27 avril 2008
Partir à deux
André Gorz, avant de se suicider avec sa femme, comme le firent Zweig, Novalis... écrivit ceci :
"Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble."
Outch.
23:04 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gorz
dimanche, 20 avril 2008
Spinoza, toujours...
Mais l'esprit n'est-il seulement qu'idée, n'est-il pas aussi volonté, libre puissance d'affirmer ou de nier les idées? Ceux qui ne savent rien expliquer par les causes nécessaires se réfugient dans la volonté de Dieu, cet asile de l'ignorance. (Roland Caillois, à propos de L'Ethique, de Spinoza, maître-livre absolu, de cet "athée du système" comme le surnomma Bayle).
16:21 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : l'ethique (spinoza)
dimanche, 30 mars 2008
Droit dans les âmes

Comme il est pervers et déloyal de dire : "J'ai préféré me comporter franchement avec toi." Que fais-tu, homme? Il ne faut pas dire cela d'avance. La chose apparaîtra d'elle-même. Ces mots doivent immédiatement être écrits sur ton front; ils se révèlent immédiatement dans tes yeux, comme l'aimé reconnaît immédiatement, dans le regard de ses amants, tout ce qu'ils éprouvent. Il faut absolument que l'homme sincère et bon soit comme celui qui sent le bouc, pour que, volontairement ou non, le passant s'en aperçoive dès qu'il s'approche. Mais l'affectation de simplicité est comme une épée "cachée"; rien n'est plus honteux que l'amitié des loups : avant tout, évite-là. L'homme bon, simple et bienveillant porte ces qualités dans son regard, et elles n'échapent à personne.
Marc-Aurèle
14:59 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : marc-aurèle
samedi, 15 mars 2008
L'amour selon Conche
Aimer et être aimé, c’est ne plus mourir seul : quelqu’un d’autre meurt avec vous, c’est-à-dire ne fait plus que vous survivre. Ou bien vous, à sa mort, devenez comme mort.
La mort nous prive de tout ; par l’amour, on se prive de tout.
La joie d’amour : joie de penser à ELLE, joie plus grande de la voir, de la revoir, plus grande encore d’être avec elle.
Aimer un être, c’est le vouloir fidèle à lui-même, à la vérité qu’il porte en lui. « Sois celui que tu es » : ainsi parle le véritable amour.
L'amour rend même l’aimant aimable : il élève, ennoblit, transfigure. Ainsi pour celle qu’on en vient à aimer parce qu’on aime l’amour qui est en elle.
Quand je t’aime, je ne peux plus dire que je te regarde : nous ne sommes pas deux ; à travers mon regard, je suis avec toi et non en face ou devant.
... L’amour, en l’absence de l’objet aimé qui, par sa présence, le fait vivre, le nourrit, le remplit, fait souffrir parce qu’il se défait. La sombre et farouche peine de l’amoureux privé de la vue de l’aimé exprime l’infinie tristesse de la vie à qui est refusé l’accomplissement et qui meurt en se déchirant.
La femme n’aime pas que les choses soient dites. Celles qu’elle veut, elle n’aime pas dire qu’elle les veut ; mais elle veut bien qu’on les veuille pour elle.
« L’amour se mesure à ce qu’on accepte de lui sacrifier. » (Geoffrey, dans le film Pandora).
09:53 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : éditions cécile defaut, marcel conche, de l'amour
mercredi, 30 janvier 2008
Spinoza
16:25 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Spinoza













