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  • Prix Paul-Jean Toulet / Le Figaro de demain

    L'ami Christian Authier rend compte de la remise du prix hier à Guéthary.

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    Le jury du prix Paul-Jean Toulet 2026 était au complet à Guéthary hier, avec notre lauréat Michel Houellebecq. On reconnait sans peine (sur les photos ci-dessous) d'autres célébrités comme Fanny Ardant, Frédéric Beigbeder, Guillaume Durand. D'autres, moins célèbres - quoique - sont Florence Mars-Chataîgnier (longs cheveux bruns, chemisier clair et longue jupe beige, blouson de jean), Aude Lancelin (cheveux blonds et longs, justaucorps rouge ou chemisier noir, jean moulant), Frédéric Martinez (casquette, parka kaki, longues patillas aux joues), Frédéric Pajak (parka kaki, barbe blanche, chemise en jean noire), Jean Le Gall (crâne dégarni - comme moi, lunettes, veste de chasse kaki ou veste en laine blanche), Fabrice Gaignault (veste bleu marine, chemise bleu ciel), Frédéric Schiffter (chevelure grisonnante, barbe également, veste en lin grège, chemise bleu ciel, jean) et moi-même (chemise blanche sur un t-shirt de circonstance afin de rappeler qu'il convient - toujours - de prendre garde à la douceur des choses). Ce fut un ouiquènde (comme l'écrivait Roger Nimier) placé sous les signes de l'amitié, du rire, des verres, des bons mots, du partage, du bonheur littéraire d'être ensemble autour de notre lauréat enchanté. Vive Guéthary et vive Paul-Jean Toulet ! L.M.

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    Immense merci à Claude Calvet, chef du restaurant "Getaria", à son talent, au déjeuner somptueux et au cocktail servi dans le jardin d'Etcheberria, dernière demeure de Toulet et propriété de la très charmante Eugenia et de son époux Yves qui nous ont accueillis avec chaleur et générosité comme l'an passé. Merci au nouveau maire, Benoît Lamerain dont le discours fut de haute tenue, très classe. Merci au café du Fronton pour son accueil en soirée. Et puis j'arrête là les remerciements, car j'ai l'impression d'écrire un de ces discours prononcés à Cannes - dont je me moque copieusement... L.M.

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  • C'est aujourd'hui et nous y sommes

  • L'immense Marguerite Yourcenar

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    Cet inaltérable poème de l'immense Marguerite Yourcenar... Laquelle écrivit aussi ce mot que je me répète souvent et qui me bouleverse chaque fois : "Où me sauver ? Tu emplis le monde. Je ne puis te fuir qu'en toi."

  • Le Néguev entre officiellement sur la carte mondiale du vin 

    Je reçois un communiqué de presse surprenant, à l'heure où nombre de vignerons envisagent de planter au Nord de l'Europe, eu égard au réchauffement climatique galopant... => 

    " Le désert israélien obtient une reconnaissance internationale en tant qu’Indication Géographique protégée sous l’appellation "Negev", marquant une étape majeure pour l’industrie viticole israélienne et pour le rayonnement international de cette région désertique au riche héritage viticole.

    Domaine Nana – Crédit @David Zibellerman

    Cette reconnaissance repose sur un important travail de recherche mené par des experts israéliens, démontrant que les vins produits dans le Néguev présentent un profil distinctif propre au terroir désertique. L’initiative a été portée par la Merage Foundation Israel, engagée depuis plusieurs années dans le développement du Néguev comme destination internationale d’œnotourisme. Le processus, qui a duré près de quatre ans, aboutit aujourd’hui à la reconnaissance officielle d’une nouvelle région viticole israélienne s’étendant de Kiryat Gat, au nord, jusqu’à Eilat, au sud. La région viticole du Néguev compte aujourd’hui plus de 60 domaines et vignobles, produisant plus d’un million de bouteilles par an. Cette distinction vient également raviver une tradition viticole vieille de plusieurs millénaires : le Néguev était déjà réputé pour ses vins à l’époque biblique, même si la viticulture moderne n’y a véritablement repris qu’au XXe siècle. Grâce aux technologies agricoles et aux systèmes d’irrigation de pointe, les producteurs locaux démontrent que la culture de la vigne peut prospérer en milieu désertique, malgré les défis liés au réchauffement climatique et aux conditions extrêmes. Cette nouvelle reconnaissance devrait renforcer significativement le positionnement international des vins israéliens, en associant identité forte, singularité aromatique et innovation agricole. Avec cette appellation, le Néguev devient la deuxième région viticole israélienne à obtenir un statut officiel, après la région viticole de Judée, pionnière en la matière il y a plusieurs années. Le Néguev rejoint ainsi des régions mondialement reconnues telles que la Champagne, le Chianti, Bordeaux ou encore la Napa Valley. Fondation philanthropique privée créée par David et Laura Merage, originaires de Denver dans le Colorado, la Merage Foundation Israel mène depuis 1998 de nombreuses initiatives sociales et économiques en Israël. Dès ses débuts, la fondation a identifié le Néguev comme l’un des principaux moteurs de développement du pays, soutenant notamment plusieurs projets liés à l’agriculture et à l’œnotourisme."

  • España selon Christiane Rancé

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    J’aime lire Christiane Rancé, qui est subtile, styliste, profonde, sensible. Chacun de ses livres, qu’ils évoquent la foi, la spiritualité, des figures emblématiques qu’elle biographie ou des déclarations d’amour à des lieux, m’est précieux. J’ai évoqué ici son admirable « Dictionnaire amoureux des Saints ». J’ai savouré jusqu’à la page 332 son « Bella Italia, un itinéraire amoureux » (Tallandier, 2023), « une terre qui nous donne le goût du bonheur et de l’éternité », écrivit-elle, notamment les pages napolitaines – et je ne lui en voulus guère de ne pas évoquer « mon » île, Procida, car cela la préserve encore. Là, je suis saisi par tant de plaisir du texte, avec « Que viva España, un itinéraire amoureux » (Tallandier, mars de cette année), et pour cause : mes origines sont italiennes par mon père et espagnoles par ma mère. J’espère en conséquence que le troisième itinéraire amoureux de Madame Rancé (dont l'ancêtre abbé fut loué par Chateaubriand), mettra en lumière le plus beau pays du monde; la France. Le titre pourrait en être « Vive la France, un itinéraire... ». Rêvons. Et revenons à la Péninsule, si amoureusement décrite, avec un ressenti d'une telle profondeur des paysages aragonais, castillans, andalous, catalans, une telle connaissance des peintres dont nous murmurons tous les noms – et ils sont nombreux, un tel appétit pour la fiesta, le souvenir de la movida,  les nourritures terrestres si riches, si indispensables à notre bonheur, un tel talent pour suggérer la chaleur d’une rue mais aussi la musique rafraîchissante d’une fontaine où « l’eau roucoule », l’épopée du Cid, le trajet de Thérèse d’Avila (l’une de ses chouchous), la musique silencieuse, « la musica callada » de Jean de la Croix et ses sublimes poèmes, l’évidence quichottesque, l’esprit du rituel du paseo, celui du verbe double esperar (attendre et espérer), le castizo (célébré par Michel del Castillo, curieusement absent du volume), la philosophie profonde, essentielle, du desengaño (autant que du noble principe de vie, le « quedar bien »), l’évocation sensible de Cadaqués, du gigantesque toro d’Osborne qui résume le mythe ibérique à lui tout seul, l’idée daliesque que le mot épine aurait engendré celui d’Espagne, le mythe par bonheur tenace d’Ava Gardner, alias Pandora (le film absolu à mes yeux), à Tossa de Mar, « la plage de l’étreinte », nous rappeler que séfarade signifie espagnol, Gaudí et le parc Güell bien sûr, l’évocation du trop rare Raymond Lulle, celle de Miguel de Unamuno qui prétend qu’à Majorque on vieillit plus lentement, l’hommage à l’immense « Automoribundia », livre inclassable de « Ramon ». Ramon Gomez de la Serna, auquel nous revenons souvent pour picorer au hasard. Evoquer Aínsa, le tunnel d’Aragnouet-Bielsa, touche au plus profond le rédacteur en chef de « Pyrénées magazine » que je fus, de même l’évocation sensible du fabuleux désert des Bardenas, le lac de Mediano et son village englouti avec la flèche de son église brandie comme Excalibur... Los Mallos de Riglos, l’éloge de l’indépassable « Manuscrit trouvé à Saragosse » de Jan Potocki, livre précieux, lu à Formentera l’année de sa publication, et le retour du Cid campeador, Rodrigo Díaz de Vivar, de Chimène, de Tizona l’épée mythique, de Babieca le cheval iconique au détour d’une page, ravissent la lecture et augmentent notre sentiment de la virtus, la vertu. Ainsi, de l’évocation de Camilo José Cela et sa « Famille de Pascal Duarte », second livre en langue espagnole le plus lu après le Quichotte ! Camilo, originaire du village de Padrón, dont nous dégustons chaque semaine les petits piments verts éponymes, en omelette ou bien comme ça, en escorte, en nous moquant de ceux qui l’appellent « piments del padron », pensant qu'il s'agit des piments du patron... La poésie gallega qui engendra la « morriña », tristesse insondable, « maladie poétique de l’esprit », cousine de la saudade et du duende. Et bien sûr Roland à Roncevaux, le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, « campo stella », l’étoile tombée sur un champ, le col adoré d’Ibañeta, le « sirimiri », sorte de crachin basque qui encapuchonne San Sé (un verbe que Christiane affectionne : encapuchonner...), un Pays basque un peu bâclé à notre goût atavique – mais bon. Il y a Elkano le héros marin, San Juan de Gastelugatxe le lieu absolu, de bons pintxos dégustés avec les doigts comme il se doit, et même des kokotxas - notre péché mignon, dans ce livre. L’évocation de la voix unique de feue Montserrat Figueras, qui fut l’épouse de Jordi Savall, maître de la musique baroque, et des « Cantigas de Santa María » m’a ému. J’ai aimé découvrir une auteure gourmande de percebes (pousse-pieds), de poulpe, de vin basque canaille, le Txakoli, amante de « l’art tellement espagnol de fêter la vie », exaltée lorsqu’elle écrit « Je suis heureuse. Je suis à Séville ». Ô combien nous partageons la simplicité, l’évidence de ces deux phrases, puisque lorsque nous y retournons, nous éprouvons la sensation du poisson échoué qu’une vague renvoie à la mer, soit à la vie... Et puis il y a des pages enflammées à propos de Madrid et de sa San Isidro, los « gatos », surnom des madrilènes, Velazquez, Tolède, Grenade, Cadix, Dalí encore à Cadaquès - où Rancé enfant découvrit l’Espagne (il y a pire lieu), l’ombre d’André Suarès, et toujours Thérèse d’Ávila, Ronda et Rilke, ses arènes fondatrices, l’insondable  profondeur du Bétis, le Guadalquivir, la sauvagerie domptée de Doñana et ses lynx invisibles, la saveur d’une manzanilla dégustée in situ, à Sanlúcar de Barrameda, patrie du torero Paco Ojeda,  l’indomptable Luisa Isabel María del Carmen Cristina Rosalía Joaquina Álvarez de Toledo y Maura, 21e duchesse de Medina Sidonia – la Duchesse rouge. Et puis ce mot légendaire de Manolete : « Quand je vais toréer, je laisse mon corps à l’hôtel », lequel définit l’âme espagnole à ses marges. Le chic anglais mâtiné de sensualité latine lorsque l’on se rend à la Maestranza, les arènes sévillanes. Don Juan, Carmen encore. L’Espagne, quoi. Dans ses multiples splendeurs. Si admirablement circonscrite par Christiane Rancé. L.M.

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  • Impudeur, narcissisme, vacuité, vanité, degré zéro de la politique

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    J’ignore pourquoi je commence à regarder la toujours plus pathétique cérémonie des machins, des quoi déjà, enfin de Cannes, les palmes, le festival de l’entre-soi érigé en pestacle décomplexé du narcissisme stratosphérique qui s’autocongratule sans honte ni limites, « sin verguenza » dirait ma mère, avec trémolos et larmes et silences calculés, répétés (les lauréats ont été prévenus à l’avance), le cinéma toujours, mais indigent, avec le mot « merci » répété ad nauseam, car ils remercieraient jusqu’à la concierge du Carlton qui leur a monté leur smoking repassé, et je me dis que le monde du cinéma ne doit plus aujourd’hui étudier à la Fémis ou à l’Actor studio mais à Sciences Po - enfin, à l’école de mes belles années (et dont je suis fièrement diplômé), laquelle avait de la teneur, du sens, de l’épaisseur, mais qui a été violemment et soudainement remplacée par une officine islamiste et antisémite, comme chacun sait. Juste pour dire qu’il n’est question que de bons sentiments politisés à mort et systématiquement, avec de gros sabots souvent ineptes et inconsistants, du niveau des slogans de ces « mutins de Panurge » pour citer le regretté Philippe Muray, et ce dans chaque discours assorti d’affligeantes déclarations sur l’oppression, les guerres injustes (sic), les minorités massacrées, l’abomination qui gouverne le monde, les souffrances dont on nous a fait le résumé afin que nous soyons au courant, nous les acteurs, réalisateurs qui lévitons au-dessus du monde, occupés que nous sommes à continuer de réaliser obstinément des films dont le sujet tourne toujours et seulement autour de notre petit univers : les problèmes de la création, les interrogations d’une actrice ménopausée, les angoisses d'un réalisateur vieillissant, bref, leur nombril encore et encore – c’est d’un fatigant. Et puis la Palestine bien sûr mais pas seulement, et j’en passe par pudeur. Tout cela devant un micro, fondu dans des toilettes de « créateurs » hors de prix, face à un amphithéâtre empli d’un microcosme ayant l’impudeur d’accepter de se faire filmer par France Télévisions afin de distraire, voire de fasciner la France d’en bas devant son poste, la ménagère et la coiffeuse, le chauffeur de taxi et le docker, et ça s’embrasse, et ça s’applaudit à tout rompre, et ça hurle même à l’annonce d’un palmé (le ridicule ne tuera hélas jamais), avec une musique forte de péplum en fond, et ça continue de se dire je suis la plus belle, je suis le plus inventif, nous sommes incroyables, inncraidibeule, et ça persiste à faire semblant, le cinéma toujours. La sincérité est l’immense absente de ce genre de pitoyable cérémonie (je n’évoquerai pas les Molières et autres grossièretés nauséabondes rendues publiques elles aussi ces temps-ci)... Alors il est temps de zapper. Je revois, histoire d’augmenter si cela est encore possible mon dégoût, ces coudes articulés par dizaines cette quinzaine, comme des chats dorés pour le Nouvel An chinois, qui font s’agiter une main paralytique vers un public avide que l’auteur du geste s'applique à ignorer, ne voit même pas, mais auquel il sourit très bêtement, ces gestes d’une idiotie maximale que l’on tolère lorsque seuls le Roi d’Angleterre et le Pape les exécutent. Et encore. Mais, avant, je m’installerai ces prochains jours dans une salle obscure – mon plaisir inouï et intact depuis mon enfance : le noir se fait enfin, le rideau s’étire, le logo d’un producteur majeur apparaît, la stéréophonie frappe mes tympans à les faire vibrer, je m’enfonce, me cale mieux au fond de mon fauteuil et j’ouvre très grand mes yeux et mon âme et mon corps au film qui commence -, ma liste est longue car j’ai pris du retard et certains ne sont pas encore en salle, mais je note, car je ne veux en rater aucun : Les rayons et les ombres, L’Abandon, La Bola Negra, L’Être aimé, La Vénus électrique, La Bataille De Gaulle (1 et 2), Hamlet, Paper Tiger, Notre salut, Fatherland. Liste non exhaustive. L.M.

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    P.S. : Je sais, c'est parce que, après un excellent déjeuner au Bar du Marché, afin de rendre hommage à Josette, alias Joséphine (lire plus bas l'article dédié à sa disparition),  j'ai vu cet après-midi sur grand écran, dans un charmant pub irlandais bayonnais, Katie Daly's, le match époustouflant de l'UBB contre Leinster en finale à Bilbao, soit un rugby d'anthologie, de respect face à un pack irlandais hélas absent. Et que ce match, partagé avec quelques pintes de Guinness, mon vieil ami Benoît Lasserre et le seul Irlandais présent, m'a galvanisé. Alors oui, les affligeantes autosatisfactions cannoises qui devraient être interdites par la loi, ce fut non. Na.

  • Le goût du secret selon le choix subtil d'Aude Cirier

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    Je me suis régalé à picorer la précieuse anthologie intitulée « Le goût du secret », concoctée par ma nouvelle amie Aude Cirier, directrice littéraire de Calmann-Lévy désormais, après avoir dirigé la collection Quarto chez Gallimard, avec laquelle je partage le privilège de siéger au jury du « Basque et la Plume », lequel sélectionne chaque printemps les meilleurs récits des Fêtes de Bayonne, puisque « Bayonne est une Fête ». Il s’agit de la collection fétiche « Le Petit Mercure » (Mercure de France) dont nous collectionnons les titres depuis tant d’années. Je l’ai picoré, ce « Goût du secret », à la plage de la Chambre d’Amour cet après-midi, entre deux plongeons dans un océan aspirant et riche de baïnes, car les 34° Celsius semblaient avoir augmenté sur le sable exactement. Juste quelques mises en appétit (en photo) afin de vous donner l’envie de vous précipiter sur ce diable de petit bouquin que j’aurai plaisir à offrir ; et à offrir encore*. L.M.

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    *Textes – entre autres, de Hugo, Marie de France, Rostand, Wilde, Quignard, Sartre, Supervielle, Le Clézio, Mauss, Sénèque, Ovide, Voltaire, Saint-Simon, Gide, Lovecraft, Tacite, Hippocrate, La Fontaine, Plutarque, La Bruyère, JB Pontalis, Tanizaki, Bobin, Gary...

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    IMG_9456.jpegde l'immense Pascal Quignard, "Vie secrète", l'un de ses meilleurs livres à mes yeux.

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    IMG_9459.jpegChristian Bobin (auteur chouchou d'Aude...)

     

  • Josette Erramoun

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    Josette... Josette Erramoun. L’âme du BDM, le Bar du Marché de la rue des Basques à Bayonne, épicentre et querencia, rendez-vous comme on dit aimant. Jeannot son mari, imperturbable au comptoir durant tant d’années, Christian leur fils au regard aussi pétillant que sa façon d’aller et venir prestement d’une table l’autre, avec toujours un mot sympa et drôle au bout des lèvres. Les années passent. Une institution à elle seule, Josette. Nous l’appelions Joséphine, avec mes sœurs. J’ignore pourquoi. « On se retrouve chez Joséphine après les courses ». Chaque samedi durant tant d’années, c’était rituel. Lorsque j’arrivais à l’heure de déjeuner, les bras chargés de victuailles pour la semaine, nos regards se croisaient, je lançais aussitôt un « Y’en a ? », et soit Josette ne répondait pas, soit elle opinait du chef en ajoutant « allez au fond, je m’occupe de vous ». Une phrase sans « r » roulée par sa voix unique engendrée par les Aldudes, son Pays Quint natal. Rrrarre... « Y’en a » désignait les cèpes de l’omelette, ou plutôt les cèpes généreusement servis avec des œufs autour, comme chez Zaza au Chalet Pedro à Iraty (mais Zaza a vendu, ce qui figure une autre façon de s’éclipser). Souvenirs. J’ai croisé Josette il y a quelques jours à peine dans la foule, ou plutôt la marée du marché du samedi matin, sur les quais de Nive, côté halles. Cela m’a ému. Je ne pouvais comme nous tous imaginer que. Le BDM demeure, et Christian l’a bellement agrandi, décoré avec talent et humour. Mais Josette va manquer... - Non, que dis-je. Elle sera toujours là demain matin dès 6h30, nous en sentirons la présence au moment du premier café, et je l’entendrai rouler les « r » comme le Gave les galets, et l’Adour sa mémoire. L’âme de Josette habite le Bar du Marché. Le bail est emphytéotique. L.M.

  • Sorpresa

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    Les hasards de la Toile... Je reçois au courrier ce matin un exemplaire de mon livre « Les Bonheurs de l’aube » (La Table Ronde, septembre 2001) acheté d’occasion sur un site dédié afin de l’offrir dans sa première édition* à je sais qui. Quelle n’est pas ma surprise de découvrir qu’il s’agit de l’exemplaire du service de presse que j’avais signé au 40, rue du Bac sous les regards bienveillants de Laurence Caracalla et Cécile Guérard, à IMG_9357.jpegl’intention de feue Edmonde Charles-Roux. Je relis ma dédicace (bavarde) et trouve une carte sans doute rédigée par l’auteur d’« Oublier Palerme » sur laquelle il est précisé « Pour le prix Goncourt de la Nouvelle ». Effectivement, cet automne-là, pour le prix millésimé 2002, j’ai manqué d’un cheveu de recevoir cette prestigieuse distinction. La veille des délibérations des sages chez Drouant (dont Edmonde C.-R. faisait partie), mes éditeurs – Olivier Frébourg et feu Denis Tillinac, m’avaient appelé pour m’annoncer qu’ils pouvaient d’ores et déjà faire imprimer un bandeau rouge puisque j’étais devenu l’unique candidat finaliste. Diantre ! L’affaire semblait pliée. La suite fut autre, avec un coup de théâtre à la clé (détails sur demande). Un quart de siècle après, tout cela me revient tendrement avec ce courrier matinal ; et j’en souris. L.M.

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    * Les éditions Cairn ont repris récemment ces « Bonheurs », IMG_9358.jpegaugmentés d’une préface que m’a immédiatement donnée Dominique Bona, de l’Académie française.

     

  • Visit Bayonne et Bayonne est une Fête

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    Deux parutions à signaler : L’édition 2026 de Visit Bayonne incluant le cahier Bayonne gourmand, plaquette gratuite de 100 pages à laquelle je collabore depuis l’origine, publiée par l’Office de Tourisme et l’agence Atlantica. J’y signe plusieurs articles : Ville culturelle et artistique, Ville commerçante et artisanale, Ville animée toute l’année, Ville sportive, et Ode gourmande à Bayonne. L’invité de l’année de la rubrique Une journée gourmande est le truculent ami Gorka Robles-Aranguiz, par ailleurs à l’origine – avec son complice Pierre Casamitjana, de l’association Le Basque et la Plume. L’autre parution est ainsi l’édition 2026 du Livre des Fêtes de Bayonne : Bayonne est une Fête, réalisée par Le Basque et la Plume, qui comprend les meilleurs récits des dernières Fêtes sélectionnés par un jury (auquel j’appartiens, et présidé par le dramaturge Jean-Paul Alègre) ainsi que trois textes d’auteurs invités, comme je le fus d’ailleurs en 2024. Il s'agit cette année de Xabi Molia, Marie Darrieussecq et Alain Gardinier. Il reste une quinzaine de jours pour participer à ce concours littéraire singulier et adresser votre propre texte (10 à 15.000 signes, sujet et genre littéraire libres) sur les Fêtes, en Français, en Basque ou en Gascon, puisqu'il existe trois éditions distinctes du livre. Après quoi, nous nous remettrons au travail avec les autres jurés afin de sélectionner les meilleurs envois, puis nous désignerons les lauréats le 10 juillet – peu avant l’ouverture des Fêtes. Les textes primés paraîtront en avril prochain. L.M.

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    visitbayonne.com (gratuit, à retirer à l’O.T.).

    lebasqueetlaplume.art (avec le règlement du concours. 15€, en librairie).

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