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  • Sorrentino-Servillo, la grâce

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    Au cinéma cet après-midi

    Je ne m’explique pas comment un film aussi fort que La Grazia – Paolo Sorrentino quand même (La Grande Bellezza, Parthenope...) avec un Toni Servillo au sommet de son talent, un film touché par la grâce justement, sur les thèmes de la velléité du pouvoir, du manque de courage, du ressentiment (thèmes chers à Cynthia Fleury que je lis actuellement avec délice), un film d’une douceur et d’une poésie si subtile qu’elle peut échapper au manque d’attention, comment un tel joyau ne reste – en tout cas sur la côte basque -, qu’une semaine en salles. Un président (imaginaire) de la République italienne en fin de mandat ne se résout pas à signer une loi sur l’euthanasie, ni à accéder à deux demandes de grâce de la part de deux meurtriers, l'une de son mari, l'autre de sa femme. Inconsolable depuis la disparition de son épouse Aurora qu’il aima sans limites et qu’il continue d’aimer au-delà de la raison, rongé par une jalousie vaine – elle l’aurait trompé quarante ans plus tôt, mais avec lequel de ses plus proches amis, vivant une relation étroite avec sa fille et plus proche conseillère, ainsi qu’avec une amie d’enfance qui ne le ménage pas, il presidente Mariano De Santis est infiniment touchant. Le duo Servillo-Sorrentino continue de produire des merveilles. Non vediamo l’ora di vedere il prossimo film !.. L.M.