mercredi, 09 avril 2008

Avis de recherche

830266157.jpgJe recherche ce film en vhs ou en dvd.

Il s'agit de l'adaptation de L'Île d'Arturo, d'Elsa Morante,

par Damiano Damiani, en 1961.

Merci...

 

jeudi, 22 novembre 2007

Nouvel avis de recherche

6b8ac5cb36345fc79c58ba95f8bd2839.jpgLes Procidiens d'Oran    

Essai de Jean-Pierre Badia

(éditeur inconnu)

L'histoire de l'immigration des habitants de Procida vers Oran et Mers-el-Kébir, au travers d'anecdotes et de faits historiques.

Cet ouvrage, paru en 1956, n'est plus disponible.

Si vous en (s)avez un quelque part, je prends! LM

10:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Procida

lundi, 08 octobre 2007

Cardiff-Procida

f24ea31d5c5868e83242b580cf15fc42.jpg16e18622a42b7425f6a0a8d13d792a17.jpgProcida la magnifique, la sereine, quelques heures avant le match contre les Blacks (© photos L.M.). Ici, dans la Baie de Naples, le rugby est un mot que l'on n'a pas encore pensé à traduire dans les faits. Il planait sur l'île une atmosphère  pré-apocalyptique, samedi 6. Les goélands étaient devenus fous, qui prévenaient sans le vouloir les humains de l'imminence d'une catastrophe. Un orage, une armée d'orages se préparaient au large du Vésuve et au-delà de la  mer en direction de nulle part, vers d'insensés horizons qui froncaient. Déjà, les éclairs zébraient, marbraient le ciel qui prenait une couleur d'étain. La mer était du plomb fondu, le sirrocco soufflait fort et la pluie, si rare ici, vint. Violente, frappante, abondante, elle acheva de désaler ma peau qui avait plongé avec tant de volupté, à la plage del Pozzo Vecchio, surnommée plage del Postino (le film). Bien longtemps après la victoire des Bleus sur les Blacks (suivie à grand'peine sur le petit écran de télévision de l'hôtel), les éclairs continuèrent de blanchir la nuit et le tonnerre de gronder entre les parois de la baie de la Corricella aux larges bras en  arc, à la manière d'un crabe qui  voudrait retenir pour toujours tous les bateaux au havre de sortir. Le lendemain, hier, lavée, Procida semblait endimanchée, les joues roses, prête à faire un tour de balançoire dans le parc, baignée  par une jeune lumière d'automne, aussi douce que l'était la mer, où l'on entre en octobre comme en août. Le soir, au Stade de France®, je  voyais des Pumas  bouffer du chardon comme le font les ânes : avec gourmandise et cela ne manqua pas de piquant. Effeuiller brutalement la Rose sera plus compliqué, avec un Jonny Wilkinson revenu aux affaires, sauf à saboter son pied d'ici là. Mais ce serait déloyal, avouez... Le plus couard serait de le "concasser" comme dit Chabal, pour venger Betsen qui s'emplâtra Rocococko pleine poire. Alors :  ¡Vaya con dios! Et que le plus inspiré gagne.af02d1bdee274e194332d217a19a95ab.jpg

 

 

dimanche, 23 septembre 2007

A moi, l'île! Deux mots!

Paris me pèse. Je refile à Procida. Tant pis pour les quarts de finale... (photos ©L.M. prises en août dernier).3a6777014cf21d74d77dfb19d6d7435a.jpg4962a4b6f715140c62c737f3d7daa6dd.jpg

256fef8eef41feb50fe445c19ad51e21.jpg3bc97c9f993c5d811ef7b4f05498fd35.jpg40ba2ca83c993567ffb2caa1c35f4df2.jpg 21b17ddff8e82c6840818f1bedcc26f6.jpg

mercredi, 08 août 2007

Naples

66f349bb97a93e3f839f411926b91068.jpgL'endroit était idéal pour le lire : j'étais à Procida (Golfe de Naples, ma querencia...) -photos ci-contre, ces dix derniers jours. J'y ai lu le magnifique Dictionnaire amoureux de Naples, de Jean-Noël Schifano (Plon). Avec sa langue baroque, sensuelle, truculente, excessive parfois (mais à la manière d'un Grainville ou d'un Sollers), Schifano nous fait comprendre une Naples foisonnante, protéiforme, fière, splendide, inaltérable. Et au-delà, puisqu'il évoque Procida, Pompéi, Herculanum, Capri... J'y reviendrai plus en détails.

Juste une remarque en forme d'étonnement avant de passer à tout autre chose : je m'étonne de ce que le plus Napolitain des Français, qui a eu l'élégance de m'adresser son livre peu de temps avant mon départ (le hasard n'existe décidément pas) en précédant son envoi, nourri d'un sensible : "molto cordialmente", de mon nom... avec un seul Z! Damned, aurait dit Rahan! Comment Schifano a-t-il pu écrire cela, lorsque de pizza à mozzarella, il n'est guère de mots et de noms dont on ne double la consonne -surtout le z, par là-bas... L'attachée de presse de Plon lui aura collé un fichier approximatif (donc Parisien, soit par-dessus la jambe, hop!) sous le nez, qu'il aura scrupuleusement recopié, ortografe douteuse itou. Mais bon, détail, disai-je, non...

Je voudrais -donc- d'abord raconter une anecdote toute fraîche.7c7d0d25a1a1e1d366f91f785afab19f.jpg

 

En rentrant de Naples, en avion, hier, j'ai été témoin d'une scène bouleversante. Devant moi, une femme lisait La Peur d'aimer, un essai visiblement. Et, peu de temps après avoir mis les écouteurs de son iPod, elle s'est mise à pleurer. Longtemps, abondamment. J'ai interrompu ma lecture du Quichotte pour saisir mon carnet, en arracher une double page -ce que je ne fais jamais, et lui adresser un billet qui je voulais strictement réconfortant. Je lui ai donc glissé quelques mots pour lui dire que sa peine était bouleversante et que je lui souhaitais du bonheur, un atterrissage les yeux secs... Lorsqu'elle le lut et se tourna vers moi, son beau sourire faisait écho à ses yeux mouillés. Je me suis contenté de poser mon index droit sur mes lèvres en mimant chhht! Puis rien. Nous avons atterri. J'ai récupéré mon bagage et suis allé attendre un bus pour regagner Paris. C'est alors que, depuis le quai d'Orly Sud, elle me fit signe, de loin : elle faisait glisser deux doigts de sa main sur ses joues. Comme je ne comprenais pas, elle s'approcha pour m'expliquer son geste : "Les deux à la fois : ce sont les deux, le livre et la musique, qui m'ont fait pleurer". J'avais l'explication et j'en fus soulagé : j'avais déjà osé imaginer (tentation de romancier) un énorme chagrin d'amour, une rupture déchirante, la perte d'un être cher... Je lui ai signifié mon soulagement d'un mot et puis j'ai disparu dans le Jetbus, satisfait que mon billet l'ait réconfortée. Heureux, surtout, d'avoir osé accomplir un geste, certes sybillin, mais qui avait eu la chance de n'être pas mal interprété. Comme quoi, il ne faut pas désespérer de l'intelligence des relations humaines, parfois. Car elles peuvent être touchantes. Simplement touchantes...6441c3c81772688fada4b4893bbf13b3.jpg

dimanche, 29 avril 2007

Un cargo nommé PROCIDA

medium_procidaA.jpgPeinture de Roger Chapelet,

peintre de la Marine.