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toro!

  • Flamencoscopie

     

    flamencopulsion.jpgMarc Dubos, architecte de formation, vit dans les Landes et il est habité par l'Arte Flamenco (allusion au fameux festival éponyme qui se tient en juillet à Mont-de-Marsan). A l'instar de Jack Kerouac et de son célèbre rouleau, sur lequel il écrivit des mètres de Sur la route, Dubos possède son propre outil, la festigraph, qui lui permet de saisir sur le vif la danse (et la musique) flamenca au fur et à mesure qu'elle se déroulent devant lui, lors des spectacles dédiés. Il appelle cela la flamenscopie (nous préférons ajouter un co, ça sonne mieux). Comme les surréalistes pratiquaient l'écriture automatique, Dubos dessine, saisit sur le vif, croque à l'infini, et à une vitesse vertgineuse, quantité de dessins - jusqu'à cent par soirée -, et c'est une sélection de ceux-ci (noir sur blanc) que les éditions Passiflore proposent dans un recueil intitulé Flamenco pulsion (18€). Je me souviens du peintre taurin landais Jean Ducasse, qui vivait à Saubion (il a disparu en mai 2011), lorsqu'il dessinait à cent à l'heure, dans la tribune presse des arènes de Saint-Vincent de Tyrosse : un oeil et demi dans le ruedo, et un demi sur le papier, il enchaînait les dessins au trait sur des feuilles blanches de format A4, qu'il faisait tomber une à une à une cadence suffocante, et à la fin de la corrida, le sol était jonché de ces croquis saisis sur le vif. Dubos fait à peu près pareil, avec son festigraph, et sa patte est différente. Lui, choisit de saisir des instants, des gestes, des mouvements de danseurs flamenco, pas ceux des toreros. Une même chorégraphie déclinée sur des terrains distincts, pour exprimer à cru l'âme flamenca. ¡Olé! L.M.

     

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  • Salut, l'homme de bien!

    Jean Lacouture, 9 juin 1921- 16 juillet 2015.AVT_Jean-Lacouture_661.jpeg

  • Vivement Nîmes

     

     

    Capture d’écran 2015-05-22 à 11.29.43.pngQuelles affiches, por dios!.. Un mano a mano Morante de la Puebla - El Juli cet après-midi (avec des Garcigrande), une mixte (!) dimanche matin, avec Pablo Hermoso de Mendoza à cheval (2 toros de Fermin Bohorquez) et Enrique Ponce à pied face à 4 autres toros (notamment un Victoriano del Rio), et l'après-midi, c'est le retour à Nîmes des Victorino Martin! Avec deux spécialistes des toros compliqués, voire durs : Rafaelillo, et Manuel Escribano (ce dernier a triomphé à Séville, il y a deux ans), et enfin Paco Urena, qui confirmera son alternative... Et qui a gracié un Victorino l'année dernière. Cela promet - et nous serons dans les gradins (pour les Victorino seulement). "Vivement dimanche!", dirait Miguel El Drouquér II.

    Et vive les vins des Costières de Nîmes, qui organisent ce week-end de fiesta et de feria, aux bons soins de l'agence lyonnaise Clair de Lune. A suivre, pour le compte rendu de la corrida, et surtout des dégustations.

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  • Costières, again

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    J'aime cette appellation. Les costières-de-nîmes sont à ma taille, à mon goût, à mes attentes, que je sais partagées par pas mal de monde heureusement. Vendredi 10 juin en milieu de matinée à Beaucaire, avec quelques confrères, et après une soirée de feria nîmoise endiablée qui suivait une corrida de respect (El Juli au top de sa forme et Castella qui imposa son temple au monde entier, le temps d'une série de manoletinas inoubliables, plus un jeune local, P.Oliver, qui prit l'alternative sans bruit. Deux toros de Victoriano del Rio bons, sur six, c'est beaucoup par les temps qui courent), je dégustais une trentaine de ces vins chauds, sélectionnés "sans bois" (pour la plupart...) en 2009 et 2010 surtout, plus quelques 2008. De loin, devant, se distingua Nostre Païs rouge 2008, du génial Michel Gassier (château de Nages). C'est un vin de pur plaisir, gourmand, sur le fruit, généreux, soyeux et riche, frais et équilibré, franc et corpulent, séducteur et souriant. Le bonheur! Grenache noir, carignan, mourvèdre, cinsault et un soupçon de syrah le composent.


    Puis, 
    immédiatement derrière lui, se distinguent les cuvées de la dynamique Diane de Puymorin, du château D'Or et de Gueules. Les Cimels (rouge 2009) possède un bel équilibre fruit-fraîcheur, des tanins soyeux et une belle présence en arrière-bouche. La cuvée Qu'es aQuo (rouge 09) composée de vieux carignans, est d'une grande douceur. La cuvée La Bolida (rouge 08), composée de vieilles mourvèdres, est un miracle de féminité, de rondeur et de suavité. C'est un vin de longue garde qui magnifie la mourvèdre, mais qui est déjà formidable à découvrir. Enfin, Trassegum (philtre d'amour, en Occitan), rouge 08, offre un équilibre parfait entre fruité et puissance, longueur et attaque vive mais douce, encore. La syrah domine, l'élégance le détache, l'épicé et une pointe d'olive noire l'arrondissent.

    Il y avait encore Mourgues du Grès (rouge 2009) cuvée Les galets rouges, pour la puissance de son attaque, et la cuvée Terre d'Argence, aussi, (en 2008), pour la présence charmante des fruits noirs en bouche.

    L'Ermitage (rouge 09) cuvée vieilles vignes, pour le velours bien ajusté du tandem syrah-mourvèdre. 

    La cuvée Confidence du château Beaubois, que nous avons préférée à la cuvée Elégance, trouvant que la première portait bien le nom de la seconde (rouges 09).

    La cuvée tradition du château des Bressades (rouge 2010) car c'est gourmand, doux, à fond sur le fruit et qu'une pointe de cinsault active le duo grenache-syrah, à la manière d'une série de passes inspirée de Sébastien Castella lorsque la corrida glisse vers l'ennui...

    Enfin, mention spéciale au rosé Les Cimels, de D'Or et de Gueules servi en magnum (c'est tellement mieux!), en 2010, rosé de pressée de mourvèdre et cinsault enrichi de saignée de syrah, à la robe délicate et au nez profond, avec des notes d'agrumes, de miel, de fleurs blanches et une longueur en bouche que nombre de rosés envient secrètement...

     

    Peinture : © Francine Van Hove 

    Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie. Aragon, Les yeux d'Elsa.

  • entre2

    IMG_2198.jpgA menos dos (17h58, avant-hier dans les arènes ovoïdes de Nîmes) tout est sur le point de se jouer. Ou pas. J'aime tant ces moments où ça bascule dans l'inconnu, l'improbable, car les extrêmes deviennent tout à coup possibles. 

  • rappel

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    La mort est comme un mètre carré qui tourbillonne dans l'arène. Le torero ne doit pas marcher dessus quand le taureau vient vers lui, mais personne ne sait où se situe ce mètre carré. C'est sans doute cela le destin. C'est Christiane Parrat la vigilante qui cite Luis Miguel Dominguin (lui-même cité par François Zumbiehl dans ce merveilleux ouvrage intitulé Des taureaux dans la tête), à l'instant dans un mail. ¡Gracias!..

    Photo (Vic-Fezensac 2009) : ©LM

  • Nîmes Toquée

    aoc_costieres_de_nimes_medium.jpgL'initiative revient à l'agence Clair de Lune, qui se plaît à dire, avec Maupassant, que L'homme qui aime normalement sous le soleil, adore frénétiquement sous la lune. Il s'agissait de suivre un parcours dans la ville de Nîmes en suivant ses plus beaux endroits, où des barnums avaient été installés. Sous les vastes tentes et parfois à l’intérieur, comme au splendide musée taurin Pablo Romero ou à l’Hôtel Boudon, les chefs les plus talentueux de la ville proposaient des plats à déguster avec des vins des Costières de Nîmes. Plusieurs vignerons se trouvaient à chaque étape. Au départ, il fallait prendre un pochon contenant un verre, des couverts et un petit carnet-guide afin de rédiger commodément les commentaires de dégustations. Je noterai ici seulement mes coups de coeur à propos des nombreuses cuvées proposées par les vingt-neuf producteurs présents. Nîmes Toquée s'est tenu le 28 novembre dernier.

     


    Sur une tartelette de parmesan aux légumes confits et brandade de morue, signée Laurent Brémond (L'Imprévu) et dégustée au Temple de Diane, le Château des Tourelles, cuvée Le Grand Amandier, blanc 2009, bien que marqué par le bois, présentait une belle touche de viognier sous la dominante de roussanne et la pointe de marsanne. Le rouge 2008 Terre des Launes du Domaine de Gallician La Cave, avait des syrah bien évoluées et des tanins déjà correctement fondus.

     

    Sur un -excellent- tartare de saumon d’Ecosse à l’huile d’olive de Nîmes (AOC) signé Sébastienrencontre_vigneronne_feedback.jpg Granier (Aux Plaisirs des Halles) et devant le Théâtre de Nîmes, je retiens un rosé de repas, celui du Domaine de Donadille (60% grenache, 40% syrah) élaboré par les étudiants d’un Lycée agricole. Et surtout un rouge (2007) remarquable, en biodynamie, Les Grimaudes, du domaine éponyme (40% carignan, 40% grenache, 20% cinsault). Le Domaine Les Grimaudes propose d’autres cuvées (celle  que nous avons goûtée est l’entrée de gamme) que je me promets de découvrir : Perrières, et Ansata. La vigneronne présente (Emmanuelle Kreydenweiss, photo ci-contre) installée avec Marc, son mari, dans la région de Nîmes depuis 1999, possède aussi un domaine en Alsace.

     

    ambiance_bodega_thumb.jpgSur un filet de lotte rôti avec un beurre de sauge et châtaigne, avec un velouté de potimarron à la muscade et un champignon shitaké poêlé avec un trait de citron vert, signé Vincent Croizard (Darling), au temple taurin dédié à la dynastie des Pablo Romero, j’ai retenu le côté gourmand du Château de l’Amarine, cuvée de Bernis (blanc 2009), le nez intéressant, dominé par d’agréables roussannes, des Vignerons Créateurs : Château Font Barrièle (blanc 2009), le bon rosé (2009) d’apéro, de fiesta et de bbq, Moulin d’Eole de la Cave des Grands Grès, la remarquable élégance et le « fondu enchaîné » d’un rouge 2009 nommé Sébastien, du Domaine de la Patience. Pas de bois neuf, des syrah fines, une réussite.

     

    Sur un baluchon d’agneau confit et sa côte en croûte de sarriette, oignons doux des Cévennes caramélisés, jus de braisage aux baies, feuilles de choux de Bruxelles, signé Olivier Douet (Le Lisita), très bien exécuté d'ailleurs, et devant les Arènes, j’ai retenu l’originalité du Château Beaubois, cuvée Confidence (rouge 2009) : 95% grenache et 5% de syrah seulement. C’est rond et déjà très friand pour un vin si jeune. Le Domaine de la Cadenette présentait Siracanta (rouge 2009), qui nous est apparu comme une bête de concours (à Syrah). Le Domaine de Poulvarel, Les Perrottes (rouge 2008) est magnifique ! Complètement sur le fruit avec ses syrah douces, et c’est gourmand en diable : miam !

     

    Sur un duo de pélardons affinés et leur chutney aux fruits secs, proposés par Le Régal (traiteur à Marguerittes), à l’Hôtel Boudon, le toujours aussi splendide blanc (2009) de Michel Gassier, Nostre Païs, avec ses 95% de grenache et 5% de viognier et de roussanne, un élevage pour moitié en cuve et pour moitié dans de vieilles barriques, est tout en séduction, à l’instar de toutes les cuvées de ce vigneron « de respect ». Le Château L’Ermitage, cuvée Sainte Cécile (rouge 2007) est exceptionnel dans ce millésime : 60% syrah, 30% mourvèdre, 10% grenache. Enfin, Le Bien Luné, de Terre des Chardons (rouge 2009), en biodynamie depuis 2002, 60% syrah, 40% grenache, est tout simplement superbe, avec une attaque franche et une complexité qui associe force et douceur sans jamais abuser l’une ou l’autre.

     

    Sur un moelleux cévenol, crème de réglisse, signé Jean-Michel Nigon (Wine bar Le Cheval Blanc), au Carré d’Art, j’ai retenu seulement Scamandre, des Domaines Viticoles Renouard (rouge 2007), 50% syrah, 30% carignan, 10% mourvèdre, 10% grenache, car il m’est apparu magnifique de fraîcheur et de fruité, puis de confit et d’épicé « comme il faut ». Un vin à fond sur le fruit donc, sur la gourmandise et la fraîcheur : tout ce que l’on aime dans les Costières de Nîmes, qui sont une appellation de plus en plus chère à mon cœur. 

     

    En prime, et ça n'a rien à boire, ces vers holorimes (pour un poème homophone) de Victor Hugo (ou peut-être sont-ils de Marc Monnier...), qui m'ont toujours fasciné (essayez d'en faire autant avec le sujet de votre choix, et vous verrez vite que ce n'est pas facile...) : 

    Gal, amant de la Reine, alla, tour magnanime, 

    Galamment, de l'Arène, à la Tour Magne, à Nîmes.


    L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.


  • Où est-il?

    IMG_1396.jpg<== : Voici ce qu'il reste d'un torero d'une classe rarissime, aujourd'hui chaque fois plus décevant. Sebastian ne torée plus vraiment depuis deux saisons. Souhaitons qu'il réfléchisse à son retour...

    IMG_1427.JPGIMG_1389.JPGIMG_1363.jpg(Photos prises avec mon iPhone : Sebastian Castella, Mateo Julian, novillero prometteur, Dax, samedi 11. Arènes de Bayonne, samedi 4)

    José Bergamin (La solitude sonore du toreo, Verdier/poche) :  Parce qu’elle est émotion et parce qu’elle est torera, l’émotion torera est magique.

    Tout ce qui est art, jeu, fête, dans le toreo, appartient au monde magique de l’émotion. Le cercle magique des arènes l’inscrit dans l’ensemble de ses éléments. Les barrières de bois le dessinent sur le sable, la toiture le découpe dans le ciel. Et tout ce qui demeure à l’intérieur de ce rond, dans son espace déterminé, appartient au monde magique de l’émotion, horrible ou merveilleux, selon l’objet qui le motive. De telle sorte que le véritablement horrible ou merveilleux disparaît quand se rompt le cercle magique, soit, comme dirait Sartre : « Quand nous construisons sur ce monde magique des superstructures rationnelles, car ce sont elles alors qui sont éphémères et sans équilibre, elles qui laborieusement construites par la raison se défont et s’écroulent, laissant l’homme brusquement replongé dans la magie originelle.» Pour celui qui contemple le monde magique du toreo existent ces deux formes d’émotion signalées par Sartre : celle que nous construisons et celle qui nous est brusquement révélée. C’est ainsi qu’il arrive, dans le toreo comme dans la danse  – surtout la danse sacrée et cette part de sacré qu’il y a dans le flamenco –, que l’émotion magique surpasse prodigieusement ou sublime leur réalité vivante. Exemple souvent cité par moi que celui de la danse, et Sartre aussi l’évoque, je crois me souvenir, dans sa Théorie des émotions : quand le symbolisme du sexe pour la danseuse, de la mort pour le torero, transcendant son instinctive motivation, transforme ou transfigure le désir ou la peur. Dans le spectacle magique de la course, la présence de la mort est exclusivement liée au taureau tandis que les lumières de la raison irrationnelle, s’allumant et s’éteignant sur son habit, masquent d’immortalité le torero. Dès qu’un torero nous exprime volontairement ou involontairement sa vaillance ou sa peur, l’émotion magique de son art s’évanouit. Car l’émotion du toreo relève exclusivement de l’art. Le spectateur qui s’émeut d’autre chose le détruit, en lui substituant une sorte de pornographie mortelle qui le transforme lui-même en masochiste suicidaire et en assassin sadique : tendances évidemment imaginaires, ignorées de lui, qui ne sent que plaisir et douleur frustrés, comme dans un inconscient fantasme d’onanisme...

  • la grâce

    IMG_1425.JPGC'est un refrain : il faut en voir beaucoup pour... Ainsi ces derniers jours, aux arènes de Bayonne et de Dax, parfois matin et soir...

    Celles de Dax furent hier le théâtre d'une corrida vraiment exceptionnelle. Qu'importe même les 8 oreilles et la queue (il faut remonter à 99 pour en trouver une dans ce ruedo, attribuée à Ponce -là, ce fut à un Juli au faîte de sa maîtrise qu'elle fut accordée sans réserve), car il s'agissait de grâce, et surtout de toros (de Victoriano del Rio) absolument magnifiques, nobles, encastés jusqu'aux diamants et d'une alegria générale qui habita El Cid -au toreo profond, El Juli "al tope", et Morante de la Puebla, plus authentiquement torero qu'un siècle de tardes. Depuis le callejon, les cheveux caressés par Alain et Nicole Dutournier en barrera à l'aplomb, il ne manquait à notre plaisir dévastateur, qu'una copita de ce Costières de Nîmes rouge Clos des Boutes, Les Fagnes 2009, qui présente un mélange magique de boisé discret, de fruité intense, de persistance et d'élégance, avec un chocolaté subtil (entre le noir d'ayatollah de l'amer et le lacté de l'hédoniste qui sait tout du snobisme). Olé, donc.

    Photo prise avec le téléphone.

  • Despreciado

    Outre la corrida attendue de Victorino Martin, dimanche prochain à Dax, il se murmure que le numéro 41, du fer Victoriano del Rio, et qui ne répond pas au nom qui lui a pourtant été donné, de Despreciado, serait extrêmement vif, leste et large du berceau.

    Si l’on s’intéresse davantage à lui qu'aux cinq autres toros du même lot, c’est qu’en matière de tauromachie, la famille, ça compte : DSC00809_2.JPGc’est la vache qui fait les toros et son sang -donc ses qualités et ses défauts-, circule également dans les veines de ses petits.

    Or, Despreciado* est le frère de Desgarbado, le fameux toro qui fut gracié sur le sable de Dax l'année dernière.

    Et, par les temps qui courent, l'indulto (la grâce du toro pour son excpetionnelle bravoure) est devenu un mythe accessible : ici et là, on brade, en ôtant toute la magie du Graal et tout le mystère du duende dans le même bain.

    A suivre…

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    *A noter qu'il y avait déjà un Despreciado l'an dernier, jour de l'indulto, qui fut sifflé à l'arrastre.

    Photo : A porta gayola, arènes de Puerto de Santa Maria (LM)

  • Vic, la concours

    IMG_0314.JPGà partir de là, tout se joue.

    ou ne se joue pas

  • Paquito revient

    Paquito chocolatero, ©Agorila, l'excellente maison de production de cd de Manex Meyzenc (Bayonne).

    podcast
     

    A tous ceux qui sont en manque de toros, voici notre hymne-à-frissons, Paquito chocolatero, en attendant Vic, Nîmes et surtout Bayonne, Dax, San Seba, Pamplona, via Mont-de-Marsan et toutes les petites arènes où les novilleros se joueront leur vie à onze heures a punto.
    ¡ Suerte para todos ! Y que Dios reparta bien las cornadas. Si lo quiere... 

    Hey!.. Hey!..

  • Tauromagia

    De Capote, c'est le titre de ce morceau extrait de Tauromagia, de Manolo Sanlucar. Demain j'aimerais bien être à Arles. A propos, dans Le Monde daté d'aujourd'hui, évitez le portrait insipide de Juan Bautista par ... Francis Marmande. Première fois, pour moi, qu'il trempe sa plume dans du jus de navet. ¡Que pasa, Francis! T'as la grippe ou quoi?


    podcast
     

  • Les toros lisent le journal

    Et s'ennuient le dimanche. C'est brel connu.

    A la feria de Béziers, en août dernier, dans les corrales, ce Victoriano del Rio lisait le Midi Libre. La veille, Castella avait été grandissime.d76f4cbc5ec97f17cacb708f30f479c3.jpg (photo ©L.M.)

  • José Tomas Roman

    a5f07036d436689429e89fe064cd423f.jpg

     Si vous aimez cela passionnément, surtout la littérature, lisez ces 64 pages de pur bonheur, signées de notre meilleur chroniqueur/écrivain taurin (n'en déplaise au Bayonnais Francis Marmande -que j'adore lire dans Le Monde), Jacques Durand. C'est le plus beau livre sur la tauromachie qu'il m'ait été donné de lire depuis "Le Torero Caracho" de Ramon Gomez de la Serna. Actes Sud l'a publié. D'abord enrichi de photos,  superbes, de Marie Fouque. Mais, comme chacun sait ou ne sait pas, les "beaux-livres" empêchent la lecture du texte qui les soutient généralement et les font valoir. Ceci explique cela. Donc, l'éditeur a resorti le texte seul. Et il s'agit bien d'un diamant. D'un régal absolu. Mon stylo, toujours prompt à souligner, en cours de lecture, la phrase exceptionnelle qu'il faudra que je retienne pour les prochaines relectures, s'est emballé. Tout, ou presque, est soulignable. Et fut souligné. Un bijou, dis-je. Une merveille de littérature et de profondeur. De sentido et de sentiment. D'humour raffiné et de connaissance suraiguë.  ¡Ooo-lééééé ! (Depuis, José Tomas Roman est revenu. A Barcelone le 7 juin dernier, puis ici et là cet été...).

    PS : le problème avec mon clavier, c'est qu'il refuse de mettre des accents là où la langue Espagnole en exige : le cas échéant, sur les a de Tomas et de Roman. ¡Disculpe! José Tomas, roman... 

  • Paquito!

    Je ne me lasserai jamais, je crois, d'écouter Paquito chocolatero. Et ça fait bien vingt que çà dure...

    podcast

    Peu de musiques sont autant capables de me transporter à la vitesse de la Lumière, de me propulser littéralement comme un Spoutnik, tchaak! En un éclair, dans une arène a las cinco de la tarde (o a las seis), baignée d'un soleil écrasant comme il faut qu'il soit et d'une atmosphère de liesse aficionada de folie. J'adore. N'en déplaise à ceux qui refusent d'essayer de "piger le coup" (no discussion is possibeule, de toute manière, sur le sujet -et c'est finalement mieux ainsi : chacun mes goûts et mes dégoûts), j'écoute Paquito, là, en écrivant cette note et je me souviens des tardes bitteroises et dacquoises de l'été qui ne s'achèvera pas, non, sans que je vois encore des toros (que l'on espère toujours nobles) et des artistas (toreo de verdad prévu avec Tomas et Castella) en septembre, de Bayonne à Nîmes en passant par Dax...

    ¡Suerte para todos et que Dios reparta bien las cornadas! (Joder...)

     

    PS : je suis content! je peux enfin joindre de la musique sur mon blog! Youpi...

     

    330986842b2f7fbfb551062212b9bce7.jpegfb8b3d980114b284375fd9c9eb4fd548.jpeg

     

     

     

     

     

     

    Castella à gauche, Tomas à droite. Le coeur au centre.