jeudi, 01 mai 2008

L'été sera velu

 

1642321011.jpgSon possible retour parmi les Bleus, à l'occasion de la tournée en Australie, en juin prochain, se dessine au silex et au charbon sur les parois de Marcoussis, caverne arverne.

Lièvremont l'a laissé entendre.

Chabal revient, Ileana.

C'est mieux que Jésus!

jeudi, 17 avril 2008

Les Oblongues de Richard Escot

C'est une plume. Grand reporter à L'Equipe Magazine, Richard Escot nous donne -après tant de livres consacrés au rugby- un magnifique recueil de cairns, ces tas de pierres qui balisent un sentier de randonnée en montagne. Titre : Les Oblongues (Atlantica). Le rugby est leur sujet, l'amitié leur credo, le rebonds leur relance, la digression leur effet de style, l'envoûtement leur signature générale. Dénominateur commun : l'esprit, l'état d'âme d'un sport tellement au-delà du sport (on ne le dira jamais assez) et la fraternité des hommes qui vivent pour donner, sur les stades, un surcroît d'existence, de sens, de sel, à leur vie. Car il arrive que l'on naisse (surtout sous la Loire mais pas que, pas que!), avec un coeur ovale qui palpite plus fort le samedi à l'entraino et le dimanche sur la pelouse. Il arrive aussi que l'on vive rugby, que l'on pense rugby, que l'on ovalise sa vie, que l'on fasse de ses jours et de ses nuits une ode oblongue schtroumpfée au XV (ou au XIII, voire au VII). Cela s'appelle l'état d'esprit. Etre rugby. Comme on est peintre ou pianiste. Escot est né chantre, reporter-écrivain du rugby. Ses histoires, un beau pack sous la couverture de son dernier opus, sont un superbe hommage, sensible, généreux, talentueux; une déclaration d'amour. Allez-y et revenez en parler ici, té! B(l)anco!

mardi, 04 décembre 2007

Ca sentait bon le rugby de village...

L'Aviron contre le BO, à Jean-Dauger, samedi dernier à 15 heures. Il pleuvait des cordes et des dorades. La boue chuintait de moins en moins sous nos pompes, aux places "pelouse debout virage sud". On avait de la ventrèche et de la bière et le cul en équilibre instable sur une barrière de manif pour aperçevoir des bleus contre des rouges qui finirent par l'emporter (14-10) mais bon voilà. Il y avait surtout notre fierté d'être là, à chanter Vino Griego et Pottoka avec nos mômes, là ou nous avons porté le maillot bleu ciel et blanc jadis, sur cette pelouse, avec pas un chat dans les tribunes, à une époque où le surf naissait et où les gnons volaient bas sous la mêlée car les arbitres n'avaient pour rudiments d'un hypothétique règlement que la base. Le strict syndical vaguement autorisé. Hormis les cravates et les en-avant, tout était permis. J'aimais alors sans mesure les matches d'entraino du samedi après-midi et les déplacements en car du dimanche matin pour aller filer des marrons dans la bouillasse post-automnale de Baïgorry ou d'Esterençuby. La 3ème réparait tout, les quartiers de citron étaient distribués à la mi-temps et on gardait l'écorce comme protège-ratiches. Tout le long de la deuxième période, elle gardait son goût acide, qu'un peu de sang de gencives venait sucrer aux marges. Rouge et jaune n'ayant jamais rappelé les couleurs d'aucune équipe du pays, l'honneur de l'agrume était sauf. Celui de nos incisives aussi... Samedi prochain, c'est Sale (et son Chabal international) qui viennent se frotter à l'Aviron. Va y avoir de la tuste et du gniac sur la pelouse. Je prendrai les billets demain, sur le Net. Té!

dimanche, 21 octobre 2007

Bleu à l'âme

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Retour sur France-Angleterre
 
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Bleu Klein, pour oublier l'autre. 
 

Springbok

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Bravo! 

samedi, 20 octobre 2007

Puma


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No Comment. 

mercredi, 17 octobre 2007

Chabal, les toros et Paquito

ef366ad9eb30c20aac09732056965a37.jpegLe Hmmmmm… poussé par le public des stades lorsque Sébastien Chabal prend le ballon ovale et le Hooouuuu… que celui des arènes pousse lorsqu’un énorme taureau jaillit du toril, ont partie liée. Ils expriment la nostalgie des origines. Il semble révolu le temps  métrosexuel où le monde n’avait d’yeux que pour David Beckham et ses clônes ou pour les éphèbes du Stade Français propres et nets, façon pub pour produits de beauté masculins. Voici revenu le temps de l’homme des cavernes, de ce fond d’animalité qu’on croyait disparu au cœur de la nature humaine, urbaine et lisse. Une soif de Sauvage gronde dans les tribunes des stades de rugby, à la faveur d’une Coupe qui sacre la force davantage que la tactique. Elle ne doit pas être confondue avec la sauvagerie mâtinée de haine ayant cours dans certains stades de foot. Aux corridas, c’est pareil : la corpulence d’aurochs est admirée. Il faut du brutal et du costaud partout. De l’être préhistorique. Des cheveux longs, de la barbe, des carrures sorties de la BD Rahan. Les ados surnomment Chabal Hulk. En trois mois, le rugbyman est devenu une star absolue, à son corps défendant. Passé du stade « inconnu au bataillon » au statut de people du Stade de France. Cet engouement est de bon aloi. En exultant, les spectateurs (certains se déguisent en Chabal) expulsent cette part manquante d’une société où le politiquement correct cerne, puis noie toutes les strates du comportement. Et il ne s’agit66158a2241dc4df6d6f5832de759990a.jpeg pas de violence, mais de joie. Celle de projeter sur un athlète au look antique les fantasmes de combats âpres et loyaux. Chabal est là pour enfoncer une ligne adverse, mais c’est un combattant armé de respect. Dans l’arène, le frisson provoqué par un de ces taureaux échappés d’une gravure de Goya, renvoie à un temps finalement cyclique. Rien n’est jamais irrémédiable, sauf la mort, nécessaire, du taureau. Les opposants à la corrida, dont le lobbying est plus puissant lui aussi, ne feront pas de différence entre une bête effilée comme un sanglier corse et une autre surarmée accusant 600 kg sur la balance. Donc, qu’importe. Avec un « toro-aurochs » le combat est plus dur, plus équitable. Et le respect reste l’arbitre de chaque corrida. Le public réclame davantage de spectacle, des jeux du cirque. Rome ! Il espère que Chabal prendra le ballon à chaque percée bleue. Qu’il envisage de faire un tour chez le coiffeur-barbier devient une rumeur nationale. La menace d’interdire la corrida aussi. Ce retour à l’âge de fer ou de pierre, à l’heure où les ours blancs luttent pour leur survie sur une banquise fondante, est salutaire. Il exprime une résistance. Une morale ded4120b9e133739f2df5255d05aa88493.jpg la solidité. Une éthique homérique. podcast

Et le plus savoureux est que Chabal et les beaux taureaux se retrouvent unis dans la ferveur, lorsque à chaque match de rugby, les  « bandas » (ces orchestres de rue sont tous du Sud-Ouest : ceci explique cela) entonnent, comme à chaque corrida, Paquito chocolatero, ce paso doble taurin symbole de fiesta, de feria, de gaîté partagée et de rassemblement, toutes origines confondues . Car c’est un hymne à la joie qui met immédiatement le feu du bonheur et qui n’a pas la morgue guerrière de la Marseillaise ni le ton rogue et  mortifère de la Lettre de Guy Môquet. Il soulève les foules. ¡Ola !  Léon Mazzella

PS : je devrais citer aussi Vino griego, fameux chant de fin des fêtes de Dax, tous foulards rouges tendus à bout de bras dans les Arènes d'abord, lorsque toutes les bandas sont dans le ruedo, et qui marque -à l'instar de Pobre de mi à la fin des Sanfermines, les fêtes de Pampelune-, le début de l'attente : à partir de ce chant, il ne reste plus qu'un an à tirer avant de revivre l'ouverture des Fêtes!.. Vino griego est aujourd'hui souvent donné (mais peu entonné) dans les stades (pendant cette Coupe, c'est le cas) et ça réchauffe les coeurs. Moi, ça me rappelle chaque fois Dax, en particulier la fin de Toros y Salsa de septembre 2002. Les larmes aux yeux je te dis, oui!..

Photos : Chabal, avec ou sans cheveux, ne produt pas le même "impak".

Toro de Osborne.

Lien media : Paquito chocolatero, à écouter en lisant ce papier. (Pour écouter Vino griego, rendez-vous sur radioblogclub.com : zik seule, ou bien sur UTube : ils ont la video en plus!)

¡Olé!

 

lundi, 15 octobre 2007

Habana vole

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Voir cela (à plusieurs reprises en plus) hier soir au Stade, fit oublier les larmes Bleues de la veille.  

dimanche, 14 octobre 2007

Avé sagesse, té!

"Ce matin, allons, il faut sécher nos larmes, savoir remercier nos joueurs, et se draper de dignité ( pour le coup, de grâce, ne cédons pas à la franchouillardise) avant d'aller doucement chuchoter à l'oreille en chou fleur de toute une équipe dévastée de chagrin, ces mots de Jean- Pierre Rives "le rugby est l'histoire d'un ballon avec des hommes autour; et quand il n'y a plus de ballon, il reste l'essentiel, les hommes. "...(Benoît Jeantet)

Source : http://www.rugbymane.blogspot.com/ 

vendredi, 21 septembre 2007

ovalire

Il y avait rugbymane, le blog rugby-littéraire de Benoît Jeantet (lien ci-dessous colonne de gauche), voici http://lachoule.blogs.paramourdurugby.com  C'est un autre blog intello de la chose ovale. Allez-y c'est du sûr.

• News rumeur : Chabal, sortira ce soir des vestiaires avec la boule à Z et rasé de frais. Info ou Intox?.. 

News perso : Et mon fils (il commence le rugby cette année) qui s'est fracturé le pouce avant-hier à l'entraino de sélection du PUC en se prenant le ballon et la godasse d'un autre à bout portant! Urgences à Cochin jusqu'à pas d'heure (on adore), 3 semaines de plâtre! Pour son 2è entraino, c'est pas du jeu!.. Si encore il avait essayé de se la jouer Imanol!.. 

(Photo ci-dessous : figlio mio avec qui vous savez, en août 2006 dans le resto que Bernie possède à Arcachon, à l'issue d'une interview que je réalisais pour VSD, à propos des vins de  Gaillac qu'il signe. ©L.M.).

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