mardi, 13 mai 2008
Poésie de rappel
13:43 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : femmes de soie, la corrida du 19 avril
vendredi, 09 mai 2008
Se sentir eluardisé, l'après-midi
La courbe de tes yeux
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Paul Eluard, Capitale de la douleur, Poésie/Gallimard
18:26 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, eluard
jeudi, 08 mai 2008
Nous tairons jusqu'au silence
Pour que demeure le secret
Nous tairons jusqu'au silence
Nul oiseau n'est coupable
Du tumulte de nos coeurs
La nuit n'est responsable
De nos jours au fil de mort
Il n'est que grande innocence
Et des colonnes en marche
Mais les plaines soulignent
Notre solitude de leur blé.
Max-Pol Fouchet, Demeure le silence, Actes Sud
11:17 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : max-pol fouchet
mardi, 06 mai 2008
Les Aventuriers
Ce poème nous est offert par aliscan (allez voir son blog http://quialaviealetemps.hautetfort.com/consacré à la poésie, notamment au haïku). Merci à lui.
Comme j'ignorais jusqu'à l'existence de ce poète il y a quelques minutes encore, je viens de surfer sur Google et sur fnac.com L'oeuvre du bonhomme a l'air difficile à trouver. Nous chercherons quand même. Dans l'attente, voici le site qui lui est consacré : http://www.leon-verane.fr/verane2_1.htm
(J'aime lorsque ce blog s'enrichit de la sorte, devient interactif, comme là...).
Nous eûmes tous les deux des âmes sans courage.
Lorsque le vent gonflait la toile des vaisseaux,
Les pieds comme rivés au sable de la plage,
Nous avons vu la proue ouvrir de vastes eaux.
Nous avons écouté l'adieu de l'équipage,
De ceux que L'Aventure a pris dans ses réseaux,
De ceux qui sans émoi, savent, des noirs orages,
Accoudés à la lice, endurer les assauts,
Quand d'autres s'inscrivaient sur les pages du rôle ;
Nous avons agité nos mouchoirs sur le môle.
Que nos jours maintenant soient en proie aux regrets !
Ceux-là trouveront seuls les îles chimériques
Qui, libres de tous liens, sifflent dans les agrès
Et portent dans leur coeur l'espoir des Amériques.
Léon Vérane, Les aventuriers
19:49 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : léon vérane
lundi, 05 mai 2008
La Ville
Grasset (Les Cahiers rouges) s'apprête à reprendre l'oeuvre complète du jeune poète Bordelais mort en 1914. Trois livres : les poèmes de L'Horizon chimérique (nouvel extrait ci-dessous), un roman, Les Dimanches de Jean Dézert et les Contes, dont les splendides Pétrels, et ce petit bijou absolu (à mes yeux) qu'est Le City of Benares...
"Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte;
Le dernier de vous tous est parti sur la mer.
Le couchant emporta tant de voiles ouvertes
Que ce port et mon coeur sont à jamais déserts.
La mer vous a rendus à votre destinée,
Au delà du rivage où s'arrêtent nos pas.
Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées;
Il vous faut des lointains que je ne connais pas.
Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.
Le souffle qui vous grise emplit mon coeur d'effroi,
Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,
Car j'ai de grands départs inassouvis en moi."
15:21 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jean de la ville de mirmont
L'Horizon chimérique
"Un instant, j'ai pensé que la plus fière joie
Eût été de m'enfuir, comme un aigle s'éploie,
Au lointain rouge encor des soleils révolus.
Et j'enviais le sort des oiseaux de passage.
Mais mon âme s'apaise et redevient plus sage,
Songeant que votre amour ne me quittera plus."
Jean de La Ville de Mirmont.
10:21 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 18 mars 2008
De Neruda
20:44 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, neruda
lundi, 17 décembre 2007
EAUX D'ICI
14:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : eaux
vendredi, 30 novembre 2007
Un'anno già
Si la mort est une prairie émue par le silence ou un jardin peuplé de fées, la vie depuis, chemine avec ce-je-ne-sais-quoi qui la fait parfois claudiquer. Un manque certain évolue cependant dans la joie et le partage du souvenir. Et si ce bonheur-là possède un regard, c'est celui qu'il avait en partant : clair, digne; admirable...
Journal Sud-Ouest de ce jour, page carnet (auquel j'ai communiqué cette annonce...).
10:55 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : messe anniversaire cathédrale de bayonne 2 décembre 11h
dimanche, 30 septembre 2007
Antonio Gamoneda
(…) C’est l’année du besoin.
Cinq cents semaines durant j’ai été absent de mes desseins,
déposé en nodules et silencieux jusqu’à la malédiction.
Entre-temps la torture a pactisé avec les mots.
Maintenant un visage sourit et son sourire se dépose sur mes lèvres,
et l’avertissement de sa musique explique toutes les pertes, et il m’accompagne.
Il parle de moi comme une vibration d’oiseaux qui auraient disparu et seraient de retour ;
il parle de moi avec des lèvres qui répondent encore à une douceur de paupières.
20:31 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie espagnole contemporaine





















