dimanche, 11 mai 2008
Zique
Ma fille m'a fait découvrir récemment deezer.com Vous connaissez sans doute. Sinon, découvrez : c'est le site idéal, gratuit, pour bosser (devant son ordi) en écoutant tout ce que l'on veut et que l'on n'a pas, ni dans son itunes, ni dans sa cdiscothèque.
Fix You, Coldplay.
This sunday morning, I've got the pêche with the big noyau. Yeeeeep!
14:21 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : deezer.com
samedi, 10 mai 2008
La Petite Vermillon
15:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : frébourg, coatalem, la table ronde
Monumenta
11:48 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : richard serra
DIS,.. MAIS!..
Le dimanche 10 mai 1981, après les résultats, nous nous étions engouffrés dans ma 4L pour aller faire la fête une partie de la nuit, place de la Victoire, à Bordeaux. Nuit de liesse absolue. Les Années-Tonton, qui seraient les notres*, allaient commencer. Le lendemain à 8h00, je passais l'écrit de culture générale du diplôme de Sciences-Po. Epreuve majeure. Nous pensions tomber sur un sujet en rapport avec la gauche française depuis ses origines, ou sur le Socialisme. Etions incollables sur Marx et ses arrières-petits-enfants... Paf! Le sujet fut "Les nouveaux pauvres", lesquels étaient bien plus riches qu'aujourd'hui, d'ailleurs. Reste cette grande fête sincère, ce souvenir d'une joie incroyable à la vue du visage de Tonton sur la vieille télé n&b de ma turne d'étudiant. Depuis, chaque 10 mai, je fête intérieurement ce bonheur-là. Nous avions vingt ans et des poussières, l'espoir gonflait nos poitrines comme le vent la grand'voile. Une expression de soulagement, de sérénité retrouvée, une détente certaine se lisaient sur les visages, le 11 mai. Avec le recul, je sais que ces années-là -les années Mitterrand, de 1981 à 1995, puis le point d'orgue que fut le beau rassemblement Place de la Bastille en janvier 1996, celui enfin de janvier 2006, qui sonna comme un glas, tomba comme un rideau de théâtre, ont été nos années essentielles.
(* avec mes amis)
11:35 Publié dans écris chaque jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mitterrand
vendredi, 09 mai 2008
Montaigne, toujours...
"Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche."
Les Essais, III, 9, éditions Arléa.
18:37 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les essais de montaigne
Se sentir eluardisé, l'après-midi
La courbe de tes yeux
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Paul Eluard, Capitale de la douleur, Poésie/Gallimard
18:26 Publié dans Tu es plus belle que le ciel et la mer | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, eluard
Fajardie, suite.
18:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hommage
puisque on ne peut plus rien cacher...
Voici ce que le site de la fnac annonce.
Il est grand temps que je remette le manuscrit définitif à mon éditeur!..
Donc : merci par avance d'en réserver, chacun, une douzaine d'exemplaires chez votre libraire...
http://livre.fnac.com/a2237852/Leon-Mazzella-Philosophie-gourmande-du-sud-ouest?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=9&Fr=0
Rossini, Le barbier de Séville, par la Callas.
15:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : petite philosophie du sud-ouest
...tume
13:16 Publié dans Tu es plus belle que le ciel et la mer | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la mer...
le petit naze sous le Portique
Les philosophes se réunissaient à Athènes au lieu dit le "Portail peint" (Stoa Poikilè, d'où leur surnom de stoïciens, "philosophes du Portique").
Photo : "le petit philosophe du sud-ouest sous le Portique -ou ce qu'il en reste, pense à Socrate et ignore que Cécile le photographie" ©C.L.
Merci au "Monde de la Philosophie" de nous offrir cette semaine Sénèque (La Vie heureuse, La Brièveté de la vie, Lettres 1 à 29 à Lucilius) le Manuel d'Epictète et les Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle. Jubilatoires lectures!
13:13 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sénèque et les autres
jeudi, 08 mai 2008
Nous tairons jusqu'au silence
Pour que demeure le secret
Nous tairons jusqu'au silence
Nul oiseau n'est coupable
Du tumulte de nos coeurs
La nuit n'est responsable
De nos jours au fil de mort
Il n'est que grande innocence
Et des colonnes en marche
Mais les plaines soulignent
Notre solitude de leur blé.
Max-Pol Fouchet, Demeure le silence, Actes Sud
11:17 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : max-pol fouchet
mardi, 06 mai 2008
Simple!
21:07 Publié dans Miam! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Les Aventuriers
Ce poème nous est offert par aliscan (allez voir son blog http://quialaviealetemps.hautetfort.com/consacré à la poésie, notamment au haïku). Merci à lui.
Comme j'ignorais jusqu'à l'existence de ce poète il y a quelques minutes encore, je viens de surfer sur Google et sur fnac.com L'oeuvre du bonhomme a l'air difficile à trouver. Nous chercherons quand même. Dans l'attente, voici le site qui lui est consacré : http://www.leon-verane.fr/verane2_1.htm
(J'aime lorsque ce blog s'enrichit de la sorte, devient interactif, comme là...).
Nous eûmes tous les deux des âmes sans courage.
Lorsque le vent gonflait la toile des vaisseaux,
Les pieds comme rivés au sable de la plage,
Nous avons vu la proue ouvrir de vastes eaux.
Nous avons écouté l'adieu de l'équipage,
De ceux que L'Aventure a pris dans ses réseaux,
De ceux qui sans émoi, savent, des noirs orages,
Accoudés à la lice, endurer les assauts,
Quand d'autres s'inscrivaient sur les pages du rôle ;
Nous avons agité nos mouchoirs sur le môle.
Que nos jours maintenant soient en proie aux regrets !
Ceux-là trouveront seuls les îles chimériques
Qui, libres de tous liens, sifflent dans les agrès
Et portent dans leur coeur l'espoir des Amériques.
Léon Vérane, Les aventuriers
19:49 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : léon vérane
Paquito revient
A tous ceux qui sont en manque de toros, voici notre hymne-à-frissons, Paquito chocolatero, en attendant Vic, Nîmes et surtout Bayonne, Dax, San Seba, Pamplona, via Mont-de-Marsan et toutes les petites arènes où les novilleros se joueront leur vie à onze heures a punto.
¡ Suerte para todos ! Y que Dios reparta bien las cornadas. Si lo quiere...
Hey!.. Hey!..
18:08 Publié dans toro! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corridas, paquito chocolatero
lundi, 05 mai 2008
Le tour de Babelle...

Selon la Genèse, les Sumériens commencèrent à ériger une tour qui devait les conduire jusqu'au ciel. La Tour de Babel. Ces hommes descendaient de Noé. Parlaient la langue adamique. Ce fut peine perdue, mais le rêve et son allégorie demeurent à jamais magnifiques. Mon ambition est moindre. Quoique. (Je descends du singe. Et du songe, certains matins. Alors...). Elle est de faire le tour de Babelle. A chacun son travail de Sisyphe. Par bonheur, ce tour-là -ivresse majuscule- n'est, ne sera jamais entièrement accompli, car le sujet est infini. Comme l'amour, la connaissance, le bonheur. Lequel est toujours à venir, à l'instar du Livre à venir, cher à Blanchot. Celui que l'on rêve chaque jour d'écrire. Le livre parfait. Le Livre de sable, selon Borgès. Chacun mon Tour, en somme. Nan?..
(Peinture de Brueghel l'Ancien.)
16:49 Publié dans Tu es plus belle que le ciel et la mer | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : babel, la tour!
Fajardie
fajardie.free.fr/
L'un des pères du néo-polar vient de nous quitter. 60 ans. Cancer. Sale affaire pour ce compagnon de route de Daeninckx et Manchette. Auteur de nombreux polars à la française avec des héros à la manière de l'Inspecteur Harry, nobles et franchouillards, auteur d'un paquet de romans, parfois historiques, de quelques pamphlets, Frédéric H. Fajardie a aussi écrit presque autant de nouvelles que Maupassant.
Je me souviens de l'avoir rencontré chez lui, dans sa ferme normande, une nuit d'ivresse, au cours des années 92 ou 93. J'avais commencé la soirée en compagnie de Denis Tillinac et de Françoise Blondin, de bar en bar (tous ceux qu'Antoine avait fréquentés). Pélerinage rude. Nous fûmes battus à plate couture par une veuve droite comme un I, après pas mal de canons descendus. Elle rentra néanmoins se coucher. Nous la raccompagnâmes. Là, Denis dit : on va voir Fajardie, t'as une bagnole? Mais c'est loin, sa Normandie! Qu'à cela ne tienne. Saint-Christophe fut du voyage, c'est indubitable, car nous arrivâmes sans tonneau à destination vers 3 heures du matin. Pleins phares, klaxon bloqué devant les grilles. Frédéric se réveilla, saisit son fusil de chasse et le pointa sur les hurluberlus depuis la fenêtre la plus haute de la ferme. C'est lorsqu'il reconnut Tillinac qu'il baissa son arme. Suivirent agapes. Trois jours d'amitié, de liesse et de littérature pourfendue. Souvenirs... Ciao, Bello! Je bois un thé vert à ton talent. Car c'est ainsi, désormais. Je te relirai souvent.
Son oeuvre, partiellement reprise dans Le Livre de poche, Folio, La Petite Vermillon (LTR) et Babel (Actes Sud), est parue -essentiellement- chez Mazarine, Lattès, Fayard, Les Mille et une nuits, La Table ronde, Actes Sud et, pour les derniers ouvrages, aux éditions des Equateurs.
15:39 Publié dans humeurs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : fajardie
La Ville
Grasset (Les Cahiers rouges) s'apprête à reprendre l'oeuvre complète du jeune poète Bordelais mort en 1914. Trois livres : les poèmes de L'Horizon chimérique (nouvel extrait ci-dessous), un roman, Les Dimanches de Jean Dézert et les Contes, dont les splendides Pétrels, et ce petit bijou absolu (à mes yeux) qu'est Le City of Benares...
"Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte;
Le dernier de vous tous est parti sur la mer.
Le couchant emporta tant de voiles ouvertes
Que ce port et mon coeur sont à jamais déserts.
La mer vous a rendus à votre destinée,
Au delà du rivage où s'arrêtent nos pas.
Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées;
Il vous faut des lointains que je ne connais pas.
Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.
Le souffle qui vous grise emplit mon coeur d'effroi,
Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,
Car j'ai de grands départs inassouvis en moi."
15:21 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jean de la ville de mirmont
L'Horizon chimérique
"Un instant, j'ai pensé que la plus fière joie
Eût été de m'enfuir, comme un aigle s'éploie,
Au lointain rouge encor des soleils révolus.
Et j'enviais le sort des oiseaux de passage.
Mais mon âme s'apaise et redevient plus sage,
Songeant que votre amour ne me quittera plus."
Jean de La Ville de Mirmont.
10:21 Publié dans Tu es plus belle que le ciel et la mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pestacle
"Nargis s'est abattu sur la Birmanie. Découvrez en avant-première les photos de cette tragédie prises sur place par un internaute."
Voici ce que je viens de lire, en frémissant - effroi et honte le disputent - sur la page d'accueil de Yahoo. De funeste mémoire, cela m'évoque le feu d'artifice quotidien que CNN offrait au monde en direct de Bagdad, au début de cette -très- sale guerre (sale guerre serait un pléonasme).
Le spectacle de l'horreur... en avant-première. Bienvenue chez les chtis birmans...
Cette sémantique est à vomir et le pire, c'est qu'elle ne cache plus son intention.
La Terre se réchauffe, la banquise fond mais l'âme humaine se glace. A grande vitesse.
10:18 Publié dans humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cyclone
dimanche, 04 mai 2008
The barefoot contessa
Revoir La Comtesse aux pieds nus et rêver d'Ava. Un grand Manckiewicz. Très grand. Subtil dans ses dialogues, fin dans ses plans, délicat dans ses travellings, jamais appuyé sur les plans rapprochés. Magnifique.
19:31 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ava gardner
Je hais les voyages...
17:38 Publié dans Ethnologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : centenaire de lévi-strauss
jeudi, 01 mai 2008
Aphorismes sous la lune
Nous avons évoqué ici même les deux précédents ouvrages de Sylvain Tesson, infatigable marcheur, travel-writer, loup solitaire constamment into the wild, sorte de Walden (de Thoreau), d'homme ayant recours aux forêts (selon Jünger), de Jack London de tous les horizons possibles, un écrivain du grand dehors, héritier de Chatwin, Théroux et Bouvier. Nous avions loué les qualités de son "Petit Traité sur l'immensité du monde" et de son "Eloge de l'énergie vagabonde". Paraissent ses "Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages" avec de délicates illustrations bleu nuit, noir et blanc de Bertrand de Miollis (les trois aux éditions des Equateurs). Ce sont des pensées ultra-courtes, entre le haïku et le mot d'humour, le calembour et le fragment à la Jules Renard (dans son Journal). Toutes ont trait à la vie sauvage, loin des hommes et de ce qu'ils (dé)font de la planète en jouant dangereusement avec elle.
Le livre ouvre avec celle-ci : La mer : un coeur qui bat entre deux côtes. A chaque page, une trouvaille tendre, séduisante : Un paysan ignorant dans un champ cultivé... A quoi rêve un sage endormi dans un champ d'herbes folles?.. Idiot du bocage : sot de haies... Boire du thé fait pisser le temps... (c'est bien vrai!). Ce n'est pas en les coupant qu'on rendra meilleures les mauvaises herbes... Un fruit de la Passion rêvait de rencontrer un buisson ardent... La mer est la descente de lit des fleuves... Le courage n'existe pas : même le soleil se couche... Une régate de femmes voilées sur le trottoir d'une ville d'Islam... La ville : gueule de bois des hommes ivres de nature... Le Marais est un quartier chic où vivent les vanneaux huppés... On ne rempote pas une jeune fille en fleur... Voyage organisé : oxymore... J'aimais flâner avec elle. Sans "L", je fâne...
Et beaucoup d'autres comme celles-là, glânées au hasard. Lisez Tesson, et faites passer.
17:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sylvain tesson
-8
16:57 Publié dans Miam! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : alools, d'apollinaire
L'été sera velu
11:09 Publié dans Rugby | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : chabaaaal!
mardi, 29 avril 2008
L'enclos "Keffer"
C'était l'enclos des chiens-loups utilisés pour monter la garde, pour la chasse, et principalement pour les chasses des hommes (...) Un jour arriva un convoi dans lequel se trouvaient des petits enfants. Le commandant du camp ordonna de les déshabiller et de les pousser dans l'enclos. Les enfants furent dévorés aussitôt, apparemment, car nous n'entendîmes pas de cris. Et cela devint une habitude. (pages 90-91)
Nous avons l'habitude d'entourer les grandes catastrophes de mots afin de nous en protéger. Les premiers mots de ma main furent des appels désespérés pour trouver le silence qui m'avait entouré pendant la guerre et pour le faire revenir vers moi. Avec le même sens que celui des aveugles, j'ai compris que dans ce silence était cachée mon âme et que, si je parvenais à le ressusciter, peut-être que la parole juste me reviendrait. (page 127)
Lisez Histoire d'une vie, d'Aharon Appelfeld (L'Olivier), livre essentiel.
18:33 Publié dans écris chaque jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : aharon appelfeld
lundi, 28 avril 2008
André et Dorine
André Gorz écrivit également cette dédicace à Dorine, son amour, sur un de ses livres (Le traître) :
A Toi dite Kay
Parce qu'en étant
Toi tu m'as donné
Tout, y compris
Je.
Une si forte déclaration rend jaloux.
De ne l'avoir pas trouvée soi-même.
D'en n'avoir pas fait don...
15:54 Publié dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gorz
dimanche, 27 avril 2008
Partir à deux
André Gorz, avant de se suicider avec sa femme, comme le firent Zweig, Novalis... écrivit ceci :
"Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble."
Outch.
23:04 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gorz
samedi, 26 avril 2008
Femmes et Havanes
Elle est encore réticente, hésite à franchir le pas, a peur d’avaler. Cette fois, il s’agit de ne pas le faire. D’oublier la cigarette. La prise en main étonne : c’est gros ! Nous l’allumons pour elle. L’apprentissage de l’allumage du cigare viendra après. Respire sa tête ; à fond. Dis ce que tu ressens davantage que ce que tu sens. L’herbe coupée, le bois, le poivre, le cuir, la sueur ; dis tout. Pense au vin. Laisse-toi enivrer par le meilleur du cigare peut-être : sa dégustation à cru. C’est quoi ? –Un robusto de Flor de Selva : la fleur de la forêt. Un honduras fait par une femme ; Maya Selva. Un cigare doux, franc, pas simple mais pas compliqué non plus, voluptueusement capiteux, qui monte en puissance à la manière d’une vieille anglaise : passé le troisième rapport, sur une ligne droite et pure, genre la 10 passé Orly. Tu vois ? –Non. Cela ne fait rien. Tire franchement dessus. Quel que soit le cigare, il faut s’en occuper sans relâche dès l’allumage. Si tu parles trop, il s’éteint et se venge en te refilant une âcreté dont tu te souviendras. –Mais c’est difficile à tenir entre deux doigts. Tu t’y feras. Tu aimes sa couleur pâle, même si elle te paraît noire en regard des tiges que tu as l’habitude de griller sans plus te poser de questions ? C’est une cape clara, grasse. Observe le huileux de cette robe lisse. Alors ? –C’est pas fort ! Je pensais que j’allais respirer du feu et du piment. Contrairement à une idée reçue, plus le cigare est gros, moins il est généralement fort. J’ai choisi exprès un honduras féminin comme certains côte de nuits plutôt qu’un havane, pour commencer. Demain soir, j’allumerai pour toi un habano simple, le cazadores de José L. Piedra. Après-demain soir, tu fumeras, si tu le veux bien, du plus sérieux, mais encore facile : le choix suprême d’El Rey del Mundo. Et si tu franchis ce cap de bonne espérance, nous fumerons ensemble un D3 de Partagas, plus agréable que son vieux frère le D4. Nous nous cantonnerons aux robustos pour cette semaine. Si tu en redemandes toi-même, nous passerons à un calibre supérieur ce week-end, à la campagne devant la cheminée ; après le pot-au-feu. Un churchill de Saint Luis Rey ou de Romeo y Julieta. Du sérieux raisonnable. Nous verrons si tu résistes. La manzanilla La Gitana, glacée et le jabugo tranché comme du papier gommé escortent le flor de selva comme des motards un ministre plénipotentiaire planqué derrière les vitres fumées de sa limousine filant à vive allure sur les boulevards de ceinture. La femme en cours d’initiation ronronne. Si tout se passe comme nous le souhaitons, au quatrième tiers elle sera conquise à la cause et l’homme obtiendra licence à durée indéterminée d’allumer son double coronas du soir sans s’attirer les foudres habituelles. Module vivendi.
19:45 Publié dans Miam! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 21 avril 2008
AV206 NICKELCHROME
Cela n'a rien à voir... Mais je vends une Peugeot 206 HDI (diesel) 5 portes, gris métallisé, clim, lecteur cd, novembre 2001, 83000 km, contrôle technique ok, très bien entretenue et sous-kilométrée, argus, soit 5000€ au centime près.
09:43 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : vroum!
dimanche, 20 avril 2008
Impression, à Saint-Jean-de-Luz
16:33 Publié dans écris chaque jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : donibane lohitzun





