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Dessin

  • le cul de bobo

    Voici l'une des quatre nouvelles affiches tordantes signées Michel Tolmer, en vente 12€ chacune (30x40) sur le site de glougueule (pour les hommes de glou!). Avec glougueule, l'art de l'autodérision coule de source. L.M.

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  • Trois poèmes en trois affiches

    Voici trois poèmes extraits de Femmes de soie et autres oiseaux de passage (210 pages, Séguier, décembre 1999). L'éditeur avait alors eut l'idée d'imprimer plusieurs affiches de format 30x40 à l'intention des libraires. En voici donc trois, rescapées, scotchées sur un mur, avec la couverture du livre, rehaussée d'une oeuvre de Francine Van Hove intitulée Au soleil :

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  • (écrans)

    Ce matin, je me suis levé tôt, j'ai bu du café, puis je suis sorti, j'ai acheté la presse, un croissant que j'ai aussitôt dévoré en mettant plein de feuilletage sur mon écharpe... C'est passionnant, n'est-ce pas? -Vous allez voir : J'ai alors observé mes congénères. Et bien figurez-vous que j'en ai vu plusieurs, deux-trois, si-si, qui ne regardaient pas et ne tapotaient pas sur leur téléphone en marchant. Je vous jure que c'est vrai. Bon, évidemment, j'ai évité pas mal de collisions avec tous les autres zombies, et je me suis dit : si je leur demandais quelle est la couleur du ciel aujourd'hui, ils ne sauraient répondre.

    Ci-dessous, sur des sujets voisins comme l'urgence de capturer au lieu de vivre, l'absorption de tout l'être par la bonde de l'écran, l'inquiétante addiction des jeunes à leur prison psychique (le smartphone), le curieux besoin d'être en public mais reclus avec son ordinateur portable, le côté si insolite (et bientôt très classe) de lire un journal, l'outrecuidance d'utiliser un ordinateur portable au restaurant (comme celle, honnie, de téléphoner dans les transports en commun), etc., voici des illustrations pathétiquement vraies de notre époque, signées du satiriste autrichien Gerhard Haderer, au regard acide, sans concession et un rien désabusé. L.M.

    Capture d’écran 2018-03-27 à 09.20.19.pngCapture d’écran 2018-03-27 à 09.20.54.pngCapture d’écran 2018-03-27 à 09.21.09.png

  • Le chant profond des vivants qui ne renoncent pas


    Capture d’écran 2017-02-27 à 16.41.21.pngCapture d’écran 2017-02-27 à 16.36.24.pngCapture d’écran 2017-02-27 à 16.35.40.png
    Capture d’écran 2017-02-27 à 16.36.39.pngTenir parole, transmettre, conjuguer visible et invisible. La poésie endosse bien des rôles. Deux poètes à leur façon, André Velter, auteur et directeur de la fameuse collection de poche Poésie/Gallimard, et Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien imbibé par l’âme et le regard des poètes, ont déjà signé plusieurs ouvrages ensemble. Ceux consacrés à « Zingaro, suite équestre », sont dans nos mémoires vives. Le nouveau, qui paraît, « CEUX de la poésie vécue » (Actes Sud) est un magnifique album qui rend hommage, en dessins et en mots, à une vingtaine de poètes majeurs, et dont la parole est éternelle : Nerval, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Apollinaire, Cendrars, Maïakovsky, Éluard, Artaud, Aragon, Garcia Lorca, Michaux, Desnos, Hikmet, Neruda, Char, Genet, Pasolini, Darwich. Nous connaissons l’ardeur de Pignon-Ernest à poétiser les murs, comme ceux de Naples avec ces fameux grands dessins de Pasolini représenté en Pietà, ceux des docks de Brest avec Genet, ou encore de Darwich à Ramallah, à Jérusalem. Car la parole en lutte est aussi de mise dans ce riche album. C’est des poètes irréductibles, capteurs de signes et porteurs de paroles de révolte qu’il s’agit. « La poésie a la vie dure, même si on l’annonce régulièrement à l’article de la mort », précise Velter en introduction. « La poésie refuse d’être un ornement », poursuit-il, car « ceux de la poésie vécue ne sont en aucun cas des adeptes d’on ne sait quelle tour d’ivoire ». La poésie comme arme de combat « dit le réel, mais en le révélant plus vaste, et d’une prodigieuse intensité ». C’est cette tension, cet escalier vers la pureté qui jaillit de chaque page, et les splendides portraits au trait de poètes, les photos des grands dessins en pied de Pignon, prises sur les murs de tant de villes, y compris françaises : Desnos, Rimbaud à Paris et Charleville-Mézières, Artaud à l’hôpital d’Ivry-sur-Seine… donnent à ce livre précieux sa dimension de liberté chérie. L.M.