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Gracq, douze ans déjà

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22 décembre 2007. Je prenais avec mes enfants la route de Bayonne depuis Paris pour aller fêter Noël en famille lorsque la dépêche tomba. Julien Gracq venait de mourir... Douze ans après, j'éprouve à nouveau (lire => J.G., + 10) le besoin de marquer ce funeste anniversaire. J'ai relu Le rivage des Syrtes la semaine dernière. Mon commerce avec mon auteur fétiche augmente, ou plutôt se fortifie. Il durcit comme un pot de miel oublié dans le placard de la maison de campagne. Nous l'avions oublié, laissé liquide, nous le retrouvons charnu et granuleux ; blanchi. Il a pris en maturité, en saveurs, en teneur... Sauf que J.G. n'est jamais loin, que le placard est ouvert, la campagne omniprésente, et l'oubli impossible. Mon commerce, disais-je.

Intriguée par les différentes éditions de l'ouvrage le plus connu de Gracq qui ornent l'étagère dédiée, ma fille m'a interrogé sur le motif il y a quelques jours. Nous avons parlé. Je lui ai offert l'édition originale de 1951 avec sa couverture jaune. La plus précieuse, avec mes deux exemplaires dédicacés par l'auteur (Corti, et Pléiade). Mon fils possède depuis Noël dernier la plus récente, massicotée, celle de 2017, ou 2018. Passage. Transmission du verbe. De la beauté.

Aujourd'hui, je voudrais juste joindre la conférence que je donnai, en hommage, le 7 novembre 2017 à l'Institut Français de la Mode, et que France Culture diffusa aussitôt. Elle est toujours disponible sur les ondes, via le site de la radio.  =>  Conférence sur J.Gracq  L.M.

 

P.S. : Un autre 22 décembre (1989), disparaissait Samuel Beckett, mais bon... Cet auteur n'est jamais parvenu à me toucher.

 

 

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