samedi, 25 octobre 2008

mamoon

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Elle se répand dans ma vie
comme un air impregné de sel...
(Baudelaire, Hymne)

La nuit, autour d'elle, était si lourde de sensualité, qu'elle s'en enveloppa comme d'un manteau pour fuir à toutes jambes vers l'avenir, en imaginant tous les moyens possibles de forcer Dick à l'embrasser...
(Fitzgerald, Tendre est la nuit)

09:51 Publié dans eros | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : lune

jeudi, 23 octobre 2008

Exil (Hugo)

Les Equateurs ont la belle idée de reprendre, dans l'élégante collection Parallèles, "Ce que c'est que l'exil", de Victor Hugo. Un texte bref, magnifique, concis et sans concession.
Extraits en guise de tapas : Chapitre I : "Quand ils dépouillent et découronnent le droit, les hommes de violence et les traîtres d'Etat ne savent ce qu'ils font." (...) Chapitre II :  " L'exil, c'est la nudité du droit. Rien de plus terrible. Pour qui? Pour celui qui subit l'exil? Non, pour celui qui l'inflige. Le supplice se retourne et mord le bourreau." (...) Vous exilez un homme. Soit. Et après? Vous pouvez arracher un arbre de ses racines, vous n'arracherez pas le jour du ciel. Demain, l'aurore." (...) "Un homme tellement ruiné qu'il n'a plus que son honneur, tellement dépouillé qu'il n'a plus que sa conscience, tellement isolé qu'il n'a plus près de lui que l'équité, tellement renié qu'il n'a plus avec lui que la vérité, tellement jeté aux ténèbres qu'il ne lui reste plus que le soleil, voilà ce que c'est qu'un proscrit." (...) Chapitre III : "Guernesey est faite pour ne laisser au proscrit que de bons souvenirs; mais l'exil existe en dehors du lieu d'exil. Au point de vue intérieur, on peut dire : il n'y a pas de bel exil. L'exil est le pays sévère; là tout est renversé, inhabitable, démoli et gisant, hors le devoir, seul debout, qui, comme un clocher d'église dans une ville écroulée, paraît plus haut de toute cette chute autour de lui. L'exil est un lieu de châtiment. De qui? Du tyran. Mais le tyran se défend..."

mardi, 21 octobre 2008

Knock-Knock-Knock...

special gift for S. (again), E. qui me fit découvrir ce morceau, et C. aussi.
podcast

lundi, 20 octobre 2008

Dire tant qu'il est temps

Mais l'enveloppe était vide et, comme les feuilles elles-mêmes, elle ne portait ni adresse d'expéditeur, ni signature. "C'est étrange", pensa-t-il, et il reprit les feuilles. Comme épigraphe ou comme titre, le haut de la première page portait ces mots : A toi qui ne m'a jamais connue. Il s'arrêta étonné. S'agissait-il de lui? S'agissait-il d'un être imaginaire? Sa curiosité s'éveilla et il se mit à lire.

Zweig, Lettre d'une inconnue

15:16 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : zweig

dimanche, 19 octobre 2008

La même en mieux (à fond, donc)

http://fr.youtube.com/watch?v=6JgIIGgxymU

 

réveillez vos voisins ou, mieux! invitez-les (le partage, le partage...)

A fond!

http://fr.youtube.com/results?orig_query=knocking+on+heav...

Les Shorts de B.J.

9782758801405.pngBenoît Jeantet -célèbre blogueur souvent présent, ici-, signe « Short Stories » (Atlantica), un bouquet de portraits, « une poignée d'historiettes » élégantes, qui rappellent Kléber Haedens lorsqu'il ovalisait. Vingt textes (préfacés par Richard Escot –on reste en famille), qui disent tous que le rugby réunit et invente une morale, que les hommes qui y touchent ont le regard plus franc qu'ailleurs, car « au café des sports et de l'amitié », écrit l'auteur, « il expliqua pendant des heures sa passion dévorante pour ce jeu, où chaque équipe passait à ses yeux pour un condensé d'humanité... ». Au final, ces « Short Stories » sont un concentré de tendresse, une Geste douce pour dire un sport dur au cuir, décrit avec dérision au détour d'une nouvelle, comme « un truc à peu près incompréhensible pour gladiateurs rustauds, la Rome antique en moins, le rhum agricole en plus... ». Car le Jeantet a le calembour qui perle constamment au bout du stylo. Et il a l’émotion à fleur de peau, qu’il rameute ses années culottes courtes à Quillan, puisque « le rugby ennoblit les souvenirs » (Blondin), ou qu’il dépeigne Malo au chevet de  son maître Jean-Pierre, parti « au pays des brumes », et auquel il « faisait la conversation comme on enverrait des balles molles. A l’aveuglette. » Il n’est donc pas nécessaire d’aimer le rugby, ni d’en connaître les règles, pour lire ces « dernières nouvelles d’Ovalie » -leçons d’humilité et de vérité humaine-, comme on prend un blanc limé en lisant le « Midol », au zinc du Café des Sports et de l’Amitié, le seul qui n’ait jamais viré de bord, mais-vi-ré de-bord…

samedi, 18 octobre 2008

compliment d'objet

L'air ambiant est à la flatterie.

Jeu de mots :

Le discours de la flagornerie : sujet, verbe, compliment...
(Avec cela, nous voilà bien).

Platon : l'éloge (par la voix de Diotime*, dans Le Banquet) ne vaut que s'il dit la vérité sur son sujet.
Aujourd'hui, la vérité est une espèce rare, chassable, mais qui se terre.

Et elle a raison, du fond de son trou.

Bon, voilà. Ce soir : Platon, Zweig, Mamoulian (La Reine Christine) quand même... Et salade de pousses d'épinards au magret fumé, champignons, tomates cerises, puis riz aux coquilles St-Jacques, parce que quand même.

Quand même.

 

* La vérité pour elle est qu'Eros n'est pas un grand dieu, car tout désir est manque; mais, parce qu'Eros est plein de ressources pour se procurer ce dont il manque, Eros est un démon, un intermédiaire entre le divin et l'humain, comme la prêtresse Diotime l'est entre les dieux et les hommes. Elle fait office de passeur, allant du mythe au discours philosophique et poussant l'âme à dépasser son appétit de multiples choses belles pour accéder à une Beauté unique qui peut seule satisfaire le désir... (Monique Dixsaut, spécialiste de Platon).

état d'esprit

Je respirais, délivré, en toute sérénité; et, avec une volupté neuve, je savourais sur mes lèvres, comme un pur breuvage, l'air moelleux, clarifié et légèrement enivrant qui portait en lui l'haleine des fruits et le parfum des îles lointaines...

S.Zweig, Amok

Le narrateur se trouve alors dans le port de Naples, à bord d'un navire, l'Océania.

 

sésame et pavot

ta sauce, c'est simple : huile de sésame + gingembre coupé fin + l'ail pareil + le jus d'un citron vert et du soja japonais.

le thon rouge, tu le vautres dans des graines de pavot.

tu saisis aller-retour le thon, la croûte noire s'est formée.

tu tranches fin avec un bon couteau, façon magret.

et la sauce? dessus, té.

déco : alfalfa ou germes de soja, ou cogollos (coeurs de laitue).

une autre, avec du saumon :

le saumon, tu le vautres dans du sésame préalablement grillé sur une poêle sèche, aller-retour pareil.

la sauce : crème légère + gingembre coupé très fin + soja.

la déco? riz basmathi.

 

 

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