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  • HAIKU

     

     Voici un Haïku signé Aliquante. Je viens de le trouver sur la blogosphre de hautetfort :

     

    Vous

    Qu'importe où vous dormez
    Vous n'êtes plus là
    Je vous aime

    http://alquante.hautetfort.com
     
    Allez-y! Si vous aimez les haïku, ce blog ami est pour vous, camarades! 
  • un roman de rentrée

    Again, for the pleasure...

    "Son grain de beauté noir, elle sait bien. Et ma main droite pour sceller son sommeil, bien calée sous son sein gauche. Et le matin, cette très grande paix sans conquête ni victoire, ineffaçable comme tout ce bleu carillonnant contre le ciel de Vaugirard, comme dans ses cheveux ruisselants le parfum de l'évidence."
    59 préludes à l’évidence
    , d’Arnaud Oseredczuk (Gallimard)

    ...Cet extrait déjà cité dans une note du 26 mai dernier, car en feuilletant plusieurs romans de cette rentrée, je ne trouve pas encore l'équivalent.

    243a8b5c1abc8684df32e08345c944a4.gifSauf peut-être... -mais je l'ai à peine entamé, dans Le Canapé rouge de Michèle Lesbre (éd. Sabine Wespieser) : p.16, déjà : "Je savais que le véritable voyage se fait au retour, quand il inonde les jours d'après au point de donner cette sensation prolongée d'égarement d'un temps à un autre, d'un espace à un autre."

    p.19 : "Ces matins incertains, sans lieu précis, sans heure exacte ou même approximative, quelque part dans une durée indéterminée, me propulsaient bien au-delà du paysage visible. Des gares en ruine m'évoquaient d'autres pays où parfois je n'étais jamais allée, lieux improbables donc, plombés par une inquiétante désolation où quelque drame se jouait à l'insu du monde." 

    D'emblée, nous savons que nous sommes en présence d'un véritable auteur ayant un souci majeur de l'équilibre de la phrase et sa musique.

    A suivre... 

  • courez-y voir pour déjanter sans dérater

    http://courirsaracejogginglitteraire.blogspot.com/

    madblogman collectionne les blogs thématiques, il les écrit tous chaque jour, alimente sa meute de chiens avec talent, je découvre celui-ci ce matin : de la littérature considérée comme une course de fond... 

  • Ethiopie

    http://mireille.free.fr/sud-ouest.html

    Cliquez! C'est un somptueux reportage photographique sur l'Ethiopie, que l'on doit à Mireille Jeanjean. 

  • José Tomas Roman

    a5f07036d436689429e89fe064cd423f.jpg

     Si vous aimez cela passionnément, surtout la littérature, lisez ces 64 pages de pur bonheur, signées de notre meilleur chroniqueur/écrivain taurin (n'en déplaise au Bayonnais Francis Marmande -que j'adore lire dans Le Monde), Jacques Durand. C'est le plus beau livre sur la tauromachie qu'il m'ait été donné de lire depuis "Le Torero Caracho" de Ramon Gomez de la Serna. Actes Sud l'a publié. D'abord enrichi de photos,  superbes, de Marie Fouque. Mais, comme chacun sait ou ne sait pas, les "beaux-livres" empêchent la lecture du texte qui les soutient généralement et les font valoir. Ceci explique cela. Donc, l'éditeur a resorti le texte seul. Et il s'agit bien d'un diamant. D'un régal absolu. Mon stylo, toujours prompt à souligner, en cours de lecture, la phrase exceptionnelle qu'il faudra que je retienne pour les prochaines relectures, s'est emballé. Tout, ou presque, est soulignable. Et fut souligné. Un bijou, dis-je. Une merveille de littérature et de profondeur. De sentido et de sentiment. D'humour raffiné et de connaissance suraiguë.  ¡Ooo-lééééé ! (Depuis, José Tomas Roman est revenu. A Barcelone le 7 juin dernier, puis ici et là cet été...).

    PS : le problème avec mon clavier, c'est qu'il refuse de mettre des accents là où la langue Espagnole en exige : le cas échéant, sur les a de Tomas et de Roman. ¡Disculpe! José Tomas, roman... 

  • Paquito!

    Je ne me lasserai jamais, je crois, d'écouter Paquito chocolatero. Et ça fait bien vingt que çà dure...

    podcast

    Peu de musiques sont autant capables de me transporter à la vitesse de la Lumière, de me propulser littéralement comme un Spoutnik, tchaak! En un éclair, dans une arène a las cinco de la tarde (o a las seis), baignée d'un soleil écrasant comme il faut qu'il soit et d'une atmosphère de liesse aficionada de folie. J'adore. N'en déplaise à ceux qui refusent d'essayer de "piger le coup" (no discussion is possibeule, de toute manière, sur le sujet -et c'est finalement mieux ainsi : chacun mes goûts et mes dégoûts), j'écoute Paquito, là, en écrivant cette note et je me souviens des tardes bitteroises et dacquoises de l'été qui ne s'achèvera pas, non, sans que je vois encore des toros (que l'on espère toujours nobles) et des artistas (toreo de verdad prévu avec Tomas et Castella) en septembre, de Bayonne à Nîmes en passant par Dax...

    ¡Suerte para todos et que Dios reparta bien las cornadas! (Joder...)

     

    PS : je suis content! je peux enfin joindre de la musique sur mon blog! Youpi...

     

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    Castella à gauche, Tomas à droite. Le coeur au centre. 

     

  • La pêche dès potron minet!


    podcast

  • "La" Reza n'est pas obligatoire...

    « Je n’étais pas là la nuit où j’ai été conçu. Une image manque dans l’âme. On appelle cette image qui manque "l’origine". Je cherche à faire un pas de plus vers la source de l’effroi que les hommes ressentent quand ils songent à ce qu’ils furent avant que leur corps projette une ombre dans ce monde. Si derrière la fascination, il y a l’image qui manque, derrière l’image qui manque, il y a encore quelque chose : la nuit. »

    Pascal Quignard, La Nuit sexuelle, à paraître en octobre chez Flammarion

  • Les cathos ultras sont toujours aussi tarés

    http://www.editions-verdier.fr/v3/lettre.php

    j'attends vos réactions, camarades...(*)

    moi je n'en peux plus d'écoeurement, ce samedi 25 août... 

    --- 

    (*) vous avez été 569 à visiter mon blog la nuit dernière -un record pour un 24 août?! Dans le lot, vous serez bien une poignée à lire cette lettre sereine et brillante des éditions Verdier, à Lagrasse, Aude et à réagir ici, si vous le voulez bien.  

  • Les Chants de Malodore...


    Plus nauséabond, tu meurs! Malodore est le nom d'un répulsif puant (dans tous les sens du terme!) qui va être utilisé par le Maire d'Argenteuil (Val d'Oise) pour éloigner les SDF, oui, les sans domicile fixe, pas les rats, non! Des êtres humains mais qui n'ont pas de maison!.. Du centre de sa commune.

    Je ne rêve pas en lisant cela ce matin (dépêche AFP d'hier soir reproduite sur la page d'accueil de Yahoo). Je me dis seulement, en enrageant en silence, que cette planète ne tourne vraiment pas rond.

    Le maire s'appelle Mothron (Ump) il a une gueule de vrai con, la société qui fabrique Malodore, "produits d'entretien"..., se nomme Firchim et les sdf qui vont s'en prendre plein la tronche sont bien sûrs anonymes, comme les chiens errants.

    Ce n'est pas scandaleux. C'est inqualifiable. Et à pleurer.

    Sinon, Barre est mort et il était temps, car ses neurones devenaient violemment racistes, sur le tard (souvenez-vous de ses déclarations odieuses, au printemps dernier).

    Et la rentrée "littéraire" est déjà dominée par une espèce de "roman" (Stendhal, Proust et Flaubert se sont bruyamment retournés dans leur tombe, en voyant les Une des magazines consacrés au sujet) signé Reza, dramaturge bien connue, sur la campagne de France du Nabot 1er qui nous gouverne presque seul.

    Rappel en forme de maxime apprise à Sciences-Po à l'époque du Plan Barre 2 et dont j'ai oublié la paternité : "Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument". 

    Second rappel (après je file me refaire du café. Je suis d'humeur passablement écoeurée, ce matin!) en forme de citation : "De moins en moins édition. De plus en plus poubellisation" (D. de Roux).

    Conclu : Relisez "Le Baron perché" du génial Calvino (Points/roman), dégustez le mince et si dense "Mal de pierres", de Milena Angus (Liana Levi), guettez le nouveau O.Adam (à L'Olivier) et le prochain P.Quignard (Flammarion, octobre) mais, de grâce! Ignorez l'opus-cule de Y.Reza, que d'aucuns et des plus bien-pensants (les pages Livres de grands quotidiens et news!) veulent nous faire passer pour de la littérature. 

    C'est Le Petit Robert qui n'en revient pas, à ses pages 1995/96... 

    Ciao, beurrk et à plus! 

  • faut franchir le ru'by, con!..

    Si vous aimez les notules enlevées et profilées sur les livres à vocation littéraire évoquant le rugby, foncez sur le blog de benoît jeantet : http://rugbymane.blogspot.com/ à la rubrique lignes de fuite. C'est du comack.

  • Novel in progress

    Roman en cours, extrait (page 78) ©Léon Mazzella 

    "Son sexe, je le trouve beau, beau à regarder lorsqu'... écarte ses jambes parce qu’elle veut que je la pénètre, et que je suis sur le point de le faire et que je retarde ce moment. Parce que j’aime regarder son sexe longuement, avant de l’embrasser, de le happer, de le manger avec mes lèvres. Y entrer enfin, faire disparaître mon sexe dans le sien comme un sous-marin en plongée, un dauphin de fresque de Cnossos, est aussi une affaire de regard porté sur nos corps. J’en aime la vision. L’image d’abandon, de disparition, de plongée justement, au fond de son ventre à elle.

    Voir son sexe a pris une dimension étrange, depuis l’accident. Je le regarde comme l’entrée de L'Origine du monde. Je suis parfois bloqué devant le paysage du sexe de mon amour. J’en ai les jambes coupées. Le regard paralysé. Je suis à proprement parler fasciné. D’abord par sa beauté. Oui, vraiment. Je ne m’étais jamais extasié auparavant devant le sexe d’une femme. Mais les courbes de l'aine d’..., les légers renflements, les molles ondulations figurant des dunes de sable, achèvent ses cuisses –là où le poil pubien apparaît de part et d’autre-, avec la grâce d’un fusain d’Ingres. La forme de son triangle, ce petit grain de beauté placé là, le livre de ses petites lèvres qui me tirent un tout petit bout de langue rose –leur marque-page, que je ne me hâte pas d’embrasser, non, jamais tout de suite, pas déjà me dis-je, préférant continuer de vivre l’emprise de cette délicieuse paralysie, sans la brusquer ; me font défaillir. Tout cela me fait bander de partout, par tous les pores, tous les cheveux, et du sexe jusqu’à la douleur."
     
     
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    Gustave Courbet,
    L'Origine du monde.
  • BinouZe

    Ce que je préfère dans la bière, c’est la moustache blanche qu’elle laisse sur ta bouche lorsque tu bois à mon verre et que tu ris d’aise, coquine au regard de voleuse de cerises. Ce n’est ni une kriek, ni une mort subite, mais une blonde à l’amertume bouleversante venue des contrées de Hamlet, le Danemark. To beer or not to beer ?... Nous dînons sur les Champs, ce n’est pas un déjeuner sur l’herbe, pourtant l’aneth embaume la table, le saumon porte un nom de baiser, de chanteur  -Bécaud ; et je t’embrasse.  J’absorbe l’écume de basse mer sur le liseré de ta lèvre supérieure. Cette Carlsberg ne va pas sans Aquaviit, l’alcool blanc que tu me fis découvrir à Copenhague ; ta ville. C’était juste avant que tu me pousses à visiter Aalborg. Nous avions déjà sillonné la Belgique des Abbayes comme des moines trappistes : de brasserie en brasserie.

    Blondes, ambrées, rouges, gueuzes à la bulle fine comme le meilleur champagne, bulle grosse comme ça de certains lambics, miellées, acides, grasses, kirschées,  cidrées, maltées à mort, épicées, nous avons découvert ensemble l’alcool de ta passion.  J’ai suivi.  Sans coup férir. Moi le buveur de bordeaux. L’enivrement fut à la hauteur de mon émerveillement. Certains soirs, entre chienne et louve puis aux alentours de minuit, lorsque notre identité ignore les frontières, nous entrions dans une toile de Brueghel le Vieux. Je tenais ma chope aussi sûrement que tes hanches.
    Tu invoquais Gambrinus, le roi légendaire et laïc, protecteur de la bière. Je pensais au meilleur café du monde que l’on boit au bar éponyme de Naples. Sous tes longs cheveux blonds, tu précisais en pointant un index que dans l’Egypte ancienne, la bière, d’origine divine, était placée sous haute et double protection : celle d’Isis, déesse de l’orge et celle d’Osiris, le patron des brasseurs. Boisson d’offrande religieuse, la bière fut d’abord liée au culte des morts. D’après « le livre des rêves », un rêve de bière est un présage favorable. Patron, remettez-nous  ça!..
     
    (début d'un long papier que j'ai publié dans Senso il y a deux ou trois ans, pour un n° spécial Nord!...)