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lundi, 09 février 2009

l'essence, peut-être

"Le romancier authentique", écrit Dominique Fernandez dans L'Art de raconter (Poche), "crée ses personnages avec les directions infinies de sa vie possible, le romancier factice les crée avec la ligne unique de sa vie réelle."
Si d'aucuns méditaient cela, et agissaient en conséquence, il y aurait moins de sacs postaux en toile de jute, bourrés d'improbables tapuscrits, chaque matin chez les éditeurs...

 

17:56 Publié dans écris chaque jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman

dimanche, 26 août 2007

un roman de rentrée

Again, for the pleasure...

"Son grain de beauté noir, elle sait bien. Et ma main droite pour sceller son sommeil, bien calée sous son sein gauche. Et le matin, cette très grande paix sans conquête ni victoire, ineffaçable comme tout ce bleu carillonnant contre le ciel de Vaugirard, comme dans ses cheveux ruisselants le parfum de l'évidence."
59 préludes à l’évidence
, d’Arnaud Oseredczuk (Gallimard)

...Cet extrait déjà cité dans une note du 26 mai dernier, car en feuilletant plusieurs romans de cette rentrée, je ne trouve pas encore l'équivalent.

243a8b5c1abc8684df32e08345c944a4.gifSauf peut-être... -mais je l'ai à peine entamé, dans Le Canapé rouge de Michèle Lesbre (éd. Sabine Wespieser) : p.16, déjà : "Je savais que le véritable voyage se fait au retour, quand il inonde les jours d'après au point de donner cette sensation prolongée d'égarement d'un temps à un autre, d'un espace à un autre."

p.19 : "Ces matins incertains, sans lieu précis, sans heure exacte ou même approximative, quelque part dans une durée indéterminée, me propulsaient bien au-delà du paysage visible. Des gares en ruine m'évoquaient d'autres pays où parfois je n'étais jamais allée, lieux improbables donc, plombés par une inquiétante désolation où quelque drame se jouait à l'insu du monde." 

D'emblée, nous savons que nous sommes en présence d'un véritable auteur ayant un souci majeur de l'équilibre de la phrase et sa musique.

A suivre... 

samedi, 23 juin 2007

La musica callada


eb87602d6087757160130c0861e70483.jpegCeci est une note spécial-auto-promo. J'assume.

Les robes à volants préférées d’Orabuena étaient la noire à pois rouges, la noire doublée de soie rose et la blanche à broderies ocres. Trois robes d’un mimétisme taurin qui évoquaient une tornade lorsque Orabuena lançait un zapateo avec ses semelles qui s’achevait lentement avec les talons seuls, jusqu’à ce silence sonore, cette musique tue qu’évoque Rafael Alberti à propos du toreo :

Lointaine solitude sonore
source sans fin d’insomnie d’où jaillit
du toreo la musique tue.

©Léon Mazzella, Flamenca, roman, La Table ronde 2005. Pages 29-30.

11:45 Publié dans roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Roman, Flamenca, Alberti, Toreo