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  • Antonio Gamoneda

    (…) C’est l’année du besoin.
    Cinq cents semaines durant j’ai été absent de mes desseins,
    déposé en nodules et silencieux jusqu’à la malédiction.
    Entre-temps la torture a pactisé avec les mots.
    Maintenant un visage sourit et son sourire se dépose sur mes lèvres,
    et l’avertissement de sa musique explique toutes les pertes, et il m’accompagne.
    Il parle de moi comme une vibration d’oiseaux qui auraient disparu et seraient de retour ;
    il parle de moi avec des lèvres qui répondent encore à une douceur de paupières.

  • Boire le soleil

    4fb9ea581a847e26710768dfc3bd38e7.jpegLe Clezio, parfois, a des moments beaux. Simplement beaux. Ces lignes extraites de Lullaby, par exemple, parce que son dernier, Ourania, était mou, mais d'un mou (lui aussi...)
    Lullaby sentit que ses forces revenaient. Elle sentit aussi le dégoût, et la colère, qui remplacaient peu à peu la crainte. Puis, soudain, elle comprit que rien ne pourrait lui arriver, jamais. C'etait le vent, la mer, le soleil. Elle se souvint de ce que son père lui avait dit, un jour, à propos du vent, de la mer, du soleil, une longue phrase qui parlait de liberté et d'espace, quelque chose comme cela. Lullaby s'arrêta sur un rocher en forme d'étrave, au-dessus de la mer, et elle renversa sa tête en arrière pour mieux sentir la chaleur de la lumière sur son front et sur ses paupières. C'etait son père qui lui avait appris à faire cela, pour retrouver ses forces, il appelait cela boire le soleil...

     

  • Tiken Jah Fakoly

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    a3112d9a496be95fc8eedb1a14ff3708.jpegSoldier, avec Akon (lien ci-dessus), sauve le dernier cd de Tiken, "L'Africain", déçevant dans l'ensemble. En revanche, le dvd joint est intéressant, émouvant même.

    Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à être mous du genou en ce moment! C'est l'époque ou quoi?..

    Les derniers Manu Chao, Ben Harper et Tiken sont mous mous mous, monochromes, fatigués, dépourvus des reliefs vallonnés auxquels ils nous avaient tous trois habitués (pour ne citer qu'eux)...

    Cela sent l'ennui, la sueur et le ton poussif qu'un homme d'affaires emploie l'après-midi, au bout lippu d'une haleine alliacée et burpantée par un déjeuner gras.

    Beuarrk.

    Réveillez-vous bordel de putes borgnes!

  • drapeau, souvenir

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  • Ciao Bello!

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    Marceau, mime, e morto ...

  • A moi, l'île! Deux mots!

    Paris me pèse. Je refile à Procida. Tant pis pour les quarts de finale... (photos ©L.M. prises en août dernier).3a6777014cf21d74d77dfb19d6d7435a.jpg4962a4b6f715140c62c737f3d7daa6dd.jpg

    256fef8eef41feb50fe445c19ad51e21.jpg3bc97c9f993c5d811ef7b4f05498fd35.jpg40ba2ca83c993567ffb2caa1c35f4df2.jpg 21b17ddff8e82c6840818f1bedcc26f6.jpg

  • Les toros lisent le journal

    Et s'ennuient le dimanche. C'est brel connu.

    A la feria de Béziers, en août dernier, dans les corrales, ce Victoriano del Rio lisait le Midi Libre. La veille, Castella avait été grandissime.d76f4cbc5ec97f17cacb708f30f479c3.jpg (photo ©L.M.)

  • attendez... y'a un truc bizarre, là

    http://dominiquedevillepin.hautetfort.com/

    Allez faire un tour ci-dessus : ça sent le canular à plein nez ou alors c'est carrément affligeant. A votre avis? 

  • Grèce de canard

    A LIRE DANS "MAISONS SUD-OUEST" QUI PARAÎT JUSTE, LÀ, ce reportage que j'ai réalisé sur "Le Bordeaux de Xira". En voici les premières et les dernières lignes. Le reste? -en kiosque, té!..
     
     
    D’aucuns ignorent qu’il y a dakis derrière et Jean-Pierre devant, tant Xira est connu par son diminutif. Jean-Pierre Xiradakis, le moins Grec des Bordelais, le plus Bordelais des Grecs, le plus Gascon des hommes de goût (avec une poignée d’autres, de la trempe d’un Jean-Jacques Lesgourgues ou de celle d’un Jean Lafforgue), que la Gascogne ait engendrés depuis un bail, Jean-Pierre Xiradakis fait partie des meubles de sa ville, entrée au Patrimoine de l’humanité le jour où nous réalisions cette interview. L’Unesco, ça va donner 30% de tourisme en plus. La belle cité des 3M (Montaigne, Montesquieu, Mauriac) feint de n’en avoir pas besoin. Demeure British jusque dans ses moindres, ou planétaires, affectations. Avec son miroir d’eau, devant la Garonne et face à la somptueuse Place de la Bourse, que les pieds nus des Bordelais se sont immédiatement approprié et quantité de rafraîchissements et autres ravalements de façades, la ville a été refaite à neuf, briquée comme une pièce de cent sous, y compris sa rive droite, qui revit depuis quelques années. Le long des quais, à deux arrêts de tramway de la Gare St-Jean, se trouve une porte, moins impressionnante que l’une de ses voisines, la Porte-Cailhau, sous laquelle ont longtemps siégé les précieuses éditions de l’Orée, de Martial Trolliet (en voilà un autre, authentique Gascon !) : la Porte-de-la-Monnaie. À l’instar de la rue Vital-Carles que l’on pourrait rebaptiser rue Mollat en ajoutant librairies Vital-Carles, la rue Porte de la Monnaie pourrait être rebaptisée un jour rue Xira ; restaurants de-la-Monnaie. Une institution y trône au premier angle, c’est la Tupiña. Avec un tilde (prononcez « énié ») sur le « n ». Même s’il ne figure pas sur tous les documents et même si Xira lui-même s’en fiche un peu, que cette moustache capricieuse repose ou non sur le « n » du nom de ce restaurant, qu’il acheta pour une poignée de lentilles, comme le père Tari acheta château Giscours une poignée de pois chiches et comme Curzio Malaparte acheta sa fameuse maison à Capri une poignée de figues...
     
    ...Alors c’est vrai qu’une rando à pied en sa compagnie dans les rues méconnues du « Bordeaux de Xira », du côté des « Capu », de la rue Elie-Gentrac, de Saint-Michel dans les coins, peut ressembler à une présentation en règle de ses copains fournisseurs ou pas, d’ailleurs. Du genre : je vous amène des journalistes. C’est précisément là que réside la générosité du bonhomme, que d’aucuns (encore eux !) confondraient avec de l’opportunisme déguisé. Sous-genre : j’avance toujours, pedibus cum jambis, dans les rues de ma ville, chaque matin dès 8 heures, précédé de mon ventre (fais un peu gaffe, Jean-Pierre) et suivi d’une Cour « Pressée ». Après tout, l’Ambassadeur number one des produits authentiquement sud-ouest fait son boulot. Et bénévolement en plus. Sa ville le lui rend bien. Comme le Candide de Voltaire cultivait son jardin, le faux Candide Xira, en vrai bretteur gascon, sait cultiver ses connexions.  On le dit large avec « qui il faut ». Paroles de mauvaises langues, donc de mauvais palais. De buveurs d’eau. Xira a toujours su de quel côté la tartine était beurrée. C’est tout. Sinon, il n’aurait pas fait cuisinier. Mais taupinier.  

  • ovalire

    Il y avait rugbymane, le blog rugby-littéraire de Benoît Jeantet (lien ci-dessous colonne de gauche), voici http://lachoule.blogs.paramourdurugby.com  C'est un autre blog intello de la chose ovale. Allez-y c'est du sûr.

    • News rumeur : Chabal, sortira ce soir des vestiaires avec la boule à Z et rasé de frais. Info ou Intox?.. 

    News perso : Et mon fils (il commence le rugby cette année) qui s'est fracturé le pouce avant-hier à l'entraino de sélection du PUC en se prenant le ballon et la godasse d'un autre à bout portant! Urgences à Cochin jusqu'à pas d'heure (on adore), 3 semaines de plâtre! Pour son 2è entraino, c'est pas du jeu!.. Si encore il avait essayé de se la jouer Imanol!.. 

    (Photo ci-dessous : figlio mio avec qui vous savez, en août 2006 dans le resto que Bernie possède à Arcachon, à l'issue d'une interview que je réalisais pour VSD, à propos des vins de  Gaillac qu'il signe. ©L.M.).

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  • Hypnos

    "Si l'homme parfois ne fermait pas souverainement les yeux, il finirait par ne plus voir ce qui vaut d'être regardé."

    René Char, Feuillets d'Hypnos (fragment 59).

    Comment réagissez-vous à cela?.. 

  • 25 ans et toute sa banane

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    Il a 25 ans le smiley! Et si j'étais graphiste, je l'ovaliserais -le rugby est devenu com-plèt'-ment-ten-dance-àmort-coco!

    Et çà ferait un carton. Mais c'est déjà sûrement déposé-blindé...

  • l'amour arrête les véhicules

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    Feu rouge à Saint-Paul (dans le Marais à Paris) saisi par ma fille. Il faudrait photographier ce genre d'initiative parisienne : le mot Amour taggé un peu partout, sur les trottoirs notamment, en est le plus joli exemple.

    Mais le faire aussitôt, car certains ne tiennent pas longtemps : ce coeur a déjà disparu, arraché par les services municipaux, davantage chirurgicaux que poètes et qui n'adressent  guère de télégrammes à la Yves Montand (Vous savez!  Le fameux : "je-t'aime-je-t'aime-je-t'aime-je-t'aime-3-fois"...) 

    Photo : ©Marine Mazzella

  • Ovalittérature

    Au journal « Sud-Ouest », où il officia et où j'étais également reporter, Patrick Espagnet fit exploser son talent de journaliste sportif. On avait coutume de comparer Patrick à Antoine Blondin, c’est notre Blondin, résumait-on. Ses vrais amis préféraient dire de Patrick qu’il était leur Espagnet. Son style, ses portraits inoubliables des Rapetous du CABBG, le club de Bègles, ses amitiés ovales, sa faconde et sa générosité n’avaient d’égal que son talent immense et ses propensions à se foutre dans des colères blacks lorsqu’il avait un peu bu. Ce qui arrivait fréquemment. Ce que nous lui pardonnions tous. Enfin, presque tous (la drection du journal vit cela d'un oeil de plus en plus torve, à la fin). Patrick a laissé quantité de reportages sur le rugby qui lui ont valu une moisson de prix de journalisme sportif, et un bouquet de nouvelles ciselées comme des diamants remontés brut de pomme d'une mine d'Af'Sud. « Andy » est l’une d’entre elles. Elle résume, depuis un coin paumé de Nouvelle-Zélande, le lien viscéral qui unit tous les membres de la famille ovale. J’ai envie de vous offrir les premières lignes de ce texte, en hommage à une plume du rugby disparue trop tôt, le 18 janvier 2004. ¡Adios amigo! Adiou lou Patrick de Grignols! LM

    ANDY

      « Masterton. Nouvelle-Zélande. Un drôle de bled. Un trou du cul du monde qui aurait pas de fesses. Des rues coupées au couteau, droites et longues et qui sentent autant la vie qu’un cyber-café sent le bistrot.
      Deux pubs. Quelques magasins de fil de fer barbelé, de clôtures en tous genres. Quelques garages de machines agricoles. Des épiceries achalandées comme pour passer les Rocheuses. Des gens costauds, sympathiques et lisses, usés comme des pionniers.
      Masterton. Deuxième match de l’équipe de France de Berbizier en Nouvelle-Zélande. Un match du mercredi, comme on dit en tournée. Un match de peu, mais avec toutes les trouilles. Celle des remplaçants qui aimeraient bien gameller à  l’auge des tests. Celles des titulaires qui ont peur de lâcher le fricot. Déjà le Catalan Macabiau semble sur le point de goûter le bois du banc…
      Le groupe, comme ils disent, est tendu. Avec des clans qui paraissent s’observer. Sans vraie joie. Avec un entraîneur plus abbé de Lannemezan que jamais.
      On a mis cinq heures de bus pour arriver là. On rencontre même pas une équipe de province. Simplement il s’agit, en toute reconnaissance pour immenses services rendus, de faire plaisir à Brian Lochore, le magnifique et mythique numéro huit Black des années soixante. Il est éleveur de moutons, comme presque tout le monde ici. Un colosse à la gueule de John Wayne mais dont on soupçonne qu’il n’aura jamais besoin d’une Winchester pour inquiéter la menace… »  Patrick Espagnet, in : « XV Histoires de rugby », éditions Culture Suds, 3, rue Sansas, 33000 Bordeaux.



  • Blue touch

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     Bernie et Jo à Marcoussis lors de l'annonce de la composition de l'équipe des Bleus qui allait affronter les Blacks chez eux en juin dernier. ©Léon Mazzella.

    Et nous sommes nombreux à être contents d'apprendre, ce matin, que les "cotches" viennent de titulariser Chabal pour faire brouter du trèfle aux Verts, vendredi soir à Saint-Denis (avec Ibañez au talonnage et re-Michalak - Elissalde, charnière si brillante la semaine dernière). Face au bataillon de blessés (Skréla, Pelous, Harinordoquy) il va falloir une solide ligne arrière. Irish Mist peut faire mal, très mal. Car nous devons oublier dare-dare le triomphe sans gloire d'une victoire sans péril contre des Namibiens pénétrables en défense comme un pain de beurre sorti du frigo depuis deux heures, dans ma cuisine baignée par un Eté Indien de la mort de ta race... Une victoire beaucoup moins remarquable que celle qui consista à trancher fin du rosbif surgelé, façon carpaccio, avec des lames Boks effilées, méthodiques et acharnées à infliger un zéro pointé. On fait difficilement plus humiliant pour the Rose, sur une pelouse froggy... 

    L'équipe.- Poitrenaud ; Clerc, Marty, Traille, Heymans ; (o) Michalak, (m) Elissalde ; Dusautoir, Bonnaire, Betsen, Thion, Chabal ; De Villiers, Ibañez (cap.), Milloud.

    Remplaçants.- Szarzewski, Poux, Nallet, Nyanga, Beauxis, Jauzion, Rougerie.

     

    Sujet : que vous inspire cette photo? Répondez en quelques lignes. 

    Rappel en forme d'autopromo : si vous ne l'avez pas encore, précipitez-vous chez votre marchand de journaux et achetez "The" hors-série rugby spécial Coupe du monde de VSD. Mais magnez-vous! Il est là depuis bientôt 8 semaines et il va pas tarder à être retiré. Après : raaaak! finito de bayona!

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  • tir, le feuilleton

    Pas mal, l'idée de Leroy (Alabama song, au Mercure) de se mettre dans la peau de cette tarée de Zelda et de nous montrer Fitz sous l'angle : j'ai vécu avec cette folle, mais j'étais bien atteint moi aussi...

    A quand une fiction semblable sur l'une des égéries de Hem'?.. 

    A part çà, la cuisine d'Antoine Westermann, chef du Drouant, est assez roots-grand-mère Reloaded. Intéressant. 

  • Corse Paradise

    Le magazine VOYAGEUR n°3, qui vient de paraître, publie un reportage que j'ai effectué chez Paul Canarelli, près de Sartène en Corse du Sud.

    En voici les premières lignes. Les photos, extraordinaires, sont signées Erick Bonnier (sauf celle-ci, qui montre Erick l'oeil dans son boîtier et Paul, en retrait).

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    Le paradis des chasseurs existe. Il se trouve en Corse, au Domaine de Murtoli, au creux de la vallée de l’Ortolo. 2000 hectares de maquis giboyeux, d’une sauvage beauté...

    Paul Canarelli habite une sorte de paradis. La phrase a l’air banale, comme ça, posée comme une certitude. C’est pourtant vrai. Et celui qui se rend chez lui le ressent comme une évidence. Le Domaine de Murtoli, dans le sud de la Corse, du côté de Sartène et vers Porto-Vecchio, c’est un cordon de littoral de 8 km de plages privées et 2000 hectares de maquis montagneux traversés par une rivière, l’Ortolo, le tout clôturé et parsemé de maisons habilement dissimulées dans la nature et toutes d’une beauté époustouflante. Chacune possède sa piscine et ses agréments divers selon sa taille (hammam et bar extérieur notamment) et a été aménagée avec un sens extrême du raffinement qui échappe au luxe dans ce qu’il a de m’as-tu vu. Ici, tout est discrétion, matières brutes, détails subtils, harmonie des tons et de l’espace. L’espace, c’est l’horizon bleu, le silence du maquis, à peine troublé par l’envol d’un perdreau ou d’un faisan et par le passage furtif d’un sanglier. Les petits chemins sinueux qui y conduisent sont difficiles car le repos à Murtoli se mérite jusqu’au bout. Cette alliance du rustique et du raffinement produit justement cette magie, unique.

     

  • tir, suite

    Lesbre (excellent livre) çà changerait à tous points de vue.

    La Bayonnaise Darrieussecq est un sérieux challenger pour Claudel, Assouline et peut-être Salvayre.

    Adam l'aurait dévantage mérité avec "Falaises".

    Haenel va-t-il créer la surprise? Sinon, c'est un Médicis idéal.

    Je ne parle pas du ridicule qui ne tue pas : le-Nothomb-de-septembre.

    Ni de l'obstination de Poivre Bros à sortir un truc chaque année juste pour avoir le Goncourt, dirait-on...

    J'ignore ce que valent les autres, mais je vais aller voir de plus près le Leroy et le Rosenthal.

    En attendant, je déjeune demain chez Drouant tout à fait par hasard.

    Cuisine et littérature? -Ail, ail, ail!.. 

  • tir sélectif

    TOUT EN ECOUTANT "MY FATHER" PAR NINA SIMONE, JE VOUS PROPOSE DE VOTER POUR LE GONCOURT, DONT LA PREMIÈRE SÉLECTION VIENT DE TOMBER, COMME TOMBENT LES FEUILLES. MORTES. (my choice is done)

    L'Académie Goncourt a publié mardi sa première sélection pour son prix, qui doit être attribué le lundi 5 novembre.

    Olivier Adam : "A l'abri de rien" (L'Olivier)

    Pierre Assouline : "Le portrait" (Gallimard)

    Philippe Claudel : "Le rapport de Brodeck" (Stock)

    Marie Darrieussecq : "Tom est mort" (P.O.L.)

    Vincent Delecroix : "La chaussure sur le toit" (Gallimard)

    Delphine De Vigan : "No et moi" (J.C. Lattès)

    Michèle Lesbre : "Le canapé rouge" (Sabine Wespieser)

    Clara Dupont-Monod : "La passion selon Juette" (Grasset)

    Yannick Haenel : "Cercle" (Gallimard)

    Gilles Leroy : "Alabama Song" (Mercure de France)

    Amélie Nothomb : "Ni d'Eve ni d'Adam" (Albin Michel)

    Olivier et Patrick Poivre d'Arvor : "J'ai tant rêvé de toi" (Albin Michel)

    Grégoire Polet : "Leurs vies éclatantes" (Gallimard)

    Lydie Salvayre : "Portrait de l'écrivain en animal domestique" (Seuil)

    Olivia Rosenthal : "On n'est pas là pour disparaître" (Verticales)

  • Le Monde 2 p.73

    01f34052d2e5125354bf0ac2f6ec2d5f.jpgPHOTOS ©MARINE MAZZELLA
     
    Une page consacrée à ma fille Marine, dans "Le Monde 2" -ci-contre- lequel publie 2 de ses photos (qui faisaient partie de sa première expo de mai dernier, dont celle ci-dessus) sur le thème des verres en mouvement (verres et bouteilles de vin). La page s'intitule "objets animés" et Marine leur donne une âme. Son père est fier. Normal, nan?!.. Ce n° du Monde 2 est entièrement consacré au rugby, il est en vente à Paris aujourd'hui et en province demain. 
     
    Nota Bene :
    "le prix de l'exclu mon cul"
    remarque amère sur les photos de Michel Birot et autres auteurs de son agence Sport Attitudes, qui paraissent dans ce n° du Monde2. L'une d'entre elles (un essai de Chabal, en page 63) est parue dans le hors-série rugby (pp.14/15) que j'ai réalisé entièrement pour VSD, avec l'assurance de Michel Birot, "qu'au prix où il me cédait ses photos, elles sortaient de la sélection et ne paraîtraient nulle part ailleurs"... Moi je crois ce qu'on me dit et je paye donc le prix fort, rugby sur l'ongle!.. Ce mec a beau avoir du talent, il n'a donc pas de parole. Et pour moi, la parole vaut davantage que le reste, mais passons... Webb Ellis reconnaitra un jour les siens. 
    Par ailleurs, la superbe photo d'Ibañez qui illustre l'ouverture de la séquence sur les XV de ce hors-série de VSD, fait la couv. du Fig'Mag. d'aujourd'hui. Mais son auteur ne s'étant pas engagé de la même manière, je n'y vois aucun inconvénient et j'éprouve même de la fierté à l'avoir sélectionnée et publiée en juillet... 

  • Massive Attack

    SLY (in PROTECTION). Un côté lounge sensuel, façon pub pour les produits laitiers. Tropical et peaux en sueur sur draps frais. J'adore...


    podcast
  • Touche Pop-Corn

    http://www.youtube.com/watch?v=rfqNXADl3kU

     

  • Je l'aime encore

    Quart d'heure autopromotionnel spécial autocopinnage grave : voici le texte de quatrième de couverture de mon petit livre "Je l'aime encore" (Abacus). Si vous avez du mal à le trouver chez votre libraire de quartier, vu que vous allez tous y foncer, @-moi! -Je vous arrangerai le coup...

    "Cette femme n'est pas dans les livres, ni dans les rues, ni dans un autre monde ou dans une autre ville. Cette femme, j'en aperçois la silhouette, une chevelure à peine. Elle a des gestes ingénus qui me font défaillir. Cette femme existe. C'est elle. Je peux désormais me balader comme un aveugle dans la ville. Elle m'a dit : je veux te montrer du doigt et penser et dire que tu es l'homme que j'aime. Je sais aussi nos craintes et notre empressement; comme si nous étions en retard sur l'amour. Je l'aime dans l'attente, dans le désir, dans l'ombre, à la lumière et dans le clair-obscur de nos rêves, avec des mots et la complicité d'un silence qui s'établit en vérité. Et ma force est de savoir que je la verrai dans moins d'une heure". ©Léon Mazzella.

     

  • Bobby Solo


    Ca fait plus de trente ans que ça dure : à chaque écoute de Una Lacrima sul viso, je défaille. D'abord je revois mon père mettre le 45 tours à fond et courir aussitôt jusqu'à ma mère, en cuisine ou par là, pour la faire danser tout en chantant. Puis je me vois, il y a plus de quinze ans, dans ma première Alfa Roméo, sur la N10 plongée dans la nuit forestière, de Bordeaux à Bayonne, la cassette à fond. Je chante aussi et je suis "heureux comme avec une femme"...
    podcast

  • The Best One of Ze rentrée littéraire

    Le bouquin que je préfère de cette nouvelle rentrée est une réimpression, en réalité. Je ne me lasse pas de sa lecture (la 3ème en 15 jours!). Je l'ai découvert l'année dernière, pour être franc. Mais cette fois, je le relis un peu par dépit et c'est une joie! Je me demande quand même si son Service de Presse a été correctement fait à l'occasion de cette salutaire remise en vente, car aucun feuilletonniste n'en a encore parlé. Attendons les premières sélections des grands prix d'automne! Il risque de créer la surprise. On parie?... Proche du Nouveau roman et de l'Oulipo, il déstructure davantage l'aventure lexicale que ne le faisait le genre à ses débuts, il enferme l'action pour mieux la circonscrire et laisse une incroyable liberté à ses personnages, dont l'étude psychologique, réduite pourtant à néant, en fait des êtres immatériels comme seules les contes, les légendes, ou le fameux "livre de sable" cher à Borgès, nous en offrent. Minimaliste, ne serait-ce que par sa minceur digeste, son économie de phonèmes et l'équilibre général entre la sémantique post-barthesienne et la narrativité néo-bovaryenne qui va de Céline à Dantec et Darrieussecq, l'ouvrage possède de surcroît une qualité double et de moins en moins rare : il se lit en 20 minutes et il est gratuit. Ce livre, au titre très Minuit, POL, ou groupe de Rock français, c'est : Le Contrat de confiance. Son auteur (préciosité?) néglige de se prénommer : Classe! C'est donc signé simplement, de manière lapidaire : Darty. Retenez bien ce nom. Il risque de nous étonner. D'autant qu'à l'instar de Thomas Pynchon, J.D. Salinger, Henri Michaux et Maurice Blanchot, le mystérieux et talentueux écrivain qui se dissimule (se préserve?) semble refuser toute interview et apparition publique, dans le culte ou la dévotion (je parie aussi) de la littérature dans ce qu'elle a de plus pur. Et çà, moi, j'adore. (photo ci-dessous : la couv. du bouquin, version "format à l'italienne").0d5bd9a99f4c46f7e3e28ded66eca603.jpeg

  • A l'ail


    eda5c713c6f9e7e00364a91b187ee4c6.jpeg Le chef Landais Alain Dutournier (Le Carré des Feuillants à Paris) pôele les gambas et les escorte d'une vraie nougatine sucrée, crémée, à l'ail et au gingembre! Dément. L'ail, tranché fin, sèche au four. Un verre de jurançon derrière et il fait beau en sortant.

  • Les ours blancs et les zèbres

    Il n'y a que la banquise qui souffre du réchauffement climatique...

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  • lechoixdeslibraires.com

    Ce site a la bonne idée de publier des extraits des livres qu'ils présentent et conseillent. Voici celui qu'ils ont choisi de "Mon Livre de cave".

     

    "L’ABC de la dégustation chez soi

    De même que le vin que l’on remonte ou que l’on sort de la cave ne doit pas être brutalisé, la dégustation, surtout si elle se déroule en dehors d’un repas, exige du calme et un silence relatif (et une bouche débarrassée d’aliments qui altèrent le goût). Du calme mais pas de recueillement ! Le vin est l’ennemi de l’austérité. Il est avant tout plaisir des sens, synonyme de partage, de convivialité et de joie de vivre. Cependant, avant d’en parler, il convient de le déguster en trois étapes : à l’œil, puis au nez et enfin en bouche.

    - À l’œil :

    Un vin se regarde, comme une femme ou un homme qui passe. Un vin doit retenir le regard. Sa « robe » s’apprécie à sa limpidité ou bien à sa densité. L’intensité d’un vin se « lit » avec les yeux. Certes, il y a des vins trompeurs, mais l’œil désigne immédiatement un caractère. Ou une absence de caractère. Cependant, gardons-nous, à ce stade, de tout jugement hâtif ! Un vin gras ou tannique larme, ou pleure, il laisse des jambes couler le long de la paroi du verre. Un cordon se forme dans la flûte de champagne, sa bulle fine s’apprécie (et se préfère à la bulle grossière). Remuez doucement le verre. Poursuivons…

    - Au nez :

    Un mouvement giratoire du verre permet au vin d’exprimer ses arômes. Plongez votre nez. Respirez lentement. Les flaveurs fondamentales apparaissent aussitôt : floral, minéral, épicé, brûlé, animal, boisé, végétal… Le respirer une deuxième fois, puis une troisième, permettent de trouver d’autres arômes, plus précis. Le vin affirme sa personnalité : fruits rouges frais sur les rouges, agrumes ou fruits à chair jaune sur les blancs, champignons, terre, cuir, poivre, fleurs blanches…
    Certains vins nous chuchotent des promesses formidables, au nez, qui retombent comme un soufflé une fois le vin en bouche. Il n’est donc pas encore temps de parler.

    - En bouche :

    Certains vins sont si diserts, si bavards au nez, et si bons, que l’on a plaisir à retarder le moment de les porter délicatement en bouche. Même s’il peut paraître inélégant d’aspirer un peu d’air en faisant tourner le vin dans sa bouche, cela permet de bien ressentir ses saveurs « d’attaque », ses tanins, sa structure déjà. Puis vous éprouverez le corps du vin, et enfin sa longueur en bouche, soit sa persistance. Certains vins ont un final magnifique, d’autres sont courts. Voire fuyants. Aucun ne ressemble à un autre, y compris dans une même caisse ! C’est aussi cela, la magie, le mystère, le plaisir de la dégustation.
    À présent, vous pouvez en parler. Et vous resservir…"


    ©Léon Mazzella et Editions du Chêne 2007/

  • niouzes

    Le dernier CD de Manu Chaho est poussif et laborieux, il sent la sueur de la paresse, pas celle du travail. La redite. Le je-m'en-foutisme-de-nous-tous : bref! Le bonhomme manque de souffle, il épouse son époque : aucune durée, aucune vue à long terme.

    Le dernier CD de Ben Harper, je ne sais pas encore  : aussitôt acheté, hier, je l'ai offert à mes enfants sans l'écouter : ma fille m'affirme déjà qu'il est top!

    Sebastien Castella, torero de verdad, n'a rien coupé à Bayonne, dimanche (toros de mierda).

    J'aurais dû suivre mon idée de mettre Sébastien Chabal en couverture du hors-série rugby que j'ai fait pour VSD : plus fulgurante-star, tu meurs! M'est avis que le portrait qu'en a fait Benoît Jeantet (dans ce n° "anticipatif" qui se vend très bien), y est pour pas mal dans l'allumage du feu aux poudres.

    Interlude (arrêt sur images, comme dans un générique de Godard) : les Sébastien ne sont pas tous martyrs. 

    Le mystère José Tomas (¡torero gigante!) m'envoûte. A côté de la misère quotidienne de tous ceux qui se rendent à leur travail "en entreprise" et sa cohorte de radio-moquette, de non-dits, de coups de couteaux dans le dos, de codes hiérarchiques ridicules, de réunions stériles, chronovores et coûteuses, de "plateaux" où tout le monde s'emmerde, est payé à regarder ses poils pousser dans les deux paumes, où le "tigidigig" de MSN règne en nouveau maître des consciences au court-bouillon sur chaque écran, où l'hypocrisie est une valeur bien côtée en Bourse... A côté, le mystère José Tomas me captive; oui. Fièrement. 

    Je confirme : "Le Canapé rouge" de Michèle Lesbre (éd. Sabine Wiespeser) est un excellent roman qui surnage , souverain à mes yeux, au-dessus cette rentrée littéraire poisseuse.

    Vous savez ce qui manque à cette "rentrée"? Un Tanguy Viel, un Claude Simon, un Julien Gracq, une correspondance retrouvée de Flaubert, un inédit de Faulkner. Au lieu de quoi Gallimard nous annonce (punition?) un inédit de Saint-Exupéry. Et nous attendons "le" Quignard en octobre, chez Flamm. (voir note précédente à propos de lui et de ces connards d'ultra-cathos -aussi terrifiants que des Etarraks ou des Al-Qaïdiens-, qui versent avec une couardise doublée d'une lâcheté signée, du gas-oil à Lagrasse, sur les livres de la librairie toulousaine, entre toutes exemplaires! "Ombres blanches"... Putains de cathos!)

    Caméléon, restaurant "mode" de la rue de Chevreuse (6ème arr. à Paris, côté Coupole, Dôme, limite 14ème) est cher, mais bon (plats correctement exécutés au peloton du piano). Arabian, grand communiquant, est d'un tutoyant de bon aloi. Mode, lui aussi. Le problème, c'est que côté fumeurs, on se cogne Fashion-TV sur écran plat, lorsque nous avons envie d'échanger calmement, à voix douce, basse, sur l'expression "morantienne" de l'île, unique, de Procida, sur l'avenir de la littérature contemporaine d'après Julien Gracq et sur le bien-fondé de la biodynamie pratiquée, en précurseur, par un vigneron d'exception comme Lapierre à Morgon : on est complètement sur le fruit, ça se mâche, c'est gourmand et, comme dirait mon ami Christian Authier, "il ne manque plus que les poissons rouges dans le verre opaque!".

    Pâques. 

     

  • Stiqmous

    De la réclame, de la vraie.

    http://www.dailymotion.com/visited/search/Supertimor/video/xteq_super-timor 

  • Everything must change...

    By Nina Simone.


    podcast
     

  • Noces au Paradis

    J'ai placé cet extrait en exergue du roman que je suis en train d'écrire...

    « Elle est étrange cette soif de se confesser, de demander pardon à quelqu’un par l’intermédiaire d’un livre…
    Je ne dis pas seulement cela pour m’excuser. Les indiscrétions criardes de certains écrivains dans leurs livres sont peut-être un hommage à la femme qu’ils ont aimée et que souvent sans le vouloir ils ont fait souffrir. Comment mieux demander pardon, comment rendre un plus bel hommage à l’objet de leur amour, comment le faire de manière plus éclatante et plus sincère qu’en écrivant ?...
    Peut-être qu’à l’origine de mon livre, il y a le besoin de demander pardon à Ileana. Noces au paradis : il me semble que ce titre en dit assez… J’espérais qu’au moins ce livre racontant notre histoire, s’il tombait un jour  sous ses yeux, la persuaderait de revenir…
    Je l’attends. Parfois je m’imagine, vieux, seul au milieu de mes livres, penché sur la même table, tel qu’Ileana m’a vu tant de fois, des nuits d’affilée. Et j’imagine alors que quelqu’un frappe à la porte, que je vais ouvrir distraitement et que je la trouve sur le seuil. J’y pense constamment… »

    Mircea Eliade, Noces au paradis (L'Imaginaire/Gallimard)