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jeudi, 28 septembre 2006
Dans "Le Monde des Livres" de ce soir (p.11)
"Editis, via sa filiale Place des éditeurs, a vendu Fitway Publishing, une maison créée en 2004 par Léon Mazzella, à Silverback Books, un éditeur américain. Fitway a publié une quarantaine de livres destinés aux hommes qui ne lisent plus. Le but : offrir "une ligne de livres masculins comme il y a des produits de beauté" expliquait M. Mazzella. Le concept n'a pas rencontré son public et M. Mazzella a quitté le groupe."
Fitway fut créée en 2003. Le catalogue, fort de six collections de "beaux-livres" traduits en 4 (voire 5) langues, et distribués dans une trentaine de pays, commençait à rencontrer son public. Et ce en un temps record pour le secteur. Seulement voilà, il existe des hommes pressés, de talent et de panache, seulement dans un roman de Morand et dans une chanson de Noir Dés'. Rarement dans les services dédiés au commerce de l'édition industrielle. Notre époque manque décidément de poésie, et de ce qui va nous manquer autant que l'air, bientôt : le temps. Qui, aujourd'hui, est encore capable de dire : je donnerai le temps au temps -et de le faire?..
Détail : je n'ai jamais déclaré cette phrase cuculapraline sur les produits de beauté. J'ai une très haute idée du livre. Une autre des savonettes. En revanche, oui, j'ai quitté le groupe (qui ne m'a rien proposé d'autre), non sans avoir mis un pundonor à aider à "recaser", ma formidable, talentueuse, merveilleuse, dévouée et fantastique petite équipe féminine (je n'oublie pas notre Gégé national, le "d.a.", qui a sa propre boîte, Graph'm), et qui -je le sais-, regrette aujourd'hui encore que cette aventure éditoriale ait tourné court, pour de sombres raisons managériales que je ne dévoilerai jamais. En tout cas publiquement.
Je m'autorise seulement -à la faveur de cette brève, parue dans le supplément fétiche de mon journal, et sortie de je ne sais où (la "dir-com" d'éditis, me chuchote-t-on à l'instant par texto)-, à exprimer mon amertume. Car, après plus de vingt ans de journalisme, cette expérience, trop brève, manches retroussées et les mains dans le bouquin jusqu'aux coudes, avec une alegria et un plaisir aussi dévoués que jouissifs, me laisse un goût de fiel dans la bouche, après m'avoir procuré d'immenses joies créatives, ludiques, professionnelles. Et m'avoir permis de faire des rencontres... humaines inaltérables. Riches. Indéfectibles. Eternelles, j'espère.
CQFD
pour mémoire :
www.fitwaypublishing.com
18:55 Publié dans humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fred Vargas
Bon, d'accord, nous sommes des dizaines de milliers de fans. Mais moi je viens de vous rejoindre! Bonjour le retard. "Dans les bois éternels" m'a scotché de plaisir. Je viens d'avaler "L'homme à l'envers", je commence à dévorer "Pars vite et reviens tard", et j'ai, en attente, sur la table de chevet, "Un peu plus loin sur la droite" et "Sans feu ni lieu". Après, je piquerai "Debout les morts", offert à mon fils, qui a aimé immédiatement. Bonjour l'avance!![]()
Nan! Franchement c'est du haut talent. De la haute voltige rayon humour, construction (échafaudage même), étude de caractère et sensibilité. Bref, Vargas Présidente!
18:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sauvage et douce Bretagne
Reportage pour Le Nouvel Obs (côte des Ajoncs, puis celle de Granit rose, départ Paimpol, puis Tréguier etc, et Perros-Guirec etc). Superbe côte, si douce, si calme en septembre... J'écrirai le papier demain. Voici quelques images, pour donner une idée...
18:13 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 25 septembre 2006
Décidément...
Femmes de soie et autres oiseaux de passage, un beau bouquin de poésie de 200 pages, rehaussé d'un dessin de Francine Van Hove, est l'anthologie de mes meilleurs poèmes publiés en plaquettes -et inédits pour la plupart, depuis vingt ans et des poussières. Ils sont tous dédiés à LA femme. Séguier, son éditeur depuis décembre 1999, ne l'exploîtera plus. J'ai acquis ses derniers exemplaires. Je les cède, ici, pour 12€ port compris. Sommaire : Femmes de soie, Désert provisoire, L'ortie, L'aube, Nuit siamoise, L'harfang, L'oiseau, Chair et feu, Corrida, Azka...
leon.mazzella@wanadoo.fr
4 de couv. : "Du haïku amoureux au poème érotique, de l'éloge au cri, de l'envoi à la copla pour dire l'amour ou pour chuchoter la mort, de la femme croisée dans la rue à celle que l'on a aimée longtemps, de l'amante éphémère à la mère -entre toutes les femmes-, tous ces textes, écrits entre 20 ans et 40 ans, disent toujours l'émotion avec une sensibilité à fleur de peau, et décrivent les sensations avec une extrême justesse. Femmes de soie rend amoureux. Du texte, de l'amour, de la vie. Et donne envie de vivre pour aimer."
18:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Faites un geste
Achetez ce livre, ses droits sont reversés à l'association "Vaincre le cancer".
Il s'agit de haïkus taurins qui disent les dernières heures de la mère de l'auteur.
Par métaphore, il s'agit d'un vrai combat.
Les poèmes sont illustrés d'aquarelles originales de Catherine Delavallade.
Atlantica en est l'éditeur depuis 1998, mais il ne l'exploite plus, alors j'ai acquis 100 des derniers exemplaires avant pilonnage, il y a quelques jours.
je le cède pour 10€ port compris.
leon.mazzella@wanadoo.fr
EXTRAITS (4 de couverture) :
"C'est la recherche du si lent silence du geste. C'est une danse profonde et noire, c'est une écriture, une calligraphie d'ombres. A chaque passe, le torero gagne un surcroît de soleil. La mort le frôle en signant le sable, le froid monte en lui et ligote sa parole... Le torero conjure cinq cents kilos de vent noir. Chaque passe est esquive et la mort n'est jamais feinte. Elle est blanche comme le lait maternel..."
C'est l'histoire d'une pelea mise en mots et en lumières. Le toreo, ou plutôt la chorégraphie du combat tauromachique, habite l'auteur. "La Corrida du 19 avril", c'est un bouquet de coplas désordonnées, une corrida douloureuse, la musique crue, et noir carmin, d'une danse particulière. La corrida comme métaphore de la mort d'un être cher, en somme. Un livre d'une force peu commune, d'une émotion extrême."
PAGE 18/19 :
"La peur est un vent de malheur,
un tremblement inaudible.
Il a peur de la peur et ça passe,
ça froisse bruyamment
comme les draps séchés
longtemps au soleil,
il voit le sourire de sa mère
les bras chargés de linge blanc
et ça passe et ça froisse, le long toro long
passe, longtemps il passe. Long.
Rouge et noir est le sourire de celle qui part.
Silence blanc.
Fils : no llores."
18:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Work Out of progress...
La première fois que j’ai vu Ileana, je l’ai trouvée franchement sexy. C’était au journal. Elle postulait pour le poste de reporter spécialisé en arts plastiques, déco, archi, design... Je voulais doper ces pages-là, et j’avais passé une annonce qui m’avait valu une avalanche de candidatures. Une consoeur m’avait recommandée Ileana. Je rechignais à recevoir une journaliste surdimensionnée pour le poste que j’avais à offrir : elle était elle-même archi et designer, et donnait des articles de fond dans les revues spécialisées. Son nom était déjà respecté de la profession. Sa jeune signature ne m’était pas inconnue. Je la reçus. Ileana faisait montre d’un gniac terrible et je pouvais lire une détermination dans son regard, qui renvoyait le mot pugnacité à la cave. Ce n’était pas la nana sûre d’elle, échappée d’une publicité pour déodorant. Non. Ni blonde, ni carrée, ni yeux bleus, ni sex-appeal de série. Rien de tout ça. Pas non plus le profil de l’intello qui affecte une absence permanente de sourire afin de faire sérieux, mais qui fait aigre, et qui finalement se rend antipathique. Pas éblouissante de prime abord. De ces femmes, qui ont une telle présence lorsqu’elles arrivent quelque part, que le niveau sonore baisse aussitôt d’un ton et que tous les regards se portent vers elles. C’est ainsi qu’elle m’apparut. Brune, les yeux noisette, les sourcils noirs, la bouche pulpeuse, un sourire vrai, des seins magnifiques, grande, une plastique à tomber. Elle s’est assise naturellement face à moi en laissant glisser son sac –sans chercher à le poser ou l’accrocher, et sans cesser de me regarder. Elle me parlait déjà avant même d’avoir prononcé un mot. Je lus dans ses gestes sûrs qu’elle n’était pas entrée sans intention et qu’elle ne sortirait d’ici qu’augmentée d’une promesse solide. Avec un engagement de ma part.
16:45 Publié dans Tu es plus belle que le ciel et la mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
marilyn
Elle est en face de moi, étendue sur un poster, la photo est en noir & blanc, signée Bert Stern, elle masque son visage avec sa main droite comme une gamine espiègle qui sait qu'elle vient de faire une bêtise, elle est plus touchante que nue. Ses jambes ont le poids des ans, déjà, elle est jeune pourtant, si 42 ans sont jeunes (je le crois), elle ne sait pas qu'elle va mourir dans deux mois, elle semble shootée, ou ivre de vin de bordeaux (imaginez seulement que vous dégustez un 1959 ou un 1961 aujourd'hui!), elle pose, elle dépose, elle rend les armes, elle les a peut-être déjà rendues, elle est belle, elle est même très belle, au faîte, elle est accomplie, mûre et peut-être trop mûre comme on le dit d'un fruit, d'une figue prête à tomber. Nous savons sa chute imminente et cela obère complètement notre regard sur elle. Elle est affichée dans ma chambre, face à moi, face à mon lit, je suis couché, là, je la regarde -que dis-je : je la contemple, seul, trop seul, et cette affiche m'accompagne (pour diverses raisons inavouables ici). Marilyn est devenue -moi qui ne m'en souciait guère-, une compagnie, une sorte de confidente. Un papier glacé peu anodin. Mais glacé.
02:40 Publié dans écris chaque jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 21 septembre 2006
Une fenêtre à Paros
Comme on dirait Un balcon en forêt, ou : Un barrage contre le Pacifique.
Une fenêtre à Paros...
01:14 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 19 septembre 2006
eluard's obsession
Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
Je te cherche par delà l'attente
Par-delà moi-même.
Et je ne sais plus tant je t'aime
Lequel de nous deux est absent.
23:27 Publié dans écris chaque jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
manque
L'amour manque d'érosion* pour s'établir en vérité.
juste une question de patience. On l'a, ou on la perd.
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*voir note "eros/ion", plus bas...
23:23 Publié dans écris chaque jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











