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  • J'écris ton nom...

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    CINÉMA. « J’écris ton nom », second volet de « La Bataille de Gaulle », du génial Antonin Baudry, est de loin bien meilleur que le premier volet, « L’Âge de fer », qui était déjà formidable et captivant (évoqué ici à sa sortie en salles). Magnifique réalisation, du grand cinéma avec de gros moyens, 70 millions d’euros (pour – étrangement - moins de 700 000 entrées la semaine dernière, c’est lourd à encaisser), un Simon Abkarian encore plus crédible dans le costume, la gestuelle, la voix, la diction, la stature arrogante, fanfaronne, pugnace d’un général qui ne plie jamais, qui « va vers son risque » et qui, à la fin, gagne, au nom de la France. Niels Schneider est impressionnant dans la peau d’un général Leclerc que nous nous prenons à aduler, la larme à l’œil, dans le désert de Lybie, et à son arrivée triomphale à Paris, Thierry Lhermitte impeccable dans le rôle du falot (pour ne pas écrire autre chose) général Giraud, Simon Russell Beale plus Churchill que Winston (je l’ai déjà écrit), Félix Kysil campe un très émouvant Jean Moulin, Anamaria Vartolomei splendide en résistante au charme fou, des scènes inoubliables de combat dans le désert des troupes de Leclerc contre une division de Panzer, ainsi que depuis l’hôtel de la Monnaie le jour de la libération de Paris, des émotions à la pelle dans les regards, les silences, les interrogations des soldats, la discrétion codée des résistants de l’ombre, les détails, l’atmosphère, tout procède d’un bonheur de plus de deux heures, mais je serais bien resté calé deux de plus cet après-midi, un peu comme lorsqu’on « enfile » les épisodes d’une série qui nous tient par le col et ne nous lâche plus. L.M.

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