Joaquín Sorolla à Toulouse
Au cœur du somptueux Hôtel d’Assézat à Toulouse, l’exposition Joaquín Sorolla (1863-1923) est un enchantement. Il était temps que je m’y rende. Décrochage le 11. Ces œuvres du peintre de la lumière, « Jamais un pinceau n’a contenu autant de soleil », déclara Henri Rochefort en 1906 (c’est tellement vrai), extraites du musée madrilène inauguré en 1932 (provisoirement fermé) qui porte le nom de cet artiste de génie qui disait simplement « Quand est-ce que je peins ? - Toujours. Au moment même où je vous regarde et parle avec vous, je suis en train de peindre », nous donnent l’occasion de rêver des temps bénis, de ces personnages insouciants et libres, jeunes et bien nés, sur la grande plage de Biarritz, où il séjourna, ou sur les côtes espagnoles, pour n’évoquer que ces toiles à la tonalité marine. Les portraits abondent également. Et toujours, au sein de chaque toile, le souci de cette espèce de blancheur du soleil, d’illumination éclatante sans jamais être surexposée qui attendrit les visages, fixe les attitudes simples du quotidien, suspendent un regard, expriment une moue, soulignent l’expression forte d’une danseuse flamenca ou la mélancolie d’un enfant, ou encore l’attendrissement d’une mère pour son nouveau-né. Ce fut un moment de bonheur, ce matin...
RAMONES
Assorti d'un déjeuner d'une exacte simplicité dans l'exécution juste de produits de haut-vol : d'excellents oeufs-mayo augmentés de miso (il faut toujours prendre les oeufs mayo lorsqu'ils figurent sur une carte), d'une joue de cochon catalan sur os, maïs grand roux en une sorte de polenta, couronnés d'une généreuse poignée de girolles poêlées, puis de figues rôties sur une litière crémeuse et granuleuse, avec deux verres de Gramenon, en blanc puis en rouge - ce en très charmante compagnie littéraire, poétique, hédoniste, complice, à l'enseigne de Ramones, au 22, rue de la Concorde. Détail qui me fait chavirer : c'est un post-it rose collé sur la porte en verre, avec écrit dessus au bic bleu Ramones qui désigne l'adresse. J'adore (pardon pour la photo qui est un chef-d'oeuvre de reflets). Le talentueux Biarrot Mikael Lecumberry est au piano et son double féminin connaît sa carte de vins nature - exceptionnelle - sur le bout des bouchons. On en redemande. L.M.
Photos chipées avec mon téléphone :








