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  • La tombe de Toulet

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    Je déjeunais en charmante compagnie au Madrid hier, place Paul-Jean Toulet à Guéthary – j’y déjeune ou dîne chaque semaine pour des conversations riches, des rires larges, des regards soutenus, des plats bistrotiers, des envies de rester, quand je ne me contente pas d’un verre, seul sur la terrasse de ce merveilleux endroit ; face à l’océan. J’y vais « d’un coup de moto », c’est tellement facile. Je pensais à la tombe délaissée de Toulet, derrière moi tout là-haut dans l’autre partie du village au-delà de la route qui le divise, et proche du plus charmant cinéma de toute la côte : Getari Enea. Elle figure à l’entrée de ce cimetière perché et marin, mais on n’y lit plus guère sur la pierre que le demi-prénom Jean, sous le médaillon sculpté à l’effigie du poète des « Contrerimes » par son ami Clément de Swiecinski. Au bout d’un siècle dépassé, le mauvais temps, le soleil aussi ont effacé les mots qui l’ornaient. J’ai trouvé ce matin trois plaquettes précieuses que je cherchais sur l'écrivain à Morlaàs, près de Pau. Elles illustrent ce billet. Puis, j’ai repris les tendres « Lettres de château » de Michel Déon, qui fut un grand admirateur de Paul-Jean. Voici, en photo, la première page de l’hommage qu’il lui consacre et qui date à l’évidence, puisque la tombe, lorsque Déon la visita, était encore riche de nombreux mots. J’espère que la nouvelle équipe municipale fraîchement élue aura à cœur de veiller à sa restauration, entre deux arrêtés municipaux ayant trait au foncier et à l’éclairage public, car Toulet fonça lentement et il continue d’éclairer cœurs et âmes. L.M.

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