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  • Billet de l’après-midi.

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    Je m’aperçois, à l’heure de penser au vingtième anniversaire de KallyVasco, ce blog-ci que je rédige, que je me suis trompé dans la date de sa création, en consultant juste son acte de naissance dans les archives : ce n’est pas le 26, mais le 29 mars 2006 que je l’ai créé. Aussi, ai-je le temps de concocter un « article » d’anniversaire comme on concocte un gâteau forcément rond, souvent chocolaté, et toujours piqué de mini bougies. Pour ce faire, en dilettante total « décontracté du gland », j’écoute des Largo de Haendel : Ombra mai fu, Lascia ch’io pianga... Je relis René Guy Cadou, Hélène ou le règne végétal, et Hugo, Les Orientales, Les Feuilles d’automne, je diffère de peu de temps la lecture scrupuleuse de plus ou moins bons livres qui me sont parvenus ou qui me parviennent au courrier : La fêlure de Charlotte Casiraghi, Il n’y a pas de place pour la mort (de notre chouchou absolu) Pascal Quignard, Le Système de l’argent de Daniel Rondeau, Une simple apparition de Rodolphe Barry, le prodigieux premier roman Underdog de Bruno Marsan, La Sagesse des nonnes de Ana Garriga et Carmen Urbita, lequel m’évoque – par son titre seulement La Pension des nonnes de l’immense et regretté Pierre Veilletet, Voltes, poèmes à jeux de mots (fastoches) de Bénédicte Cécile. D’autres en PDF car de nos jours on vous adresse des livres entiers en pédéèf... Misère. Mais lorsque ce sont de nouveaux poèmes de Houellebecq, je lis illico. Il y a, en pédéèf, les nouveautés parues au Dilettante, à Finitude, ailleurs... car lire sur écran m’est quasiment impossible, de même que jamais ô grand jamais je ne pourrais lire une seule ligne, fut-elle de Char, de Gracq, de Cioran, de Montaigne, face à une « liseuse ». Question – évidente - de sensualité de l’objet livre entre nos mains, son parfum, ses pages, le toucher de sa hanche, son poids, son épaisseur, sa « main », les sons qu’il produit, l'impression qu'il vous envoie ; si forte parfois. La bibliothèque qui m’entoure, m’enserre, m’ensevelira un jour peut-être. Il y a tout cela. Et davantage. L.M.