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  • En N&B

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    Vu deux films en noir & blanc cet après-midi et en ce début de soirée, car un vent fort m’empêcha de retourner en moto à la plage de La Petite Chambre d’Amour (Anglet). Soit un étrange, riche, inventif « Le Combat dans l’île » (1962), d’Alain Cavalier (réalisation et scenario), supervisé par Louis Malle, dialogues de Jean-Paul Rappeneau – excusez du peu, avec Romy Schneider et Jean-Louis Trintignant, ainsi que Henri Serre, Diane Lepvrier et Pierre Asso. Et « Sainte Jeanne » d’Otto Preminger (1957) avec Jean Seberg révélée – c’est son premier grand rôle, elle est alors âgée de 18 ans. Et débute avec maestria. Le casting était de 18 000 Capture d’écran 2026-09-15 à 22.52.13.pngjeunes femmes, pas moins. Elle l’emporta. Sa coupe de cheveux à la garçonne aussi, qui la poursuivra chez Godard d’abord... puis chez Gary. L’intrigue du Cavalier est tortueuse mais limpide grâce à une réalisation d’une fluidité de torrent de montagne observée au ralenti. Le méchant est un militant de l’OAS, devine-t-on, armé d’un bazooka qui rappelle des événements précis. Amoureux froid d’une divinité, Romy, son épouse, il préfère l’action terroriste, puis l’honneur, le panache – jusqu’à défier en duel son meilleur ami et meilleur traitre, car celui-ci lui « vole » sa femme tandis qu’il fuit à Buenos-Aires pour sauver sa peau et régler un compte au P.38. Quoi de plus naturel. Qui va à la chasse... Romy a vingt-quatre ans et une beauté qui n’a d’égale que l’assurance de son jeu d’actrice ferme, tendre, puissant. Trintignant est impérial, comme il le fut si souvent. L’histoire, l’intrigue dit-on commodément, mêle le vaudeville au drame, la douleur à la fidélité, l’abnégation au jusqueboutisme absurde. Jean Seberg en Jeanne d’Arc, mystique jusqu’au bout de ses regards infiniment touchants, signe, grâce à sa présence, le meilleur film – il y en eut tant sur le motif – au sujet d’un mythe ayant la peau dure... jusqu’au redouté bûcher des critiques,Capture d’écran 2026-09-16 à 00.07.35.png lequel fut dithyrambique à l’égard de Preminger et de sa divine découverte, Jean Seberg. Je venais de voir « Symphonie pour un massacre » (1963), en N&B aussi, un Jacques Deray au petit point avec un jeune Jean Rochefort à contre-emploi dirions-nous à présent, et un Charles Vanel peut-être trop bonhomme. Ainsi que Michèle Mercier, José Giovanni, Michel Auclair et Claude Dauphin. Du haut-vol pour un thriller subtil à base de valises de biftons, de trahisons, de mensonges comacs, de trafic d’influence. Un excellent polar Capture d’écran 2026-09-16 à 00.03.19.pngtruffé de coups de feu qui date mais ne vieillit pas. Je m’apprête à voir à présent « Darling chérie » de John Schlesinger, conçu (en 1965) comme une ode à la magnifique Julie Christie. Encore une pellicule en N&B. Avec Dirk Bogarde et José Luis de Villalonga. Ce devrait être plus reposant. L.M.