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  • Avis de recherche (de taf)

    J'ai créé au cours de l'été dernier imazz communication, structure légère capable de fournir clés en mains (prêts à imprimer) hors-série, numéros spéciaux, livres, à un groupe de presse, un éditeur (toutes thématiques).
    Première réalisation : le hors-série rugby de VSD, vrai succès en kiosque.
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    A bon entendeur...

    ou : faites passer!

    i.mazz@yahoo.fr 

  • Avis de recherche

    Je cherche un livre épuisé, Confession inachevée, de Marilyn Monroe, paru chez Robert Laffont en 1992.

    Merci de votre aide, dear bloggers!7b2c58b950eb29d1083d8b865a9a988f.jpg

  • Le limoncello des concernés

    Nous avions acheté, en novembre de l'année dernière, un beau citronnier, qui portait seize citrons dodus. Il trônait dans une belle jarre en terre cuite, à l'entrée de la maison de Bayonne. "Un jour, je ferai du limoncello avec ces citrons et ce sera la liqueur des concernés", avais-je déclaré en désignant par ce mot la poignée d'êtres, le commando qui a accompagné mon père jusqu'à la fin... Je l'ai faite, cette liqueur précieuse, à la Toussaint. 7 mois de macération. 2 litres pile. Les premiers concernés l'ont goûtée. Mes enfants aussi, hier soir (après un boeuf bourguignon assez réussi : 5 heures de cuisson à feu très très doux). Le poids de la peine devint l'aile du papillon que porte la fourmi. Nous tutoyions la magnanimité -une concernée.

     

  • Il regardait la mer

    Qui se souvient de Il regardait la mer, de Bernard Clesca, paru chez Régine Deforges en 1986 ? Un bijou de 80 pages (remarquez une chose : lorsque la littérature devient capitale, elle excède rarement les 80 pages. C’est un Cap). J’en écrivais ce qui suit dans Sud-Ouest Dimanche, le 25 mai 86 (papier retrouvé plié en marque-page du Clesca, avec la copie d’une pub parue dans Le Monde, qui reprenait un extrait de mon papier, façon « Un écrivain est né!», Adrien Machprot, EscarteFigue-Mag.)...

    Titre : Comme un détail sur une porcelaine.
    Chapô : Cinq (*) petits livres intimes où le parti pris du détail sur la fresque.
    Bernard Clesca vous cloue de plaisir avec « Il regardait la mer ». Son troisième livre. Un texte pur et sensible comme une antenne d’escargot. Clesca écrit au creux de la vague, avec des mots forts qui restent, comme le sel signe sa trace sur une épaule… Un frère meurt, la neige s’accorde à l’absence. Reste la mer. Une île. Le regard. L’aube, seule capable d’apaiser le cœur. Et l’indifférence à tout ce qui n’est pas beauté furtive : « Avide de silence, comme on l’est d’eau légère au long d’un lent périple, il a tenté de renaître au monde en des noces singulières. Hors la mer, les nuages et la splendeur de l’aube, tout lui est devenu étranger. ». En lisant « Il regardait la mer », on est tenté de tout souligner et, le relisant, de tout dire, mais à voix basse. Ce livre mince est précieux. Comme une blessure, on a du mal à le refermer. L.M.
    (*) Les quatre autres que je traitais dans le même papier, étaient Faux journal, de Jude Stéfan (Le temps qu'il fait), Le sentiment de la langue, de Richard Millet (Champ vallon), Désobéir, de Martin Melkonian (Seuil), et Les écailles d'argile, d'Allain Glykos (Phalène). 
     
    De Richard Millet, déjà rassemblé dans cette note impressionnante, le touch of : Les infimes frissonnements du visage et du corps par quoi l'on devine qu'une femme est sur le point de nous céder : ainsi les modifications crépusculaires d'un paysage, en automne. 


  • L'héritier

    Qui se souvient de L’héritier, de Claude Fessaguet, paru en 1985 dans la si belle collection Le Chemin, de Gallimard, que dirigeait encore Georges Lambrichs ? Extrait (page 93) :
    « Ces vacances devaient être les plus heureuses de ma vie. J’aimais Julie. La douceur satinée de sa peau, la façon qu’elle avait de pencher légèrement la tête en me regardant, la fragilité de ses poignets, tout en elle me donnait un bonheur aigu voisin de la douleur. Je ne pouvais me détacher d’elle. Je la suivais d’une pièce à l’autre sans cesser de la toucher, de l’effleurer, si bien que nos mouvements même dans les gestes de la vie quotidienne étaient ralentis, rythmés par le désir. La nuit, dans l’obscurité du sommeil nous restions rivés l’un à l’autre et le seul battement de ses paupières lorsqu’elle s’éveillait, suffisait à me ramener à la conscience. Julie ne bougeait pas mais je sentais son corps s’adoucir, mollir soudain et glisser contre le mien. Nous étions sans poids, lents et libres comme en eau profonde. Son désir était le mien, elle prenait de ma bouche les mots et les gémissements et de nos violences confondues naissait une paix émerveillée ou subsistait, lointain et sourd, le recommencement du désir. L’instant et le présent étaient si pleins que nous étions uniquement occupés à les vivre. Nous ne faisions pas de projets. Nous n’avions pas d’avenir. Boy devait me dire, plus tard, que nous ne faisions pas de projets parce que nous n’avions pas d’avenir. Dans sa bouche, ces mots avaient la froideur d’une évidence. »


  • vu à la télé

    Vous prendrez bien un peu d'acide dans le café, ce matin?

    Jacques Duquesne, vieux Manitou, biographe de Dieu et juré Interallié, interrogé par une télé dans "le train du choléstérol" qui dépose à la Foire de Brive, déclarait sans ambages, il y a quelques jours donc, que  son jury, en passant en dernier, ne pouvait pas toujours primer une maison qu'ils  voulait  récompenser. (Pauvres auteurs...). Lapsus? Même pas! Pensez donc! Rien de nouveau sous le soleil (pour citer à nouveau Ileana), mais "désormais, on ne s'en cache pas : c'est rentré dans les moeurs", comme ne dirait pas la concierge de l'Elégance du hérisson. Du coup, le travelling dans le wagon, où l'on aperçevait un Sabatier repu et las (on entendait presque les gargouillis de son ventre et la remontée de ses prochains rots), l'ami Louis Gardel au sourire dévastateur sous sa moustache blanche, une Madame Edmonde qui faisait sa très sérieuse, une Chandernagor toujours aussi sexy qu'une théière... Bref! le wagon prenait des airs de business-class : on y parlait affaires, pas littérature. Et ces gens-là semblaient se rendre à une bâfrerie où, entre deux gavages, l'on discuterait transferts et gros sous, comme au foot et j'espère pas bientôt au rugby, con!

    La République littéraire a aussi ses "gros pardessus"...

    "Et c'est ainsi qu'Allah est grand!", écrivait Alexandre Vialatte à la fin de chacune de ses chroniques, dans La Montagne.

  • Prix littéraires, suite


    podcast

    Ah! Les Polnareff de notre enfance remixed par l'auteur!..

    La râfle  de Gallimard sur les prix littéraires d'automne continue et il ne s'agit pas d'un hod-up! Comme le précisait justement mon amie Ileana en aparté, il y a simplement que Gallimard continue d'être un excellent éditeur (sans parler des magouilles en tous genres du milieu), et que la maison de la rue Sébastien-Bottin est bien "la Banque de France de l'édition". L'expression est de Sollers.

    (En inaugurant la place René-Char, à quelques mètres, Antoine G. a réclamé à Delanöe qu'on re-baptise un jour la Séb.-Bottin rue Gaston-Gallimard, du nom du papy fondateur. La place Jacques-Lemoîne est bien devenue l'adresse du journal Sud-Ouest!),

    - Rappels avec annotations, sur la râfle Gallimard et sa périphérie :

    Goncourt (Mercure de France, filiale à 100%. Un "petit Goncourt", ainsi que le susurrent en prédicateurs si sûrs d'eux-mêmes, les aigres, les suffisants, les blasés et autres chieurs-spécialistes).

    Renaudot (une sorte de putsch de FOG sur socle d'un Le Clézio qui ne savait pas, depuis Macao je crois... pour un tout jeune auteur parfaitement inconnu du public, une vraie révélation donc. Son nom : Pennac, Daniel Pennac. Remarquez c'est bien, comme çà, le mecton pourra vendre un peu son livre! Il n'en avait déjà écoulé que 100 000! C'est un peu comme le prix de Flore remis à Nothomb, dont chacun sait qu'elle ne vend jamais un bouquin... Faut encourager les moussaillons!).

    Fémina (au très brillant directeur du Monde, et j'ignore -ne l'ayant pas lu- si ses Baisers de cinéma sont doux et durables).

    Décembre (l'actu sollersienne de la saison déborde à l'Infini. "On dit" pourtant que ce Cercle, de Haenel, est pâteux et assemblé, que ce collage racolleur -qui ne fait pas un roman-, aurait, de surcroît et selon Alina Reyes, puisé sa source dans la Forêt profonde d'icelle. "Affaire" à suivre...). En tout cas, ça fait 30 000 € pour son auteur. Déjà çà que la Sodis n'aura pas...

    - P.S. 1 :

    Stock prend le Grand Prix du Roman de l'Académie française (Alexakis) et le Goncourt des Lycéens (Claudel).

    Le Seuil prend le Médicis (poignant Hatzfeld qui ne se remet pas, de livre en livre, de ses chocs rwandais). A noter que ce petit grand prix revient, comme l'an dernier (Sorj Chalandon), à un (ex-) grand reporter de Libé...

    Un mot en forme de bravo amical à l'élégant, subtil et discret Olivier Germain-Thomas. Son succulent Bénarès-Kyoto (journal très "écrit" d'un authentique travel-writer qui pense joliment, avec Montaigne, que la philosophie, ça  rentre mieux par les pieds), a eu le Renaudot-Essais.

    Le Médicis étranger revient à un "très grand livre, mieux que le Littell", selon ma soeur Muriel et apparemment 30 000 autres fans déjà, soit à  l'épais opus de Daniel Mendelsohn, Les Disparus, que je lirai bientôt (tu me le prêteras, Mumu?..).

    - P.S. 2 :

    Il est d'usage perfide (ce sont mes us préférés) d'appeler le dernier prix d'automne (d'importance)  l'Intergrasset. Et de ne plus l'attribuer forcément à une carte de presse. En lice sous casaque jaune, Donner, le grand vexé du Renaudot, ayant supplié qu'on le retire des listes, plus de Grasset en finale, cette année! (Schneider et sa very successfull  Marilyn s'était consolé avec ce prix, l'année dernière, et aurait acheté une maison sur "mon" île -Grrrrr!, avec ses droits d'auteur, car le bouquin a été acheté par plus de 20 pays). Alors? Ono-dit-Biot (Birmane, Plon), le protégé de l'influent FOG, son employeur au Point?  Ou Libérati (Flammarion! Mais oui! le Flammarion reloaded de Teresa Crémisi!). Parce que Fotto. et Hatzfeld ayant été servis, il s'agit d'un duel. Sauf si un autre effet-Pennac sort du chapeau, chez Lasserre, à l'heure de l'apéro...

    Réponse à l'heure du déjeuner, les enfants...

    Après?.. Suivront des prix de plus en plus influents, à la suite du Wepler-Fondation de La Poste, dont le jury est tournant, à l'anglo-saxonne, et du Goncourt des Lycéens : le RTL-Lire, Le Livre Inter, celui des Lectrices de Elle...

    Il y a des jours où l'on a l'impression que ces prix sont remis au Stade de France...

    Sinon, 
    Angelina en a marre qu'on la confonde avec Jennifer ou avec Aniston, je ne sais plus, et d'ailleurs Brad s'en fout, mais moins que moi, car cette nuit j'ai lu El Verdugo, relu Une passion dans le désert et je me suis dit (attention, scoop!) que Balzac était... est?.. un extraordinaire novelliste, autrement dit un écrivain complet : brillantissime sur la longueur, l'ample, le large, le gigantesque, autant que sur le bref, le ténu, le dense et le percutant. Rares sont les auteurs capables, ainsi, de savoir-faire sur la fresque et sur le détail.

    Enfin, Anna K. va bien, merci d'avoir posé la question. Les Cosaques attendront, en jouant au mus avec les Karamazov brothers ... Je demanderai à Manech de leur apprendre  des coups (Imbido! Induki! Té!.. Yo!).

    (Vous aviez dit rentrée littéraire?.. Attention jeunes talents?...)

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