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Retour sur France-Angleterre
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Springbok
Bravo! -
Puma
No Comment. -
Dépêchez-vous...
... De lire la tribune signée par l'avocat Alain Weber et que publie Le Monde daté d'aujourd'hui (page 19) sous le titre : "Amis Anglais, merci d'avoir gagné!", car elle est brillante et salutaire.
Le chapô du papier, seulement (à vous de voir la suite) : "L'échec français met fin au hold-up de Sarkozy sur la Coupe du monde de rugby".
Je me marre...
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Revue de presse
Note spéciale autopromo
A lire ce matin :
Dans VSD, pages 78 à 81, mon reportage rugby sur Saint-Vincent de Tyrosse, village Gaulois. Ou plutôt Gascon. Résistant, le village Landais enfante des champions depuis des lustres. Question de microclimat, affirment les hommes du club. Reportage aux sources du rugby, donc, dans le village d’Astérix le rugbyman. Là où, précisément entre la place du Foirail avec la 10 dans le dos, le bar Beneyx et le stade La Fougère, se trouve l'âme du rugby hexagonal.
Il y avait longtemps que je voulais le faire, ce papier... Oui, cela fait bien 30 ans que j'entends parler de Tyrosse le crot à bons joueurs, alors té! Voilà la copie (réduite de moitié pour la maquette étriquée de l'hebdo, mais je garde au frais mes chutes et autres bons -pas bas!-, morceaux pour une autre fois).Dans Le Nouvel Observateur, Paris-Ile de France, pages 30 à 32, mes idées de balades gourmandes en famille, dans le 77 et dans les Vosges, à l'occasion de la Semaine du Goût (dans le Spécial Junior de ce numéro).
Sinon, on commence à lire ici et là des bonnes feuilles des Mémoires de Sollers, qui arrivent le 25 chez Plon, après la Finale et avant la fin du tumulte des prix littéraires d'automne.
La Une de Libé est drôle : Desperate Housewife (à propos du divorce des Sarko). J'adore.
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Bouche
"Il fait bon savoir que les oenologues distinguent, au sein de la complexité d'un vin : la robe, le nez, la bouche. Et que la bouche, par exemple, comporte trois temps : l'attaque, le milieu, la finale. Ces finesses de langage correspondent à une finesse pratique du sensible et sont un salutaire appel à la lenteur des dégustations, qu'il n'est aucune raison de ne pas étendre à l'ensemble des objets du monde sensible. La haine petite-bourgeoise à l'encontre des finesses de vocabulaire, de sensations des amateurs de vins et, d'une façon plus générale, à l'égard de toute différence, est proprement terrifiante." Stéphane Audeguy, Petit éloge de la douceur.
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Jardins
"Et n'oubliez pas le jardin, je vous prie, le jardin aux grilles dorées. Et entourez-vous d'hommes qui soient comme un jardin, ou comme une musique sur l'eau quand le soir tombe et que le jour n'est plus qu'un souvenir. Choisissez la bonne solitude, la solitude libre, capricieuse et légère, celle qui vous accorde aussi le droit de rester bons en quelque manière." Nietzsche, Par-delà bien et mal. -
Le Vieux-Port aller/retour
TGV Paris-Marseille A/R, avant-hier et hier. Alors j'ai lu... Le somptueux Rafael le chauve, de Jacques Durand, sur El Gallo, torero couard et légendaire, magnétique et drôle des années d'avant, avant... (Actes Sud).
Le délicieux et si délicat, subtil même Petit éloge de la douceur de Stéphane Audeguy (auteur de l'inoubliable et magique Théorie des nuages), les 2 en Folio, le premier en Folio à 2€, ce qui est encore mieux.
L'énigmatique et violent Hommes entre eux de Jean-Paul Dubois, d'habitude si gracile et léger, désinvolte et aérien (L'Olivier).
Entamé -enfin!- La Reine de pommes de Chester Himes (folio noir),
et parcouru, en baîllant grave, le dernier Modiano ainsi que l'inutile et sénile opus sur Hitler môme, signé Norman Mailer, lequel s'achève mal, le pauvre. En plus, le titre (de son éditeur français) est si gracquien (Un Château en forêt. Il fallait oser!..) qu'une telle usurpation, un tel squatt, me dégoûtent définitivement.
Heureusement, entre deux, il y eût le Vieux-Port, des balades, le "ferry-boîte" pour aller de la Mairie à La Marine (le bar), un apéro ici, un truc là, un dîner inoubliable au "29", Place aux Huiles, à l'angle de la Place d'Etienne-d'Orves où siègent le journal "red" La Marseillaise et Les Arcenaulx des soeurs Laffitte, éditrices-librairistes-galeristes-restauratrices-amatrices-souriantrices (j'ai juste embrassé Jeanne en passant : c'était complet!). Le "29" inaugurait ce soir-là (avant-hier) : le mecton est un bon, qui fit ses classes chez les plus grands, comme Ducasse etc, et qui officia comme second de Lionel Lévy pendant pas mal d'années (Une table au Sud, the best of Marseille à mes yeux, que je dopais comme "meilleur espoir de l'année" il y a 4 ou 5 ans je ne sais plus, lorsque je dirigeais les rédactions de GaultMillau). Là, il vole de ses porpres ailes, le minot, en mâtinant néanmoins sa carte de chimie "mode" façon Ferran Adria sous-titrée par Hervé This (la description, orale, des plats, par un mec fin et vif, pas con, cependant, m'a quand même donné l'impression de lire un devis de révision de ma bagnole), mais ça reste bien, et surtout bon (aïoli reloaded, sepias bien aliacées, et un Domaine Sorin, vin de St-Cyr-sur-Mer, à tomber...).
Les coquillages en veux-tu-en-voilà chez "Toinou" (Canebière, au début à droite après l'Opéra, tu vois?) furent comme d'hab' formidables (araignée, oursins, tout le truc, le vacqueyras blanc en cuvée toinou -les yeux fermés tu prends, etc).De quoi oublier modianiania, mailerdeseretireràpetitspas, gars! l'Iran et Poutine, Cécilia qui se retrouve être la SEULE femme de France à ne pas pouvoir divorcer (lire Libé d'aujourd'hui) , la petite finale, la grisaille du ciel parisien cet aprèm, et mon téléphone qui déconne. Bisous
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Chabal, les toros et Paquito
Le Hmmmmm… poussé par le public des stades lorsque Sébastien Chabal prend le ballon ovale et le Hooouuuu… que celui des arènes pousse lorsqu’un énorme taureau jaillit du toril, ont partie liée. Ils expriment la nostalgie des origines. Il semble révolu le temps métrosexuel où le monde n’avait d’yeux que pour David Beckham et ses clônes ou pour les éphèbes du Stade Français propres et nets, façon pub pour produits de beauté masculins. Voici revenu le temps de l’homme des cavernes, de ce fond d’animalité qu’on croyait disparu au cœur de la nature humaine, urbaine et lisse. Une soif de Sauvage gronde dans les tribunes des stades de rugby, à la faveur d’une Coupe qui sacre la force davantage que la tactique. Elle ne doit pas être confondue avec la sauvagerie mâtinée de haine ayant cours dans certains stades de foot. Aux corridas, c’est pareil : la corpulence d’aurochs est admirée. Il faut du brutal et du costaud partout. De l’être préhistorique. Des cheveux longs, de la barbe, des carrures sorties de la BD Rahan. Les ados surnomment Chabal Hulk. En trois mois, le rugbyman est devenu une star absolue, à son corps défendant. Passé du stade « inconnu au bataillon » au statut de people du Stade de France. Cet engouement est de bon aloi. En exultant, les spectateurs (certains se déguisent en Chabal) expulsent cette part manquante d’une société où le politiquement correct cerne, puis noie toutes les strates du comportement. Et il ne s’agit
pas de violence, mais de joie. Celle de projeter sur un athlète au look antique les fantasmes de combats âpres et loyaux. Chabal est là pour enfoncer une ligne adverse, mais c’est un combattant armé de respect. Dans l’arène, le frisson provoqué par un de ces taureaux échappés d’une gravure de Goya, renvoie à un temps finalement cyclique. Rien n’est jamais irrémédiable, sauf la mort, nécessaire, du taureau. Les opposants à la corrida, dont le lobbying est plus puissant lui aussi, ne feront pas de différence entre une bête effilée comme un sanglier corse et une autre surarmée accusant 600 kg sur la balance. Donc, qu’importe. Avec un « toro-aurochs » le combat est plus dur, plus équitable. Et le respect reste l’arbitre de chaque corrida. Le public réclame davantage de spectacle, des jeux du cirque. Rome ! Il espère que Chabal prendra le ballon à chaque percée bleue. Qu’il envisage de faire un tour chez le coiffeur-barbier devient une rumeur nationale. La menace d’interdire la corrida aussi. Ce retour à l’âge de fer ou de pierre, à l’heure où les ours blancs luttent pour leur survie sur une banquise fondante, est salutaire. Il exprime une résistance. Une morale de
la solidité. Une éthique homérique. 
Et le plus savoureux est que Chabal et les beaux taureaux se retrouvent unis dans la ferveur, lorsque à chaque match de rugby, les « bandas » (ces orchestres de rue sont tous du Sud-Ouest : ceci explique cela) entonnent, comme à chaque corrida, Paquito chocolatero, ce paso doble taurin symbole de fiesta, de feria, de gaîté partagée et de rassemblement, toutes origines confondues . Car c’est un hymne à la joie qui met immédiatement le feu du bonheur et qui n’a pas la morgue guerrière de la Marseillaise ni le ton rogue et mortifère de la Lettre de Guy Môquet. Il soulève les foules. ¡Ola ! Léon Mazzella
PS : je devrais citer aussi Vino griego, fameux chant de fin des fêtes de Dax, tous foulards rouges tendus à bout de bras dans les Arènes d'abord, lorsque toutes les bandas sont dans le ruedo, et qui marque -à l'instar de Pobre de mi à la fin des Sanfermines, les fêtes de Pampelune-, le début de l'attente : à partir de ce chant, il ne reste plus qu'un an à tirer avant de revivre l'ouverture des Fêtes!.. Vino griego est aujourd'hui souvent donné (mais peu entonné) dans les stades (pendant cette Coupe, c'est le cas) et ça réchauffe les coeurs. Moi, ça me rappelle chaque fois Dax, en particulier la fin de Toros y Salsa de septembre 2002. Les larmes aux yeux je te dis, oui!..
Photos : Chabal, avec ou sans cheveux, ne produt pas le même "impak".
Toro de Osborne.
Lien media : Paquito chocolatero, à écouter en lisant ce papier. (Pour écouter Vino griego, rendez-vous sur radioblogclub.com : zik seule, ou bien sur UTube : ils ont la video en plus!)
¡Olé!
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Habana vole
Voir cela (à plusieurs reprises en plus) hier soir au Stade, fit oublier les larmes Bleues de la veille.




