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  • Avé sagesse, té!

    "Ce matin, allons, il faut sécher nos larmes, savoir remercier nos joueurs, et se draper de dignité ( pour le coup, de grâce, ne cédons pas à la franchouillardise) avant d'aller doucement chuchoter à l'oreille en chou fleur de toute une équipe dévastée de chagrin, ces mots de Jean- Pierre Rives "le rugby est l'histoire d'un ballon avec des hommes autour; et quand il n'y a plus de ballon, il reste l'essentiel, les hommes. "...(Benoît Jeantet)

    Source : http://www.rugbymane.blogspot.com/ 

  • Pietra Montecorvino


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    Senza voce, in Napoli mediterranea, un cd de la mort de sa race...

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  • Le Roi Cophetua

    En écho à Quignard (lire plus bas) :

    Je restai éveillé auprès d'elle assez longtemps. Le sommeil d'une femme qu'on regarde intensément conjure autour d'elle une innocence, une sécurité presque démente : il m'a toujours paru inconcevable de s'abandonner ainsi les yeux fermés à des yeux ouverts.

    Julien Gracq, Le Roi Cophetua, in La Presqu'île (José Corti)

  • Villa Amalia, encore

    confier à l'autre son sommeil est peut-être la seule impudeur
    laisser se regarder en train de dormir, d'avoir faim, de rêver, de se tendre, de s'évaser, est une étrange offrande
    une incompréhensible offrande

    (...)

    le jour s'était levé. de sa vie jamais Ann n'avait dormi si longtemps qu'auprès de cet homme.

    Pascal Quignard, Villa Amalia, Folio 

  • Rien, rien, rien...

    La vie ne vaut rien rien
    La vie ne vaut rien
    Mais moi quand je tiens tiens
    Mais moi quand je tiens
    Là dans me deux mains éblouies
    Les deux jolis petits seins de mon amie
    Là je dis
    Rien Rien Rien
    Rien ne vaut la vie
    Rien rien rien…
    Rien ne vaut la vie.

    (Alain Souchon) 

  • Gracq, toujours

    Une lettre de lui, ce matin.

    Un plaisir, toujours.

    Rare.

    Compté, désormais.

    22 ans déjà que je collectionne ses lettres. 

    L'écriture tremble davantage (97, 5 ans).

    J'ai peur.
    Une vraie peur.


     

  • Cardiff-Procida

    f24ea31d5c5868e83242b580cf15fc42.jpg16e18622a42b7425f6a0a8d13d792a17.jpgProcida la magnifique, la sereine, quelques heures avant le match contre les Blacks (© photos L.M.). Ici, dans la Baie de Naples, le rugby est un mot que l'on n'a pas encore pensé à traduire dans les faits. Il planait sur l'île une atmosphère  pré-apocalyptique, samedi 6. Les goélands étaient devenus fous, qui prévenaient sans le vouloir les humains de l'imminence d'une catastrophe. Un orage, une armée d'orages se préparaient au large du Vésuve et au-delà de la  mer en direction de nulle part, vers d'insensés horizons qui froncaient. Déjà, les éclairs zébraient, marbraient le ciel qui prenait une couleur d'étain. La mer était du plomb fondu, le sirrocco soufflait fort et la pluie, si rare ici, vint. Violente, frappante, abondante, elle acheva de désaler ma peau qui avait plongé avec tant de volupté, à la plage del Pozzo Vecchio, surnommée plage del Postino (le film). Bien longtemps après la victoire des Bleus sur les Blacks (suivie à grand'peine sur le petit écran de télévision de l'hôtel), les éclairs continuèrent de blanchir la nuit et le tonnerre de gronder entre les parois de la baie de la Corricella aux larges bras en  arc, à la manière d'un crabe qui  voudrait retenir pour toujours tous les bateaux au havre de sortir. Le lendemain, hier, lavée, Procida semblait endimanchée, les joues roses, prête à faire un tour de balançoire dans le parc, baignée  par une jeune lumière d'automne, aussi douce que l'était la mer, où l'on entre en octobre comme en août. Le soir, au Stade de France®, je  voyais des Pumas  bouffer du chardon comme le font les ânes : avec gourmandise et cela ne manqua pas de piquant. Effeuiller brutalement la Rose sera plus compliqué, avec un Jonny Wilkinson revenu aux affaires, sauf à saboter son pied d'ici là. Mais ce serait déloyal, avouez... Le plus couard serait de le "concasser" comme dit Chabal, pour venger Betsen qui s'emplâtra Rocococko pleine poire. Alors :  ¡Vaya con dios! Et que le plus inspiré gagne.af02d1bdee274e194332d217a19a95ab.jpg