Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Tchanel numero cinco

    Capture d’écran 2026-04-28 à 23.21.31.png

    Balade en moto au centre de Biarritz, ce mardi 28 avril. On ne pouvait échapper au défi béchamel – pardon, au défilé Chanel (baptisé Croisière) à la faveur de la réouverture de la boutique mythique de Coco, villa Larralde, rue Gardères. L’événement est décalqué sur les réseaux par des centaines de smartphones voyeurs, ça dégueule de partout. Pluie tiède de stars sur le retour posant comme des bœufs gras à Bazas, masquant - en se tenant à distance - les dérives de leur charcutier esthétique respectif derrière de longues mèches ou des lunettes noires gigantesques. Au Casino, des mannequins en file indienne tirant toujours la gueule et revêtant des fringues impossibles allaient de leur risible démarche croisée comme des esclaves au marché devant un parterre de fats suffisants. Dehors, une noria infinie de corbillards noirs faisait office de taxis entre le Palais et le Casino – 400 mètres à tout casser. Et un service d’ordre trumpien, des dizaines d’hommes lugubres en costard noir – l’impression, face à eux, d’être dans une boutique Nespresso en quête de ristretto. Et l’océan par-delà, calme, plein, sans vagues pour une fois, apaisa mon humeur. On critiqua Blanco le nouveau maire pour son accoutrement – le seul pourtant à être digne d’intérêt, car libre. La veille, la princesse Charlotte signa son indigente « Fêlure » d’élève de terminale au Bookstore. Biarritz renoua avec le strass sans trace. Le développement non durable colle à la peau exagérément bronzée comme une banquette en skaï de TER de cette ville, et cela la distingue des cités voisines à l’authenticité... autre. L.M.