lundi, 09 février 2009

Si mais non

Lu Quartier nègre, de Simenon, dans l'après-midi. Comme çà. L'énergie balzacienne avec un souffle plus court, comme volontairement asthmatisé. De ses aventures féminines, il parle comme d'une satisfaction musculaire... Robocop-Georges. Dans Quand j'étais vieux, il note ceci : "J'ai besoin, pour ne pas me sentir prisonnier de la société, de caresser une cuisse au passage, de faire l'amour sans déclaration, sans passion, de traiter le sexe, d'un instant à l'autre, dans mon bureau, n'importe où, comme on le traitait, comme on le traite, dans la forêt équatoriale ou à Tahiti." Ce sentiment est lumineux, qui éclaire tant sur les immenses créateurs comme lui, et Hugo, Dumas, Balzac... Tous auront pantagruélisé les femmes pour nourrir leur oeuvre. Et la délicatesse, dans tout çà?.. C'est le débat du soir. A vous!

18:30 Publié dans écris chaque jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : simenon

Commentaires

La délicatesse dans tout çà...il est vrai que le désir peut naître de la séduction, lente, subtile et raffinée, qu'elle est indispensable dans les interactions homme-femme. Toutefois, si l'on accepte l'animalité (instinct, pulsion, ...) de l'Homme, on peut y voir un rituel mélant érotisme et plaisir.

Écrit par : angelique | mardi, 10 février 2009

Je rêve, à l'inverse, de femmes -écrivains, ou peintres, ou bien musiciennes-, en tout cas artistes, qui auraient ainsi besoin de bouffer de l'homme pour nourrir leur force créatrice. Qui se jetteraient sans préavis sur des sex-mecs objétisés afin de les métamorphoser, à leur corps (peu) défendant, puis de le jeter sur la toile ou sur le papier...
Angélique : Fantasme ou possible réalité?

Écrit par : Léon | vendredi, 13 février 2009

Cher Léon,

Cela me semble une probable réalité. Mais je serais tentée de te répondre qu'il faudrait poser la question à ces femmes-artistes dont tu parles. Il serait intéressant de savoir si certaines nourrissent leur art de la sorte.

Écrit par : angelique | mercredi, 18 février 2009

Toute création artistique se nourrit de la vie. L'autofiction est généralisée (et cathartique), dès lors qu'un, ou une, possède un moyen d'expression créatif. Non?

Écrit par : Léon | mercredi, 18 février 2009

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