lullaby, again
http://fr.youtube.com/watch?v=waia83h6Y2k
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http://fr.youtube.com/watch?v=waia83h6Y2k
http://fr.youtube.com/watch?v=7cPQbNNPkn4&feature=related
CT : rends-toi sur les notes du 29 avril 2006 (Francine Van Hove, et : Ahiiii... ¡Otra ves!)
AVD : va sur celle du 30 mai 2006 : Alerte!
Bisous
(il était plus riche qu'aujourd'hui, ce blog, à ses débuts!.. Faut que ça change, ça aussi...)

Mon canard,
Léon Mazzella.
Journaliste et écrivain (dernier livre paru : « Flamenca », roman, La table ronde).
Tribune parue dans Metro du 17 mars 2006
http://www.youtube.com/watch?v=RyKvD-4IxOY
http://www.dailymotion.com/video/x1fk3o_miriam-makeba-pata-pata_music
"Elle aspira de l'éther, sourit au doux froid qui entrait. O le petit salon du premier soir, son petit salon qu'elle avait voulu lui montrer tout de suite, après le Ritz. Debout devant la fenêtre ouverte, ils avaient respiré la nuit d'étoiles, avaient écouté le remuement des feuilles dans les arbres, murmures de leur amour. Toujours, elle lui avait dit. Ensuite, le choral qu'elle avait joué pour lui. Ensuite, le sofa, les baisers, premiers vrais baisers de sa vie. Ta femme, elle lui disait à chaque arrêt et reprise de souffle. Infatigables, ls s'annoncaient qu'ils s'aimaient, puis riaient de bonheur, puis unissaient leurs bouches, puis se détachaient pour infiniment s'annoncer la merveilleuse nouvelle. Et maintenant, maintenant." (Belle du Seigneur, d'Albert Cohen, of course)
Le bref et aéré roman de l'Afghan Atiq Rahimi, Syngué sabour (Pierre de patience), P.O.L, écrit directement en Français, est superbe, poétique, violent et tendre, bouleversant. L'abandon, l'amour, les dégâts du Coran sur le couple, l'abnégation de la femme, la douleur, la guerre, les secrets, la délivrance... Tout cela est dit sèchement, comme un feu qui craque. Rahimi écrit sans gras. Avec un regard peut-être trop cinématographique (il a adapté lui-même au grand écran Terre et cendres, son premier livre) et pas assez littéraire : on a l'impression de lire des plans, un scénario, à certainses pages, et pas d'être embarqué par le souffle d'une histoire... Bon, en même temps, ce n'est pas un livre inoubliable : je l'ai repris, feuilleté, et j'ai pensé qu'il était apparu comme le moins mauvais des quatre en lice. Les Goncourt ont donc été bien inspirés. C'est rare... Une phrase, une seule, du livre : "Ma tante n'a pas tort de dire que ceux qui ne savent pas faire l'amour, font la guerre." A la relecture, il lui manque de l'épaisseur, au sens romanesque du terme.
Je n'ai pas lu le Renaudot, du Guinéen Monémembo. Et vous?
(C'est amusant, en discutant de ces deux lauréats avec des amis, la réflexion sur "l'effet Obama" est revenue dans la discussion. Qu'en pensez-vous?).