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  • J'en fume trop, je sais...

    Tous les cigares finissent en fumée.
    Proverbe Brésilien

    Le cigare est le complément indispensable de toute vie oisive et élégante.
    George Sand

    Je bois beaucoup, je dors peu et je fume cigare sur cigare ! Voilà pourquoi je suis deux cents pour cent en forme.
    Winston Churchill

    A woman is only a woman, but a good cigar is a smoke.
    Rudyard Kipling

    Entre une femme et un cigare, toujours je choisirai le cigare.
    Groucho Marx

    Un bon cigare d’outre-mer ferme la porte aux vulgarités de ce monde.
    Franz Liszt

    Un bon havane est une des meilleures choses que je connaisse.
    Somerset Maugham

    Le cigare est le meilleur moyen de mettre à mort le temps.

    Alfred de Musset

    Stéphane Mallarmé, répondant au questionnaire de Proust, répondit : Votre rêve de bonheur ? –Rêver. Votre plus grand malheur ? –Ne pas allumer de cigare.

    Petite parenthèse perso (une fois n'est pas coutume. Je serai pardonné?) : cette littérature ne m'empêche pas d'en fumer jusqu'à trois chaque après-midi, tout en écrivant. C'est vraiment trop. Et un budget intenable, de surcroît. En revanche, comme je ne bois plus une seule goutte d'alcool depuis le 13 mars (je refuse même le boeuf bourguignon et le chocolat à la liqueur), j'ai perdu 6 kilos en 18 jours.Yep! 

  • Christine Fabréga…

    « On-dira-ce-qu’on-voudra », Monica Bellucci n’est pas crédible en tenancière d’un cabaret chelou et en amante d’un taulard qui s’est fait la Belle. Christine Fabréga, blonde platinée, en amante –toute de pudeur et de manteau de léopard vêtue-, d’un Lino Ventura splendide de vérité, est davantage réelle. Alain Corneau aurait mieux fait de nous blanchir une « Série noire », de nous éclairer un « Nocturne indien » ou de bâtir une annexe au « Fort Saganne », au lieu de refaire « Le Deuxième souffle ». Après Melville, comment oser ? (D’ailleurs, dites-moi à quoi sert de faire un remake ? Pourquoi recopier -mal, toujours, la feuille du voisin ! Je ne pige pas le principe). Et lorsqu’il s’agit d’un des plus grands (Melville) c’est du suicide. Auteuil y est marchalisé (36, Quai des Orfèvres, MR73…) et seul Dutronc s’en sort, à la faveur de son look de momie desséchée, entre Iggy Pop, Laurent Terzieff et un stock-fish chez l’épicier portugais. Dans l’original, la première scène avec Paul Meurisse est une tranche d’anthologie à faire passer aux copains à l’envi, comme la scène de la cuisine dans « Les Tontons flingueurs »; dans un autre genre : du Jouvet, du Von Stroheim. Du très grand cinéma frôlant le théâtre à la Vilar –lequel préfigure celui de Brook.
    Bref, Fabréga… Les années Fabréga. Les costards-catcheur de Ventura, les feuilles de chou et les sourcils-brousse de méchant rugbyman de Michel Constantin. Sa moue de Spanghero boudeur parce qu’il n’a pas dégommé tous les malfrats qui lui sont tombés dessus. Le timbre métallico-chuintant de la voix de Raymond Pellegrin. La gueule de petite frappe mal rasée de Denis Manuel, mélange d'Aznavour, de Reggiani et de Mouloudji en jeunes premiers. Le crâne infini de Marcel Bozuffi en boxeur maquereau chic. Bref, Melville, quoi (avec José Giovanni en appui). Les silences de ses films. La qualité du noir & blanc... Ca m’a donné envie de me resservir un « Samouraï » et un « Doulos », té !