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vendredi, 08 février 2008

aimer n'est jamais vin

Voici ce qu'un vieux pote m'a adressé hier. Peut-être l'avez-vous vu passer aussi, car il circule en ce moment sur nos boîtes @...

Il m'est arrivé une histoire dont il faut que je vous donne, si je puis dire, la primeur...                                                                                                                                  

C'était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint Georges que j'ai rencontré la petite Juliénas , une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru classé, avec des arômes de cassis et de fraises des bois.

On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque je lui ai proposé de l'emmener dans mon Chateauneuf-du-Pape, elle  est devenue toute Croze-Hermitage !!!

Le temps d'aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, on est montés dans ma Banyuls et on a roulé jusqu'au matin.


Ah quelle belle journée ! On s'est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l'eau Clairette, on s'est Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey montait sérieusement et qu'on commençait à avoir les Côtes-Rôties on a décidé de rentrer.                                                                 

Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvé coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi ! Je commençais à Minervois sérieusement et là, Juliénas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon .                                                                 

D'un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie !

Je me suis retrouvé comme Macon. Quoi, me suis-je dit, elle s'est déjà Sauvignon avant même que j'aie le temps de la Sauternes ! Mais je vous Jurançon, je l'avais dans la Pauillac, en effet, j'étais tellement Tokay que j'ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper.


Quand on s'est retrouvés, et que je l'ai vue devant moi en Gros-plant, je lui ai dit -' Ne fais pas ta Pomerol, et ne t'en va plus Gamay ! 'En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran

                                    
- 'Ne m'en veux pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour était vraiment Sancerre'.                               

Commentaires

Une bien jolie bouteille à la mer que je n'ai pas encore eu le plaisir de croiser au large de ma boite mail

Écrit par : benoit | vendredi, 08 février 2008

désolé pour tous ces jeux de mots alambiqués...oh la vache, ça devient une seconde nature, et j'en suis...encore désolé... Adiou ( phonétiquement ça le fait ,enrevanche écrit comme ça) comme disait les gens de chez moi.

Écrit par : benoit | vendredi, 08 février 2008

Mais non Benoît! Nous les aimons vos jeux de mots, votre seconde nature! Ne vous excusez pas!

Écrit par : Léon | vendredi, 08 février 2008

je l'ai reçue aussi, je crois qu'elle a fait le tour du net, c'est étrange la propagation du net

Écrit par : emmanuelle | vendredi, 21 mars 2008

C'est plus qu'étrange, cela fait peur comme tout ce qui fascine : sa propagation m'évoque aussi bien une scène de mal comme une scène de bien. Je "vois" une explosion (Hiroshima, Tchernobyl) d'un côté, ses effets dévastateurs instantanés; irréversibles. Et de l'autre, je ressens le passage de l'amour entre deux regards qui se croisent; le coup de foudre, dit-on. Ou quelque chose avoisinant : l'effet d'un résultat d'élections lorsque le verdict tombe à 20h00. Observer les traits des gens devient alors plus enrichissant que de lire un pourcentage à l'unisson. Mais bon...
Voici une illustration littéraire, même si son recours est -j'en conviens-, un poil tiré par les moustaches de son auteur :

"Et le nom de Guermantes d'alors est aussi comme un de ces petits ballons dans lesquels on a enfermé de l'oxygène ou un autre gaz : quand j'arrive à le crever, à en faire sortir ce qu'il contient, je respire l'air de Combray de cette année-là, de ce jour-là, mêlé d'une odeur d'aubépines agitée par le vent du coin de la place, précurseur de la pluie, qui tour à tour faisait envoler le soleil, la laissait s'étendre sur le tapis de laine rouge de la sacristie et le revêtir d'une carnation brillante, presque rose, de géranium, et de cette douceur, pour ainsi dire wagnérienne, dans l'allégresse, qui conserve tant de noblesse à la festivité".
(M.P. Le Côté de Guermantes).
Oui donc, la propagation de l'Internet...

Écrit par : Léon | samedi, 22 mars 2008

Mais vain n'a jamais grisé...

OK! je vais me soigner...

Écrit par : pierrot la tombal | samedi, 22 mars 2008

Alors là, je mate la signature du post : benoît et pierrot deviennent confondants

Écrit par : Léon | samedi, 22 mars 2008

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