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  • Syrah

    Voici le début d'une chronique vins, anglée cépages, que j'assure désormais dans M, le mensuel du journal Le Monde. Elle est parue hier à Paris et parâit aujourd'hui en province. Lire aussi dans ce beau 3ème numéro, les papiers consacrés à Paul Andreu, Hokkaïdo et aux façons d'écrire la peinture AVEC les peintres...

    images.jpgSYRAH : LA PUISSANCE SEREINE
    Cépage emblématique des côtes du rhône septentrionales, originaire de Perse, éclatante en Australie, la syrah est une baie rouge de caractère qui adore le soleil et les sols pauvres.

    On l’appelle aussi sereine. Parmi les nombreux synonymes de la syrah, cépage phare des côtes du rhône septentrionales, il y a aussi shiraz, son nom australien –un continent où elle prospère, car elle se rit des fortes chaleurs, fait son miel des sols pauvres, résiste bien aux maladies de la vigne et sait vivre seule, à 100% dans la bouteille, même si elle excelle en se fiancant aux cinsault, grenache et autre mourvèdre. La syrah donne les grands vins de qualité intense et noble : côte-rôtie, cornas, hermitage, saint-joseph, palette, châteauneuf-du-pape. Généreuse et pas narcissique, la syrah est le cépage améliorateur par excellence. Elle servait jadis, les années pluvieuses, à relever les grands bordeaux en mal d’architecture et de profondeur. On appelait (ou chuchotait) cela « hermitager », en référence à l’appellation reine des côtes du rhône septentrionales, qui engendre les meilleures syrah du monde. Il n’est qu’à goûter un Gambert de Loche 2005 en sélection parcellaire, de la formidable Cave de Tain l’Hermitage, dans la Drome, laquelle produit aussi un cornas de haute volée : Arènes sauvages 2005, pour s’en convaincre. Aujourd’hui, certains hermitage et autres côtes-rôtie ne considèrent même plus les grands bordeaux comme des concurrents. Mais si ce cépage élégant, profond et puissant, à la robe grenat, pourpre et brillante, au nez de fruits noirs frais, d’épices douces, aux notes animales, de réglisse, de sous-bois, de tabac blond et de truffe, à la bouche dense, boisée, grillée, voire torréfiée, si ce cépage à la langueur savoureuse et pourvu d’une belle longueur fait corps avec la région du Rhône, il provient néanmoins du Moyen-Orient. D’où son nom, qui évoque la ville persane de Chiraz (Iran). Du pays d’Omar Khayyam, auteur sensuel des fameux « Ruba ‘iyat », le cépage a pris les bateaux phocéens, débarqua à Marseille et se plut immédiatement alentour. Les amphores grecques de Tain-l’Hermitage appuient ce qui n’est plus une hypothèse, même si Probus, empereur romain, l’aurait lui aussi rapporté d’Egypte, via Syracuse (sans jeu de mots), pour la donner aux Gaulois, avec le droit de cultiver la vigne en général... ©LM (la suite en kiosque!)

  • basquonneries

    DSCF6063.JPGreportage en pays basque intérieur.

    tout un programme, l'intérieur...

    surtout celui de ce pays.

    la tripe du sujet, zugarramurdi, urdax, derrière la rhune, en deçà de sare, de l'arraya (quel beau gâteau basque tu fais là, sébastien fagoaga!), de lastiry, du fantôme de popaul dutournier, de l'écho des pelotes contre le fronton, au-delà de l'arza mendi, d'iparla et même des vautours fauves qui planent en silence au-dessus des artisans de l'ardi gasna, et qui savent ce que nous, humains, ne saurons jamais.

    DSCF6072.JPGles oiseaux savent

    et planent

    en silence.

    somptueux dîners chez cédric béchade (l'auberge basque, à saint-pée : chambres sereines), claude calvet (ostapé à bidarray : nuit rare, petit-déjeuner de soleil), pintxos de fou au fuego negro à san seba, la gamba de goiz argi (à inscrire d'urgence au patximoine de l'humanitad de l'unescoloco), tapas classicas à la cepa et alentour, déjeuner DSCF6114.JPGgrrrand chez arrambide à saint-jean-pied-de-port (comme d'hab'), idem à oppoca et ithurria à aïnhoa, incursion intéressante chez philippe à biarritz, au kaïku de saint-jean-de-luz aussi, et la concha la nuit, devant le brouillarta, lorsque le clapot atlantique fait la pige à la méditerranée...

    DSCF6086.JPGun tiop de sagarno (cidre basque) à ostillopitz (sare) chez jean-élie, un tross d'ardi gasna chez maïté goni à saint-martin d'arrossa,

    les collines vertes qui mamellonent mieux que des seins adorés, une chapelle planquée à flanc de crête, derrière des hêtres qui se refont la cerise, en vert, la terrasse plus paisible (sans le flot des bagnoles qui vont aux ventas peio, lapitxuri, etc, acheter des asperges et des piquillos made in china sans le savoir) au café ezkurra perpendiculairement au fronton d'ainhoa (agur Yves!..), la tombe de roland barthes, à urt, juste aller-retour pour la photo (on est pas des DSCF6095.JPGboeufs), relire toulet au bar françois, à bayonne, se perdre les yeux dans le courant de la nive, se redire que sainte-barbe, à saint-jean-de-luz (bon, d'accord, l'intérieur devient ici largement extérieur, mais on n'est pas des veaux marins non plus) possède une vue qui permet, par beau temps (le cas, dimanche dernier) de réserver une tournée de txakoli au txantxangorri, à hondarribia (fontarrabie) quasiment à la voix,

    et

    se direDSCF6145.JPG

    demain

    ici

    je serai

    sûr,

    oui...