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Déon

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Je reprends la seconde édition de mon premier roman Chasses furtives, augmentée d'une préface de Michel Déon avec une certaine émotion, depuis que l'auteur des Poneys sauvages a disparu. Je lui dois d'ailleurs le Prix Jacques-Lacroix de l'Académie française que ce petit roman reçut à sa parution deux années avant cette réédition, laquelle date de 1995, comme je dois à un autre grand académicien disparu, Pierre Moinot, le second prix que le livre reçut (le même jour, d'ailleurs), le prix François Sommer. Il y  a eu une troisième édition depuis (*), et - imbécilement -  j'ai cru bon de ne pas y inclure cette préface. C'est con. Et je m'en veux, ce matin. J'ai relu également toutes les lettres que Déon m'a adressées depuis Old Rectory, Tynagh, Co. Galway (Irlande), au fil des années, ainsi que les quelques articles que j'ai pu écrire sur ses livres, en particulier Bagages pour Vancouver (pour Sud-Ouest Dimanche). Aussi, unephoto 2.JPG certaine mélancolie me saisit, et je revois par exemple Michel Déon dans ma voiture, une VW Polo noire, à Bordeaux, dans laquelle j'avais laissé Athos, mon griffon korthals, le temps long de notre dîner en tête à tête au Chapon fin, chez Francis Garcia, un soir de novembre 1987.

Le clébard fit une fête de tous les diables à Déon, lorsque celui-ci se glissa dans un habitacle enrichi de parfums capiteux à faire fuir toute femme, et tandis que je m'excusais pour l'enthousiasme débordant de mon sauvage à poil dur, Michel caressait le chien à qui mieux mieux tout en m'engueulant copieusement pour ne l'avoir pas amené au restaurant (nous nous étions retrouvés au Chapon fin et je le raccompagnais à son hôtel). Là-dessus, il ajouta que son invitation à venir chasser la bécassine sur ses terres irlandaises ne pourrait cependant pas se réaliser en compagnie d'Athos, pour des raisons de quarantaine dissuasives. Et il le regrettait pour lui, pas pour moi! Un souvenir parmi d'autres... L.M.

(*) Editions Passiflore, 2012.

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  • Superbe !

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