Kundera
Pléiadisé, immortalisé donc, voici Milan Kundera en deux volumes reliés plein cuir, mais sans appareil critique lourd et polluant. Rien que l'oeuvre, sans graisse : le romancier n'est qu'elle-même et rien d'autre. L'aversion de l'auteur de L'art du roman pour le biographique, l'interview, la trahison possible, est légendaire. Donc lire Kundera, et basta. S'interroger quand même sur l'incroyable minutie de cet auteur, sur son attachement maniaque à contrôler chaque mot, chaque signe de chacune des nombreuses traductions de chacun de ses livres, passant jusqu'à trois ans à réviser, retoucher l'une d'elles.