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vendredi, 01 juin 2007

Apesant'heure

Char dit que vivre, c'est s'obstiner à achever un souvenir. Et encore qu'il aime qui l'éblouit puis accentue l'obscur à l'intérieur de lui. Et aussi qu'il faut aller vers son risque. Air connu : Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront. N'est-ce pas?.. Cela va de soie. Avec un petit "e" au bout, pour mieux leurrer la truite de l'existence. L'essentiel demeure dans la lucidité, cette éprouvante blessure la plus rapprochée du soleil, qu'un Napolitain éclairé (Erri de Luca) sait appréhender (L'Isle sur la Sorgue est plus au Nord, ou moins au Sud du méridien de Greenwich de l'âme poétique) : "Montedidio". L'été, la lumière avance toute fraîche à ras de terre et s'élève ensuite pour allumer un four au-dessus de la ville... On dirait L'Eté de Camus, quelque chose comme ça, du grillé. A la manière des insectes qui grésillent dans Giono ou dans Carrière son disciple. Les heures chaudes. Impossibles. Une visite à l'improviste dans leurs pages incandescentes. Rafraîchissantes, aussi. Bref, le Sud me gagne et cette fucking pioggia sur Paris me gave, cette nuit, car elle n'a rien à voir avec une gargoulette...

Commentaires

Leon bonjour

C'est en suivant les pas d'un grand amis que je suis arrivé chez toi.Ta note sur René Char m'a interpellé , parceque c'est l'un des plus grands poètes que je lis régulièrement.

Amitiés

Mohamed du Maroc

Écrit par : Mohamed El jerroudi | mercredi, 06 juin 2007

Merci Mohamed "du Maroc"! Oui, le commerce littéraire que l'on entretient avec une montagne comme Char est un viatique. Il suffit, parfois, d'avoir ses poèmes sur soi pour pourvoir partir, loin...

Écrit par : Léon | samedi, 09 juin 2007

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