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  • Lorca

    medium_lorca.jpegMon père m'aurait fait ce cadeau à Noël. Je suis allé me l'offrir à sa place, cet après-midi. Les poésies complètes de Federico Garcia Lorca en Pléiade. Sans attendre. Noël n'existe pas. Ou plus de la même manière.

    Dès la première page (passée l'admirable introduction d'André Belamich, son meilleur traducteur, disparu il y a trois ou quatre mois), le premier poème de jeunesse, écrit en 1920 -Federico a 22 ans-, tout Lorca est là, comme dirait un critique littéraire qui se la pète (et ils sont légion). Extrait, en prenant du début : 

     

     

    Vent du Sud,

    Brun, ardent,

    Ton souffle sur ma chair,

    Apporte un semis

    De brillants

    Regards et le parfum

    Des orangers.

     

    Tu fais rougir la lune

    Et sangloter

    Les peupliers captifs, mais tu arrives

    Trop tard.

    J'ai déjà enroulé la nuit de mon roman

    Sur l'étagère!

     

    (...)