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  • Deathday

    J'écoute, fort, le dernier cd de David Gilmour, On an island, et je repense à "La Corrida du 19 avril" (1998)

    C'est la recherche du si lent silence du geste.
    C'est une danse profonde et noire, c'est une écriture, une calligraphie d'ombres.
    A chaque passe, le torero gagne un surcroît de soleil.
    La mort le frôle en signant le sable, le froid monte en lui et ligote sa parole...
    Le torero conjure cinq cents kilos de vent noir.
    Chaque passe est esquive et la mort n'est jamais feinte.
    Elle est blanche comme le lait maternel...

    (l'ouvrage est paru chez atlantica, et ses droits sont reversés à l'association vaincre le cancer)

  • Ce si lent temps

    " J'entends, ce soir, le lent ressac
    de la mer calme.


    Et distingue au loin
    mille petites lumières.


    Comme des lucioles qui diraient : "Bienvenue chez lui!".

    (...)


    J'entends, autour de moi, l'accent chantant et voluptueux.
    Presque inconnu. "

    C.L.

  • Elsa, Ileana, ...

    Sa voix rectifie la nuit

    et chasse les aspértités du monde.

    Son regard lave le jour de ses impuretés

    et dicte aux éléments leur lumière en indiquant le large.

    Un mouvement de sa tête secoue ses cheveux

    et réduit toutes les vagues de tous les océans

    au rang de danse diffuse et sage...