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  • Montaigne

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    Hier dans l'après-midi, j'ai lu le brillant opus, Adieu Montaigne, de Jean-Michel Delacomptée, admirable biographe libre (j'ai lu son Saint-Simon, La Grandeur, il y a peu : jubilatoire), dans le tégévé qui me ramenait chez moi depuis Paris où je me trouvais - à la sauvette - pour les premières délibérations du prix François Sommer au merveilleux Musée de la Chasse et de la Nature, puisque je fais partie du jury. Avant cela, je suis allé saluer le vieux Montaigne rue des Ecoles, face au Collège de France, place Paul Painlevé avec le splendide musée médiéval de Cluny en fond, où se trouve désormais un square Samuel Paty, victime d'un abject crime terroriste et auquel on rendait hommage dans les parages je suppose (je n'ai pas pris soin de vérifier où cela avait lieu) ; aussi le quartier était-il bouclé, il fallait montrer patte blanche aux CRS et la rue du Vieux Campeur était déserte, infiniment silencieuse. Je ne manque jamais d’aller rendre visite à la statue de l'auteur des Essais lorsque je reviens à Paris, sans flatter son pied droit doré par des milliers de mains touristiques, à l’instar des seins de Dalida sur le buste sculpté par Aslan, dans le XVIIIe. Ainsi ai-je sacrifié à un rite. Lorsque je vivais dans le quartier (treize ans rue Monge), le Ve, j'accomplissais cette forme de clin d'oeil avant d'aller musarder à la librairie voisine Compagnie, puis de pousser jusqu'à celle de Gibert. Une page du livre de Delacomptée figure un écart éblouissant de vérité que j'ai envie de reproduire en prime, ci-dessous. L.M.

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