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Les yeux du lièvre

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©David Cousson

Ils ont beau être globuleux, il ne voit pas mieux qu’un lapin. Rien n’échappe à l’un comme à l’autre.  Le lièvre est constamment aux aguets, mais pas davantage qu’une autre proie potentielle pour un rapace ou un renard. C’est un leurre de penser qu’il ne voit que sur les côtés et rien devant et que ce serait la raison pour laquelle il avancerait droit, et le lapin en zigzags. Cependant, à bon vent (lorsque celui-ci lui souffle derrière et que le lièvre avance par bonds), il suffit de se tenir totalement immobile et le lièvre vous approchera jusqu’à une distance très courte. Ainsi, ce matin, le long de la mare où je relevais les traces de chevreuils venus boire au cours de la nuit, un capucin sortit du bois d’aulnes et se dirigea vers moi, insouciant. Bien que je fusse à découvert et bien visible car peu mimétique, l'oreillard avança jusqu’à environ trois mètres de mes pieds. Je n’en crus pas mes yeux puis, soudain, virage du vent je ne crois pas, éclair d’instinct non plus, je pense plutôt qu’il ne reconnut pas cet arbre botté dans son paysage familier, il fit brusquement demi-tour et s’enfuit à la vitesse de l’éclair avant de disparaître en contrebas. L.M.

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©Marc Solari

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