lundi, 26 mars 2012

Poétiquement

images (6).jpeg26 mars : sixième anniversaire de ce blog.

Il n'y a pas que des auteurs de polars talentueux, dans le Grand Nord. Il y a aussi des romanciers et des romancières remarquables, comme Katarina Mazetti (je suis particulièrement heureux de son succès pour son petit éditeur Landais, Gaïa, auquel elle reste fidèle). Et il y a les poètes. Grands, ces poètes Norvégiens, Suédois, Islandais et Lapons. Le Nobel attirubé à Tomas Tranströmer a ouvert des portes de lecture. Ainsi, la précieuse collection Poésie/Gallimard publie-t-elle une petite anthologie au titre merveilleux : Il pleut des étoiles dans notre lit. Cinq poètes du Grand Nord : Inger Christensen, Pentti Holappa, Tomas Tranströmer (dont on retrouve l'essence de Baltiques, son oeuvre quasi complète, déjà évoquée dans ces pages), Jan Erik Vold et Sigurdur Palsson. Concoctée par André Velter (par ailleurs poète lui-même et directeur de la collection), elle élargit notre champ poétique. Ici, la nature tient une place forte et l'hiver y est une saison aussi belle que le printemps dans les haïkus Japonais. On en redemande. En revanche, Marin à terre, images (1).jpegdu grand Rafael Alberti, qui paraît également dans cette collection, déçoit un peu; à la manière d'un fonds de tiroir. Certes, la voix est là, mais jamais puissante, comme elle peut l'être dans par exemple, D'Espagne et d'ailleurs (Le Temps des cerises). Un recueil agréable toutefois. Folioplus/Classiques a la bonne idée de publier une anthologie sur le thème de l'émotion -le plus souvent amoureuse. Poèmes pour images (2).jpegémouvoir réunit des classiques de la poésie lyrique, de Christine de Pisan à Michel Houellebecq, en passant par Louise Labé, Ronsard, Du Bellay, Théophile de Viau, Marceline Debordes-Valmore, Baudelaire, Lautréamont, Mallarmé, Segalen... Et, plus près de nous, de Cendrars à Césaire en passant par Supervielle, Senghor, Char, Beckett, Jaccottet ou encore Artaud et Tzara;  qui nous dit avec délicatesse, les larmes dans la littérature, et le paysage romantique comme chef-lieu des émotions. images (3).jpegL'ensemble est beau et bon comme un bouquet de pivoines que l'on s'apprête à offrir, ou bien un verre de sancerre bien frais que l'on saisit, à une terrasse ensoleillée dans les cordages d'un poème -justement. Du côté de La Table ronde, voici un cadeau comme on les aime énormément : l'intégrale des haïkus de Bashô, le maître incontesté du genre. En bilingue et dans une présentation en bichromie subtile et élégante. Un livre de garde, comme on le dit des grandsimages (4).jpegimages (5).jpeg bordeaux, intitulé Bashö. Seigneur ermite. Il y a aussi le nouveau recueil de Jean-Claude Pirotte, Ajoie, toujours aussi tendre et enjoué à la fois, amical et un rien mélancolique, auquel le titre d'un nouveau recueil de Valérie Rouzeau, Vrouz, semble faire écho, avec ce jeu de mots très contemporain, comme le sont ses poèmes à dire, si ceux de Pirotte sont souvent à boire...

18:23 Publié dans Livre, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

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