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  • Le bistrot du dimanche

    Voici venu le temps des anecdotes, sur ce blog...

    Dimanche dernier, j'étais invité à participer à l'émission de radio de Jean-Luc Petitrenaud sur Europe 1, Le Bistrot du dimanche, au motif que son sujet portait sur le Pays basque culturel et gourmand (il me semble avoir désormais une étiquette vert et rouge collée sur le front : je suis devenu le-gonze-du-sud-ouest de service. Cela n'est pas déplaisant). Sur le plateau, il y avait notamment mon pote Jean Brana, vigneron, et cela se passait au Troquet, chez Christian Etchebest (Pairs 15 ème). On m'a téléphoné et je suis intervenu à distance. A la fin de l'émission, hors-antenne, on m'a remercié, on m'a souhaité une bonne journée dans mon Pays basque, en ajoutant que la prochaine fois, on me ferait "monter" à Paris... Or, je vis à Paris depuis seize ans ce mois-ci, et cette participation s'est faite à quelques arrondissements d'écart. Comme quoi, il y a des étiquettes qui vous enracinent là où vous ne faites que revenir. Il ne me fut pas difficile de voir un signe dans cette méprise... 

  • Great Fitz

    Bien que je préfère, et de loin, Tender is the night (Tendre est la nuit), je m'interroge sur le bien fondé d'une nouvelle traduction de The Great Gatsby (Gatsby le magnifique), devenu d'ailleurs Gatsby tout court dans cette nouvelle version donnée à POL par Julie Wolkenstein. Celle de Jacques Tournier (il retraduisit l'essentiel de F.Scott Fitzgerald dans les années 1985 pour Belfond, avec notamment le délicieux Love Boat et autres nouvelles...), m'apparut salutaire à l'époque et taillée pour la route (il m'était impossible de lire Gatsby dans la précédente traduction, de même que je n'ai encore jamais réussi à finir Le vieil homme et la mer en français à cause de la plus horrible, indigne, déplorable, nulle, des traductions du monde, signée Jean Dutourd! Mais il y aurait beaucoup à écrire sur les traductions... Une autre fois). Je n'ai fait que feuilleter le Gatsby nouveau, je ne peux pas en dire grand chose, n'ayant pas eu l'audace d'attraper une autre traduction du livre chez le libraire et de me livrer à un test comparatif... Mais, en tant qu'ex-éditeur, je me demande s'il ne s'agit pas tout bonnement d'une vieille ficelle opportuniste : On m'annonce un film à gros budget, remake du Great Gatsby magnifiquement interprété par Robert Redford en 1974, avec, cette fois, Leonardo DiCaprio dans le rôle titre. A la sortie du film, il suffira d'ajouter une jaquette au livre traduit par Wolkenstein, avec l'affiche du film en photo -oui, plein cadre et tu me mets le titre en défonce, coco... Sauf que Fitz étant tombé dans le domaine public, la traduction de Tournier pourra subir le même maquillage. Mais bon, ces détails marchands n'ont aucun intérêt.