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  • Dans la Revue du vin de France

    Parue ce matin (notule de Michel Dovaz) :

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  • Whiskies des îles du Nord

    Dans L'Express qui paraît ce lundi, un papier (ci-dessous) à propos des  single malt des îles Skye et Orcades (reportage effectué en juillet dernier). Dossier Flacons de fêtes, piloté par Philippe Bidalon.

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    L’Express / 16 novembre 2015

    SCOTCHS DE L’EXTRÊME

    Dans les îles du grand nord de l’Ecosse, Skye à l’ouest et les Orcades à l’Est, les single malt sont salins, tourbés, fumés, et au caractère plus ou moins puissant. Découverte.

    Par Léon Mazzella

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    C’est selon. Sur ces îles d’une beauté sauvage et pure, propre à aimanter durablement le voyageur le plus rétif, les whiskys sont forts en gueule comme la voix de granite d’un pêcheur de harengs de haute mer, aguerri aux éléments les plus hostiles. Un reliquat d’esprit viking souffle l’île l’île de Skye, « l’île des brumes », en Gaélique, la plus grande de l’archipel des Hébrides (intérieures), longtemps placé sous domination norvégienne. Une seule distillerie y règne encore sans partage* : Talisker. Sur une terre de Clans qui se sont longtemps affrontés depuis l’aube de l’humanité, les McLeod étant ici les plus puissants, une situation monopolistique a de quoi décontenancer les va-t’en-bagarre, « just for sport ». Talisker, sise à Carbost, fut fondée en 1830. Propriété du groupe anglais Diageo, qui possède notamment la mythique bière irlandaise Guinness, les bourbons Bulleit, et des monstres comme Johnnie Walker, J&B, ou encore les superbes Cardhu, et Dalwhinnie, met l’accent, avec ses single malt tourbés, au caractère iodé, voire « algué », salé volontairement - et assumé, sur des produits épicés, puissants, qui ne laissent aucun consommateur indifférent. Talisker fait réfléchir et stoppe, un instant, toute conversation. C’est un signe. Sa gamme (lire encadré), est « rough » : elle vivifie l’esprit. Elle est l’expression de la sauvagerie indomptée, sauf dans votre palais. Un voyage, en somme…

    Dans un gant de velours

    Avec Scapa, sur Orkney, l’île principale des Orcades, nous sommes déjà loin de Skye. C’est la plus septentrionale de l’Ecosse, sise en terre Viking assurément. Nous touchons ici à la grâce, à la douceur, à l’apprivoisement souverain, lequel semble se moquer des éléments pourtant tout aussi hostiles qu’à Skye, sur ces Orcades insolentes de beauté féline et fatale, mais qui possèdent un surcroît de délicatesse paysagère, mamelonnée, suave, sensuelle – ceci à la seule lecture d’un paysage qui invite à pêcher la truite à la mouche sèche en lac, et à chasser les limicoles, si nombreux sur l’île principale de cet archipel éclaté en une multitude d’îlots au relief déchiqueté, avant de boire le scotch du soir. Kirkwall est l’épicentre de l’archipel. C’est là que le voyageur atterrit. La distillerie, propriété du groupe Pernod-Ricard, porte un nom qui invite à l’évasion, à « s’échapper ». Un verre suffit. Surtout de l’emblématique 16 ans d’âge, à la douceur confondante, voire « rassemblante », œcuménique, propre à réconcilier tous les amateurs de whisky suave, qui – pour un jeu de mots, vous écharpe davantage qu’il ne vous échappe. Fondée en 1885, la distillerie (depuis laquelle nous pouvons voir voler les huîtriers-pie, et autres courlis cendrés, tout en dégustant), propose depuis quelques semaines à peine, un nouveau whisky phare, empreint d’une douceur régressive, et qui semble vouloir assagir les éléments ambiants, comme on coupe le son d’un geste. Ce nouveau frère du célèbre 16 ans, nommé Skiren, aux accents de Bourbon, est un scotch réconciliateur entre tous.

    Un mot, pour finir, sur la seconde distillerie d’Orkney, car elle est d’une infinie discrétion. Elle se nomme Highland Park, et propose en particulier un 25 ans d’âge remarquable. Comme quoi, sur ces îles du grand nord écossais, des palettes s’expriment en toute liberté, et signent le caractère protéiforme d’une zone qui vous attache. Et c’est ainsi que les îles sont à l’ancre… L.M.

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    *Une seconde distillerie pourrait cependant y voir prochainement le jour, qui répondrait au nom de Torabhaig. A suivre.

     

    Notes de dégustation :

    Talisker Skye. Ce single malt délicatement tourbé, excelle sur le saumon cru. Notes d’orange à la fois amère et confite, de poivre noir, de gros sel, de fumée franche et de bois neuf mêlées – en plus de cette touche finale de caramel mou, qui semble vouloir excuser la rudesse des éléments.

    Port Ruighe, de Talisker, subit une double maturation en fûts de Porto, qui produit des notes de fruits rouges, en plus du fumé et du iodé caractéristiques de la marque.

    Talisker Storm porte bien son nom. Tempétueux, en plus d’être fumé et iodé comme ses frères, il est miellé et surtout épicé (poivre) et d’une belle puissance.

    Scapa 16. Comme une main de fer dans un gant de velours. Un single malt « under control ». A peine tourbé, et avec ses accents de tarte Tatin, de gingembre, de clémentine, de miel de bruyère, la fameuse bouteille « 16 » est une référence insulaire.

    Scapa Skiren. Notes miellées, fruitées, voire cacaotées en fin de bouche. Un accent d’Irish whiskey, une douceur briochée, fruitée (poire), et saline aussi. Un futur whisky de synthèse qui devrait connaître un grand succès auprès d’une clientèle jeune, attentive, exigeante.

    Highland Park 25 ans : Scotch singulièrement tourbé sans être envahissant. Les arômes subtils, floraux, fruités, surnagent ici comme par enchantement.

    L.M.

  • Signature le 19 au Bistrot Papillon

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    6, rue Papillon, 75009 Paris.

     

  • Dans La Dépêche du Midi d'hier

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    Papier initialé J.-M. L. S.

  • Signature

    Confirmez (par téléphone) si vous venez. On mangera et on boira bon. Basque et bon.

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