Onirio
Onirio. C'est le nom rêveur de la nouvelle capsule de Nespresso. Elle est d'un blanc ivoire, nacré même, redoutablement chic et le café est d'une douceur rare. Velouté, enveloppant, suave, ce café éthiopien possède des flaveurs insoupçonnables de fleurs blanches comme le jasmin, lesquelles nous éloignent du café stricto sensu pour nous inviter dans un palais des Mille et une nuits. A l'instar d'un thé rare, Onirio invite à la conversation déliée sur le tapis, l'après-midi. Ce café onctueux, presque crémeux, est néanmoins dense, puissant même -mais à la manière d'une danse du ventre : c'est le regard de celle qui expose ses hanches qui retient davantage l'attention que sa houle renversante. Nespresso suggère d'adjoindre Onirio à des recettes à base d'agneau, ou de cabillaud, ou encore de poire, dans lesquelles coriandre, sésame, gingembre, soja et cardamome augmentent le caractère oriental de ce café singulier. Rimbaud n'est pas très loin... (0,37€ par étui de 10).
Mon père se plaisait à dire ceci : my taylor is rich : méthode Assimil. My taylor is poor : méthode à 2000... Là, c'est plus rugueux, puisque Liz vient de franchir le grand pont. La chatte sur un toit brûlant se maria huit fois, dont deux avec Richard Burton. Liz, inoubliable dans Reflets dans un oeil d'or, davantage que dans l'insipide et coûteux Cléopâtre, restera un regard avec deux yeux sublimes, des cheveux aile de corbeau, un corps à se damner -à ses débuts avec Mankiewicz, ou bien aux côtés de Rock Hudson. Ma mémoire la voit malheureusement en moon boots en plein été, dans une chaise roulante poussée par un gigolo bodybuildé et à la dentition gibbsée, elle a les bras chargés de caniches roses écervelés avec des noeuds dans les poils de leur tête conne. C'est dommage. C'est pourquoi je colle plutôt cette photo-ci (sexy).