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  • JG, je m'interroge


    Gracq, écrivain tantrique?
    Gracq était un guetteur pusillanime qui observait au-delà, tapi en deçà. Occupé à sa phrase qui gouvernait seule la possibilité d’une action libératrice ; un dénouement. S’il avait le goût du risque calculé, il lui manqua l’audace de  franchir ce pas au-delà qui l’aurait propulsé dans l’arène du monde et du vivant. Au lieu de quoi Julien Gracq fut l’écrivain du regard scrupuleux et de la rétention. Il fut résolument l’écrivain du désir. Et plus encore de cette incapacité à se résoudre à sortir, non pas de sa réserve mais du lit du pensionnat. J’en reste convaincu. Gracq n’aura jamais pu affronter l’inconnu de ce dortoir qu’il maintînt à distance respectable. Et sa vie sociale tout entière fut le prolongement de ce choc à la fois fondateur  et déconstructeur. Le hiératisme de Gracq tiendrait finalement davantage d’un banal défaut de courage que d’une ascèse admirable et exemplaire car naturellement consentie. Sans doute est-ce pourquoi il vénérait  « Les aventures du capitaine Hatteras ». Elles flattaient à l’envers son impuissance à agir. L’action dans son œuvre est toujours à venir. Comme le livre de Blanchot, le silence de Jabès, la musique tue mais si sonore de Bergamin et les chemins qui ne mènent nulle part de Heidegger. Il est l’anti-Char de l’éclair me dure et qui était du bond (Un Char d’action). Gracq ou l’immobilité seulement mue par les tourbillons et les remous de l’Evre et de la Loire à ses bords ? –Chi lo sa ?


  • after JG

    Voici quelques liens pour ne pas perdre le contact. Voir aussi le site officiel de JG (celui de son éditeur de toujours, José Corti), qui figure dans les "sites amis" de ce blog.

     

    http://lauravanel-coytte.hautetfort.com/julien_gracq/

    http://fr.wasalive.com/fr/julien+gracq

    http://www.republique-des-lettres.fr/10226-julien-gracq.php

    http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3260,50-992797,0.html

    http://afterjuliengracq.blogspot.com/2008/01/lon-mazzella-dans-liberation.html

     

    Les obsèques civiles de l'auteur du "Rivage des Syrtes" se sont déroulées à Montreuil-Juigné, près d'Angers, où il est décédé samedi 22 décembre dernier à l'âge de 97 ans.

     

     

    L'écrivain Julien Gracq a été incinéré, jeudi 27 décembre, au crématorium de Montreuil-Juigné (Maine-et-Loire), près d'Angers. Ses obsèques étaient simplement civiles, selon l'avis publié dans la presse locale. En effet, ses proches ont indiqué que l'auteur du "Rivage des Syrtes" ne se préoccupait pas de l'au-delà. Ses cendres seront déposées dans une tombe dans le cimetière de son village natal, Saint-Florent-le-Vieil.
    Depuis des années, Julien Gracq vivait retiré dans sa maison familiale de Saint-Florent-le-Vieil. Il est mort samedi, à l'âge de 97 ans, à l'hôpital d'Angers où il avait été transporté après un malaise. (source : nouvelobs.com dont je vous invite à consulter l'admirable DOSSIER JULIEN GRACQ : lien http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/24/mort-de-julien-gracq)

     

  • JG, suite

    André Breton, L’Amour fou. "J’aimerais que ma vie ne laissât pas après elle d’autre murmure que celui d’une chanson de guetteur, d’une chanson pour tromper l’attente. Indépendamment de ce qui arrive, n’arrive pas, c’est l’attente qui est magnifique." Jamais la phrase de Breton, le découvreur, l'ami et maître de Gracq, n'a été aussi nécessaire.

  • JG, 27/07/10 - 22/12/07

    J'aborderai les rivages du sujet à mon retour de la montagne et des côtes du Pays basque espagnol; dans quelques jours.

    Trop important.