La radicalité de la nuance
c'est de camus (le titre), et cela m'évoque cette ambiance consommatrice, du tout jetable, du rien réparable.
l'esprit vient à dérailler, une fois, fort : il est condamné.
pas le temps.
l'écoute et le pardon ne sont plus de ce monde.
comme notre corps s'enveloppe de protections, par couches,
la pensée est sous emballage.
viande sous cellophane, paroles lisses, absence d'aspérités.
absence.
pensée monolithique.
la migration des gnous...
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j'écoute "cécile" de nouganougayork.
en boucle.
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l'ami saber, qui ne dort pas la nuit parce qu'il pense à socrate, m'a dit ce soir : "lorsque je n'ai pas d'idées, j'ai des boutons".
et c'est vrai (pour les boutons)...
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je feuillette le "dictionnaire des mots de la cuisine", de guy martin (seuil).
un dico salutaire : on y trouve la panade et la balance, le parfait et la caroline, la julienne et la nonpareille, le tant-pour-tant et le sot-l'y-laisse.
rien que ça, déjà, et l'humanité refait surface.
la gastronomie, alliée à la littérature, est encore capable de nous sauver.
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(photo : "Les Poulains", par © P.Plisson)
C’est un coin de verdure situé dans le nord-est de la presqu’île du Cotentin, où il fait bon passer un week-end. Tranquille, loin de la torpeur. Balade en Val de Saire.

Les bateaux de pêches sont fatigués, rouillés mais fiers. Les filets s’amoncellent sur le quai. À la terrasse d’un restaurant, des gens vous hèlent en vous invitant à partager l’apéro. Au Café de France, il y a une atmosphère Amsterdam (la chanson de Brel), les marins jouent de leurs larges paluches, au 421 ou aux dominos, et les pintes de bière défilent au pas de gymnastique.
